___Notre Dame
d’Artiguehente (voir aussi plus bas)
____Notre
Dame de Brouls (Le Père Baron conseiller
des voyantes)
_____Notre Dame de l'Etoile (Lestelle. ND des Sept Douleurs. Cartulaire bonnefont 385, annee
1256)
A
Cassagnabère, en la chapelle de ’la Vierge miraculeuse’ d’Artigueheinte,
les dévotions au Coeur transpercé de Marie et à Ste-Anne ont pu exister dès le
XVIIème siècle, se perpétuer et préparer l’avènement de l’Oeuvre des Sacrés
Cœurs d’Arnaud-Guilhem. Tout autant se perçoit l’image de fête de l’exaltation de la Ste-Croix qui
précède, annonce celle du Cœur Douloureux de Marie ici Reine. Ces
lieux, et Lestelle ont aussi en commun d’avoir relevé du temporel de l’abbaye
de Bonnefont [Cartulaire, 228 Artigueheinte (année 1209), 263 Cassagnabère
(1225)]. Voir __Plénitude de l'Esprit Saint à Arnaud-Guilhem et __Hâter le
salut, du monde sauver l'humanité [*].
« …
Sachez que si la France du XVII ème siècle avait été moins hostile à ma tendresse(1),
si elle avait reçu le Salut que je lui offrais et qu’elle eût accepté mon divin
Cœur, je n’aurais pas appesanti sur elle le bras de ma justice… » NDAG
171 Voir __Suppliques
à la France, à Mgr de Toulouse
Nous complétons la transcription par Alphonse Dumail du texte de la gravure ci-contre, commençant ainsi :
"Il y a, en France, une chapelle nommée Notre-Dame d'Artigue-Hente, dans l'évêché de Comminges, On y célèbre des messes tous les jours pour les bienfaiteurs et pour les âmes des confrères décédés. Il s'y fait journellement quantité de miracles, les aveugles, les sourds, les paralytiques et les boiteux y trouvent une parfaite guérison et les femmes enceintes du soulagement, y ayant la foi seulement et disant 5 Pater et 5 Ave Maria tous les jours en se levant et en se couchant. Ceux qui porteront sur eux des reliques qui ont touché la Sainte Vierge auront sept ans d'indulgence"…
COMPLEMENT (NON DEFINITIF) :
Et s'ils sont confessés
ils obtiendront la rémission de tous leurs péchés. Les
(h ?)êtres/bêtes ? louches n'auront aucun pouvoir sur eux. Le X (20?)
de Mars 1648 (43 ?) il s’y trouva une assemblée de 50 ?
processionnaires pour demander à Dieu par son (cette vierge miraculeuse)
intercession qu'il nous accorde la paix et la tranquillité du R (oyaume ?) c (omme ?) il paroit (et parce ?)
que nos prières ont été exaucées on vous prie de dire un pater et un ave pour
le Roi la Reine et toute la famille royale et pour Louis Treize nostre
Roi ? tréspassé. A Paris ... et
le X ? de Aoust ? mil six Ct (cent) quarante/cinquante ?
trois ?
Un essai d’interprétation
du symbolisme de l’image en fonction des dates :
__Le regard de Saint Vincent de Paul au
plus près du ’côté ouvert du Christ’, du ’’calice’’ emblème de ‘‘ l’ Inépuisable
Charité qui produit encore les élus’’ (NDAG 057/ 59). Le saint nous a légué
d’innombrables fondations de charité. Il est patron universel de toutes les œuvres charitables (Léon XIII).
Histoire
universelle de l’Eglise Catholique par l’Abbé Rohrbacher, Tome 25 page 428 :
Quatre
personnes composent le conseil de conscience
de la Reine Anne d’Autriche, régente le 13 mai 1643 : « Le cardinal Mazarin, le chancelier
Seguier, Charton grand pénitencier de Paris et Vincent
de Paul ; ce dernier en fut établi le chef. »
« …10. Il s’agit encore ici du Conseil de
Conscience que Collet appelle plus haut Conseil du roi… »
www.jesusmarie.com/vincent_de_paul_coste_15.htm
Synchronismes, 1648 : année de la Fronde parlementaire mais aussi
de la victoire dans la guerre européenne.
okappes.free.fr/KSpip/article.php3%Fid_article%3D17
perso.orange.fr/l.histoire.en.kit/30%2520ans/chronologie%25201618-1648.htm
1648 : « après avoir rendu un culte liturgique
au Saint Coeur de Marie » www.sitedemarie.com/SACRE COEUR.htm
__La présence royale, par
le Christ et Marie (diadèmes, croix fleurdelisée) par sa lieutenance : Les couronnes de Louis XIV de sa
mère et, en retrait celle de son frère Philippe réfèrent aux différents
vœux, actions de grâce de Louis XIII pour le royaume [consécration du royaume à
Marie et processions du 15 août (voeu initié par Richelieu après l’affaire de
Corbie, renouvelé notamment en 1667 à Cotignac lors de l’inhumation du coeur de
frère Fiacre), construction de Notre Dame des Victoires, du Val de Grâce (Anne
d’Autriche, pour la survenue du Dauphin attribuée cependant par des neuvaines),
voeux pour la paix…].
(1)
Après l’élan marial des 1ères décennies, les demandes de Notre Seigneur à
l’adresse de Louis XIV Dieudonné, ’Roi Soleil’ (par Ste-Marguerite Marie)
_consécration du royaume de France au Sacré Cœur de Jésus _un sanctuaire du Sacré Coeur et autres requêtes n’eurent pas les suites
escomptées par le Ciel dans ce siècle.
www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/chrono_d3.html
__A droite sur le toit,
la Cour ou la noblesse devançant frère Fiacre et Mazarin devant les cyprès (arbre de
l’immortalité).
__A gauche sur le toit le
Tiers Etat, un personnage féminin et le bras séculier : armée, maison du
roi en la personne d’un
mousquetaire Charles de Batz d’Artagnan (l’uniforme n’existe pas encore à
cette date. Charles naquit au château de Castelmore à Lupiac distant de 70km
environ de Cassagnabère. Il sera capitaine en 1655). Il nous regarde, le bon
peuple, en protecteur victorieux, jovial. La liesse sur son visage est
aussi exultation révérence action de grâce en communion avec les
processionnaires.
«
Abrégé chronologique et historique de l’origine, du progrès, et de l’état
actuel de la Maison du Roi et de toutes les troupes de France [...]. Liège,
Everard Kints, 1734-1735. 3 volumes, par LE PIPPRE de NOEUFVILLE… mémoires de
Mr de Puisségur. NDLR : de ce récit, nous pouvons essentiellement
dire que les fameux uniformes des Mousquetaires... n’ont pas lieu d’être, et en
tout cas pas en 1642 ! »
gentilshommesbrette.free.fr/article.php3%3Fid_article%3D48
« les mousquetaires sous Louis XIII n'avaient pas d'uniforme : le mousquet était fourni par la couronne, mais l'habillement était à leur charge (donc variable selon leur fortune personnelle… »
fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Oracle/semaine_44_2005
__A gauche sur le parvis
la procession, le Clergé, des Chanoines du chapitre cathédral de Sainte-Marie
St-Bertrand de Comminges, et de la collégiale de St-Pierre St-Gaudens (jeune
martyr local) entourant l’Evêque
de Comminges Mgr de Choiseul Praslin ; pour notre édification beaucoup
regardent aussi vers nous, comme le Christ et sa Mère, laissant présager des
bénédictions protections divines qui récompensent l’engagement l’offrande. Cet
Evêque demandera les statuts de la confrérie de Notre Dame d’Artiguehente en
1662.
Notons
que les Evêques du Comminges avaient résidence l’été à Alan commune
voisine ; en 1632 la Vierge y était apparue à Madeleine Serre, 12 ans. Un Trappiste
du diocèse de Sèze, Pierre Cathieny, construisit en 1688 le sanctuaire demandé,
dédié à Notre Dame de St-Bernard, du nom de l’ordre religieux de ce
frère : il s’y trouve une chapelle
de Notre Dame des 7 douleurs et à proximité, une statue de Marie, également des
7 douleurs qui surmonte une fontaine miraculeuse.
__A droite sur le parvis,
les gages divins les
miraculés, un mousquetaire, un personnage féminin.
__Nous sommes sur les
chemins de Saint Jacques de Compostelle, des pèlerins pénitents, le Christ
adosse la tête à une coquille. Le bras droit de la croix est orné de l’initiale Y de ‘Yahvé’ et de son
attribut, l’œil (entre le bras et la tête du Christ). Tout le bois de la
croix est constellé des cœurs
des âmes rachetées ; les Sacrés Cœurs semblent se distinguer au
sommet. Une flamme du ciel qui vient se ramifier (en trois touches) sur le bras
de la Victime pourrait rappeler l’Esprit et compléter l’image de la Sainte
Trinité. Le Ciel d’orage semble indiquer les quinze heures quand Jésus remit
son âme au Père pour notre rédemption. La base de la croix aurait l’empreinte
du bon larron (vérifier l’original) ; une ou
deux têtes se perçoivent au pied du Seigneur.
La chapelle
d’Artigueheinte abritait les statues de St-Pierre, de Ste-Anne et une piéta
surmontée d’une colombe de l’Esprit Saint et ornée du Coeur transpercé de
Marie, à sa base. Rapportés en 1843 cette piéta comme le portail, datant du
XVIème, proviennent de l’église du village (Cassagnabère) ; au centre du
bourg s’élève une Montjoie du XVème, classée, où figurent « une piéta…
Jésus crucifié entre les deux larrons, Marie et St-Jean au pied de la
croix. » Voir ’’Eglises et Chapelles de la Haute-Garonne, Le
Canton d’Aurignac’’ par Jean ROCACHER et l’AREC 31, pages 123 à 138. Les
processions furent maintenues jusqu’en 1952. L’Association locale ’RAMEFORT’
s’occupe de restaurer l’édifice et devrait être joignable par la mairie.
Tout dernier
encouragement, témoignage de Mr l’Abbé Dumail . Lettre du 26
octobre 2002 (Archives privées)