__Notre Dame à Arnaud-Guilhem

 

 

 

 

 

___Notre Dame d’Artiguehente   (voir aussi plus bas)

 

 

 

 

____Notre Dame de Brouls  (Le Père Baron conseiller des futures religieuses à Arnaud-Guilhem)

 

 

_____Notre Dame de l'Etoile   (Lestelle. ND des Sept Douleurs. Cartulaire bonnefont 385, annee 1256)

 

 

______Cathedrale Ste-Marie de Comminges  (ST-Bertrand consacra le diocese a Marie, donna de vastes terres aux  pauvres, crea les sauvetés. Le Cardinal Pierre de foix ’’le 1er  obtint d’un concile un acte officiel et favorable a l’immaculée conception alors qu’a cette epoque chose curieuse la ville et le château de lourdes appartenait a sa famille ; lourdes où la vierge affirmait a bernadette, 3 siecles plus tard « je suis l’immaculée conception » Lettre du pere irenée d’aulon, archives vaticanes’’. Abbé de Bonnefont puis Evêque, Jean de Mauléon commanda les boiseries du Choeur, joyaux de la Renaissance représentant la vie de Ste-Anne et St-Joachim notamment)

 

un rappel de l’élan marial dans la 1ère partie de ce siècle (louis XIII), autour d’Arnaud-Guilhem

 


En complément des recherches de Mr l’Abbé Alphonse Dumail nous exposons les éléments suivants :

A Cassagnabère, en la chapelle de ’la Vierge miraculeuse’ d’Artigueheinte, les dévotions au Coeur transpercé de Marie et à Ste-Anne ont pu exister dès le XVIIème siècle, se perpétuer et préparer l’avènement de celles des Sacrés Cœurs d’Arnaud-Guilhem. Tout autant se perçoit l’image de fête de l’exaltation de la Ste-Croix qui précède, annonce celle du Cœur Douloureux de Marie ici Reine. Ces lieux, et Lestelle ont aussi en commun d’avoir relevé du temporel de l’abbaye de Bonnefont [Cartulaire, 228 Artigueheinte (année 1209), 263 Cassagnabère (1225)]. 

 

Nous complétons la transcription par le Père Dumail, du texte de la gravure ci-contre, commençant ainsi :

 

__"La Vierge Miraculeuse"

 

                        "Il y a, en France, une chapelle nommée Notre-Dame d'Artigue-Hente, dans l'évêché de Comminges, On y célèbre des messes tous les jours pour les bienfaiteurs et pour les âmes des confrères décédés. Il s'y fait journellement quantité de miracles, les aveugles, les sourds, les paralytiques et les boiteux y trouvent une parfaite guérison et les femmes enceintes du soulagement, y ayant la foi seulement et disant 5 Pater et 5 Ave Maria tous les jours en se levant et en se couchant. Ceux qui porteront sur eux des reliques qui ont touché la Sainte Vierge auront sept ans d'indulgence"…

      COMPLEMENT (NON DEFINITIF) :

Et s'ils sont confessés ils obtiendront la rémission de tous leurs péchés. Les (h ?)êtres/bêtes ? louches n'auront aucun pouvoir sur eux. Le X (20?) de Mars 1648 (43 ?) il s’y trouva une assemblée de 50 ? processionnaires pour demander à Dieu par son (cette vierge miraculeuse) intercession qu'il nous accorde la paix et la tranquillité du R (oyaume ?)   c (omme ?) il paroit (et parce ?) que nos prières ont été exaucées on vous prie de dire un pater et un ave pour le Roi la Reine et toute la famille royale et pour Louis Treize nostre Roi ? tréspassé.     A Paris ... et le X ? de Aoust ? mil six Ct (cent) quarante/cinquante ? trois ?

 

 

Un essai d’interprétation du symbolisme de l’image en fonction des dates :

 

__Le regard de Saint Vincent de Paul  au  plus  près  du ’côté  ouvert  du  Christ’,  du ’’calice’’  emblème de ‘‘l’ Inépuisable Charité qui produit encore les élus’’ (selon Sœur du Bon Pasteur). Le saint nous a légué d’innombrables fondations de charité. Il est patron universel de toutes les œuvres charitables (Léon XIII).

Histoire universelle de l’Eglise Catholique par l’Abbé Rohrbacher, Tome 25  page 428 :

Quatre personnes composent le conseil de conscience de la Reine Anne d’Autriche, régente le 13 mai 1643 : « Le cardinal Mazarin, le chancelier Seguier, Charton grand pénitencier de Paris et Vincent de Paul ; ce dernier en fut établi le chef. »

« …10. Il s’agit encore ici du Conseil de Conscience que Collet appelle plus haut Conseil du roi… »

 www.jesusmarie.com/vincent_de_paul_coste_15.htm

Synchronismes, 1648 : année de la Fronde parlementaire mais aussi de la victoire dans la guerre européenne.

 okappes.free.fr/KSpip/article.php3%Fid_article%3D17

perso.orange.fr/l.histoire.en.kit/30%2520ans/chronologie%25201618-1648.htm

1648 :  « après avoir rendu un culte liturgique au Saint Coeur de Marie »  

 www.sitedemarie.com/SACRE COEUR.htm

 

__La présence royale, par le Christ et Marie (diadèmes, croix fleurdelisée) par sa lieutenance : Les couronnes de Louis XIV de sa mère et, en retrait celle de son frère Philippe réfèrent aux différents vœux, actions de grâce de Louis XIII pour le royaume [consécration du royaume à Marie et processions du 15 août (voeu initié par Richelieu après l’affaire de Corbie, renouvelé notamment en 1667 par Louis XIV (1) à Cotignac lors de l’inhumation du coeur de frère Fiacre), construction de Notre Dame des Victoires, du Val de Grâce (Anne d’Autriche, pour la survenue du Dauphin attribuée cependant par des neuvaines), voeux pour la paix…].

(1) Selon le Vœu de Louis XIII. Son fils ’Dieudonné’ a t-il eu connaissance des messages pour son temps ? Après l’élan marial des 1ères décennies, les demandes de Notre Seigneur à l’adresse de Louis XIV Dieudonné, ’Roi Soleil’ (par Ste-Marguerite Marie)  _consécration du royaume de France au Sacré Cœur de Jésus  _un sanctuaire du Sacré Coeur  et autres requêtes n’eurent pas les suites escomptées par le Ciel dans ce siècle.

Le 17 juin 1689, un siècle jour pour jour avant la Révolution, le Christ se révéla à Sainte Marguerite-Marie Alacoque :

"Fait savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur [Louis XIV] que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la Sainte Église. Mon Père veut se servir du Roi pour l'exécution de Son dessein, qui est la construction d'un édifice public où serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la France".

Voir aussi :

Rianjo, Août 1931, le Seigneur se plaignant, dit à Sœur Lucie sur la consécration de la Russie :

"Ils n'ont pas voulu écouter ma demande. Comme le Roi de France, ils s'en repentiront, et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église : le Saint-Père aura beaucoup à souffrir".

www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/chrono_d3.html

 

__A droite sur le toit, la Cour ou la noblesse devançant frère Fiacre et Mazarin devant les cyprès (arbre de l’immortalité).

 

__A gauche sur le toit le Tiers Etat, un personnage féminin et le bras séculier : armée, maison du roi en la personne d’un mousquetaire Charles de Batz d’Artagnan (l’uniforme n’existe pas encore à cette date. Charles naquit au château de Castelmore à Lupiac distant de 70km environ de Cassagnabère. Il sera capitaine en 1655). Il nous regarde, le bon peuple, en protecteur victorieux, jovial. La liesse sur son visage est aussi exultation révérence action de grâce en communion avec les processionnaires.

« Abrégé chronologique et historique de l’origine, du progrès, et de l’état actuel de la Maison du Roi et de toutes les troupes de France [...]. Liège, Everard Kints, 1734-1735. 3 volumes, par LE PIPPRE de NOEUFVILLE… mémoires de Mr de Puisségur. NDLR : de ce récit, nous pouvons essentiellement dire que les fameux uniformes des Mousquetaires... n’ont pas lieu d’être, et en tout cas pas en 1642 ! »             gentilshommesbrette.free.fr/article.php3%3Fid_article%3D48    

« les mousquetaires sous Louis XIII n'avaient pas d'uniforme : le mousquet était fourni par la couronne, mais l'habillement était à leur charge (donc variable selon leur fortune personnelle… »

fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Oracle/semaine_44_2005

 

__A gauche sur le parvis la procession, le Clergé, des Chanoines du chapitre cathédral de Sainte-Marie St-Bertrand de Comminges, et de la collégiale de St-Pierre St-Gaudens (jeune martyr local) entourant l’Evêque de Comminges Mgr de Choiseul Praslin ; pour notre édification beaucoup regardent aussi vers nous, comme le Christ et sa Mère, laissant présager des bénédictions protections divines qui récompensent l’engagement l’offrande. Cet Evêque demandera les statuts de la confrérie de Notre Dame d’Artiguehente en 1662.

Notons que les Evêques du Comminges avaient résidence l’été à Alan commune voisine ; en 1632 la Vierge y était apparue à Madeleine Serre, 12 ans. Un Trappiste du diocèse de Sèze, Pierre Cathieny, construisit en 1688 le sanctuaire demandé, dédié à Notre Dame de St-Bernard, du nom de l’ordre religieux de ce frère :  il s’y trouve une chapelle de Notre Dame des 7 douleurs et à proximité, une statue de Marie, également des 7 douleurs qui surmonte une fontaine miraculeuse.

 

__A droite sur le parvis, les gages divins les miraculés, un mousquetaire, un personnage féminin.

 

__Nous sommes sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, des pèlerins pénitents, le Christ adosse la tête à une coquille. Le bras droit de la croix est orné de l’initiale Y de ‘Yahvé’ et de son attribut, l’œil (entre le bras et la tête du Christ). Tout le bois de la croix est constellé des cœurs des âmes rachetées ; les Sacrés Cœurs semblent se distinguer au sommet. Une flamme du ciel qui vient se ramifier (en trois touches) sur le bras de la Victime pourrait rappeler l’Esprit et compléter l’image de la Sainte Trinité. Le Ciel d’orage semble indiquer les quinze heures quand Jésus remit son âme au Père pour notre rédemption. La base de la croix aurait l’empreinte du bon larron (vérifier l’original) ; une ou deux têtes se perçoivent au pied du Seigneur.

 

La chapelle d’Artigueheinte abritait les statues de St-Pierre, de Ste-Anne et une piéta surmontée d’une colombe de l’Esprit Saint et ornée du Coeur transpercé de Marie, à sa base. Rapportés en 1843 cette piéta comme le portail, datant du XVIème, proviennent de l’église du village (Cassagnabère) ; au centre du bourg s’élève une Montjoie du XVème, classée, où figurent « une piéta… Jésus crucifié entre les deux larrons, Marie et St-Jean au pied de la croix. »  Voir ’’Eglises et Chapelles de la Haute-Garonne, Le Canton d’Aurignac’’ par Jean ROCACHER et l’AREC 31, pages 123 à 138. Les processions furent maintenues jusqu’en 1952. L’Association locale ’RAMEFORT’ s’occupe de restaurer l’édifice et devrait être joignable par la mairie.

 

 

 

 

 

 

 

Tout dernier encouragement, témoignage de Mr l’Abbé Dumail .

Lettre du 26 octobre 2002 (Archives privées)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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