LA PRIERE QU’IL FAUT ADRESSER A DIEU

 

 

       Puis Notre Seigneur après s’être arrêté un grand moment, ajouta en regardant les instruments de son œuvre :

 

<< Mes bien-aimés, priez moi souvent de la sorte* :

 

Père infiniment bon , qui voudriez sauver tous vos enfants, doux Jésus pour votre gloire, pour l’honneur de votre Mère et pour l’amour des âmes que vous avez rachetées de votre sang, hâtez l’accomplissement des désirs(1) de votre cœur ; et par le cœur souffrant de votre Mère(2) Immaculée, répandez(3) sur le monde entier ce torrent de paix, de miséricorde et d’amour que vous ne pouvez plus contenir.  >>

 

NDAG 326

 

*        La prière que nous laisse Sœur Marie du Bon Pasteur rejoint étonnamment la prière d’acte d’offrande de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, sur 3 points : _Ce désir de Dieu de répandre son Amour _La nécessité de coopération de la Vierge Marie _L’attribut de la Miséricorde à cet Amour infini de Dieu.

 

 

       Je m’offris à lui pour supporter tout ce qu’il voudrait m’envoyer, pourvu qu’il fût content et que les âmes fussent sauvées… N.S. me dit :

<< Tu(3) commences à entendre les désirs de mon Cœur ; sois sans crainte : car où trouver une mère qui frappe ses enfants pour lui faire du mal lorsqu’il se jette avec abandon dans ses bras ?  Ne sais tu** pas que je t’aime infiniment plus que toutes les mères ensemble n’aiment leurs enfants ? >>

NDAG 161  (11 mars 1874)

 

**       Avait-elle lu Isaïe 49, 15 ?  « Une mère peut-elle oublier un enfant qu’elle allaite, & n’avoir point de compassion du fils qu’elle a porté dans ses entrailles ?  mais quand même elle l’oublierait, pour moi je ne vous oublierai jamais. »

         P. Lhande, Le Bon Pasteur 1928, Ste Jeanne d’Arc :  ’’Ceci est de Dieu!… le bon conseil, le confort et la bonne doctrine (de St Michel).’’  «  17 mars 1431… Elle n’avait pas lu St Paul… l’épître au Galates… (sur) la bonne doctrine. »

 

 

 

(1)     La volonté de Dieu, son désir de répandre son Amour infini dans le cœur de ses enfants.

Sa joie est de se donner sans mesure au delà de ce que nous pouvons comprendre ou mériter de lui.

Il est Amour, Bien diffusif, Il a besoin de se donner gratuitement. Il cherche des cœurs qui se laissent aimer,  emplis de pauvreté spirituelle, 1ère béatitude.

 

(2)     ’’Par’’  Marie, dans l’esprit du Traité de la Vraie Dévotion et du Secret de Marie, de Saint Louis Marie Grignion de Montfort.

« Enfin je vous offre, ô bienheureuse Trinité, l’Amour et les mérites de la Sainte Vierge,

ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande, la priant de vous

la présenter…» Ce n’est pleinement possible que par Marie au

Calvaire, où se déverse l’Amour du Christ par son Cœur

transpercé. Le Cœur douloureux de Marie est le reflet

du Cœur de Jésus crucifié. L’acte d’offrande de la

petite Thérèse c’est l’acte de Marie aux pieds

de la Croix, vivant les mystères de Jésus qui

s’offre au Père, pour le glorifier et pour

nous sauver. Martyre (témoin) d’Amour

ou esclave d’Amour, toujours aussi

selon St Louis Marie Grignion

de Montfort: c’est la même

emprise de l’Esprit

d’Amour sur l’âme.

 
Cette offrande passe par Marie, Médiatrice, pour Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face :

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Voir également note (1)  page :    __Mission toute spéciale de cette Oeuvre

 

 (3)    Dieu est Amour et Miséricorde, Le Bien qui se répand ; une voie nouvelle se dévoile à Sœur Marie du Bon pasteur, la voyante d’Arnaud Guilhem et Sainte Thérèse l’explore à son tour en 1895:

« Je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne martyre de votre Amour, ô mon Dieu !… »

Cette offrande à l’Amour miséricordieux, relativise le contexte janséniste sur nos mérites, l’appréhension de la Justice Divine. Il s’agit moins d’offrir nos mérites que de s’offrir à Dieu selon sa propre demande : s’offrir à Dieu non pour donner mais d’abord pour recevoir cet Amour débordant de Dieu qui s’offre à nous. « Pour faire plaisir au Bon Dieu ! »  C’est pour que Dieu ait la possibilité, la facilité de se donner autant qu’il le désire. Elle se fait victime d’Amour, elle consent à être brûlée d’Amour _dans l’ardente fournaise de son Cœur_   pourvu que le Bon Dieu soit content… pour le satisfaire.

Cette offrande est théologale, Thérèse ne regarde que Dieu et elle vit de cet Amour : elle veut contenter le Bon Dieu, lui faire plaisir, lui permettre d’aimer. Cf. titre suivant.

 

Ces mentions de concordance entre le message d’Arnaud-Guilhem et le courant Thérésien s’inspirent d’un entretien avec une moniale.                           

 

 

 

LA DIVINE MERE DU CHRIST

COOPERATRICE DU SALUT DU MONDE

 

MARIE MERE DE DIEU

 

 

                                                                                    

« J’ai voulu ma fille que tu fisses à mon divin Cœur la même protestation(4) que me fit ma divine Mère lorsque répondant à la salutation de Gabriel, elle dit (Luc 1 /38):

‘‘Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon votre parole’’

Cet acte d’abandon à ma volonté sainte opéra le salut du monde, car si elle eût refusé son consentement(4) je ne me serais point incarné(5) dans son sein virginal, parce que je veux l’hommage libre de la volonté que j’ai donnée aux hommes ; et pour continuer encore l’Oeuvre de ma rédemption, je demande toujours le consentement de ceux que j’y emploie»

NDAG 170

 
 

 


 

Annonciation, Simone Martini XIVè siècle. Galerie des Offices à Florence.

 

 

« Leur détresse touche mon adorable Cœur et cependant ce n’est que par l’établissement de la dévotion au Cœur Souffrant et Immaculé de ma Mère et par l’édification de mon sanctuaire que je leur donnerai la paix qu’ils sollicitent… »

NDAG 272

 

« En vérité le salut des hommes et la paix qu’ils demandent ne leur viendra point par d’autres voies que par le Cœur Souffrant de Mon Immaculée Mère… »

NDAG 303

 

« Hâtez vous de bâtir le sanctuaire que je veux à Arnaud-Guilhem et de rétablir une ardente et sincère dévotion aux douleurs de ma Mère Immaculée ; c’est l’unique voie qui pourra fléchir entièrement mon juste courroux et attirer sur les enfants des hommes toute la grandeur de mes miséricordes… »

NDAG 365

 

« C’est par mon Divin Cœur*** et par le Cœur Souffrant et Immaculé(6) de Ma Mère, honorée à Arnaud-Guilhem que je chasserai le mal de la terre et que je redonnerai aux âmes leur première vigueur. C’est pourquoi ne différez plus de me donner entière satisfaction. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 
NDAG 368

 

*** ‘‘Nous devons placer toute notre espérance dans le Cœur de Jésus et lui demander avec confiance le salut de l’humanité’’.

Encyclique Annum Sacrum, 1899, Léon XIII..

Pie XI, Pie XII, Paul VI et Jean Paul II ont

également célébré le Cœur du Christ.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


« Oui, il est indispensable de réitérer toutes les instances de mon divin Cœur et de faire bien connaître que ce sera uniquement par le Cœur souffrant et Immaculé de ma Divine Mère honorée à Arnaud-Guilhem que je donnerai aux hommes ce qu’ils me demandent. »

NDAG 374  et bien d’autres. Voir aussi __Hâter le salut du monde, sauver l'humanité

 

 

 

 (4)    Ces offrandes à l’Amour miséricordieux de Sœur Marie du bon Pasteur, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, et la Divine Mère* du Sauveur, rejoignent le sacrifice suprême du Christ, acte d’offrande et obéissance au Père** Céleste : ‘‘ Il s’humilia, plus encore obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !’’  St-Paul Ph. 2 /8

 

* Mère de la Miséricorde _Cf. note (2) page __Consécration de la colonne soutenant Notre Dame des Sept Douleurs_  et Mère de Dieu (Concile d’Ephèse 431, les deux natures _humaine et divine du Christ_  sont unies et sans confusion, dès lors, Marie peut vraiment être dite Théotokos) :

‘‘Je vous salue Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte marie Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort, Amen’’ 

‘Uni à son humanité et à la Personne du Verbe, le sacré Cœur a été formé du sang de la Vierge Marie. C’est dans le sein de la Vierge qu’il a puisé tout ses éléments. Au sens symbolique et métaphorique, il signifie aussi sa Volonté et son Amour’.  TRP J. Chevalier, Supérieur des Missionnaires du Sacré Cœur.

 

**  « Celui qui m’a vu a vu le Père… Je suis dans le Père et le Père est en Moi »  Jean 14 /10 –ss

« Je crois en un seul Dieu le Père tout puissant… Je crois en un seul Seigneur Jésus Christ le Fils unique de Dieu, né du Père avant tout les siècles. Il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu… Par l’Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme… Crucifié pour nous… Il ressuscita le troisième jour… j’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.» CREDO

 

 

(5)        Marie seule Immaculée. C’est toute la tradition de l’Eglise, appuyée sur l’Ancien Testament qui rappelle la fidélité de Dieu dans son Alliance annoncée par les prophètes et le témoignage de la maternité de femmes stériles (Sarah, Elizabeth…), affirmant qu’il ne pouvait pas en être autrement que Marie acceptât, car elle partageait comme toute femme juive le désir d’être mère du Messie attendu par Israël.

 

 

(6)           Dogme de l’Immaculée conception, proclamé en 1854 et confirmé par les évènements de Lourdes, de la rue du Bac.                      

’’O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous’’

 

Médaille miraculeuse de la rue du Bac 1830, Paris :

Le Sacré Cœur formé du sang de l’Immaculée, le sang maternel, uni au Cœur douloureux de la Vierge.

 
 

 

 

 

 

VISION DES DEUX COEURS

 

 

 

 

 

       Je voyais sur sa poitrine son Divin Cœur qui ressemblait à une ardente fournaise. Il était dans un mouvement continuel et les flammes qui le consumaient paraissaient de plus en plus ardentes. Il était aussi transparent que du verre et il me paraissait d’une étendue infinie. N.S. avait une large ceinture d’or où je voyais écrit ces mots :

<< Venez tous à cette source intarissable d’amour et de miséricorde* et je brûlerai vos crimes  dans les flammes de mon inépuisable charité  >>

 

       N.S. avait sa main droite entièrement ouverte et il montrait le Cœur de sa Divine Mère qui était dans un chemin de feu tout près de la terre. De sa main gauche il me montrait son Divin Cœur (7).   NDAG 190

 

* A rapprocher du message de la Miséricorde Divine à Sainte Faustine: «…J’ai tellement brûlé d’amour pour les âmes ».

 
 


                     

 

Cathédrale de Vannes

 

 

       … Une large ceinture dorée où je voyais écrit en lettres rouges ces mots :

<<  Ces flammes m’ont consumé éternellement  >>  (8)

NDAG 160

 

 

(7)     « Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que c'est St-Jean EUDES qui a été le premier à proposer le culte des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie. Il a, en effet, célébré la première messe dédiée à "Jésus vivant en Marie", messe dite "du Cœur de Marie", le 8 février 1647 alors que Marguerite- Marie Alacoque est née cette même année 1647 et décédée en 1690. L'apparition qu'elle a proclamée lui est venue entre décembre 1673 et juin 75. La dévotion au Sacré-Cœur a été approuvée par Clément XIII en 1765. »

Source, http://perso.wanadoo.fr/patrimoine/gocmvnd.htm

 

 

« Mes très chers et aimés frères, nous n’avons jamais eu l’intention de séparer deux choses que Dieu a unies si étroitement ensemble, comme sont les Cœurs très augustes du Fils de Dieu et de sa bonne Mère. Au contraire, notre dessein a toujours été, dès le commencement de notre Congrégation, de regarder et honorer ces deux aimables Cœurs comme un même Cœur. »

S.-Jean Eudes, 29 juillet 1672.

 
 


 

 

(8)     « Fait principalement pour aimer, ce Cœur divin devait être, par sa nature, bien autrement sensible à l’amour qu’aux autres affections de l’âme ; et, par conséquent, les effets de l’amour sur lui devaient être bien autrement vifs que ceux de la tristesse. On peut donc dire du Cœur de Jésus, avec plus de vérité que d’aucun autre cœur, qu’il a brûlé d’amour. En effet c’est la fonction pour laquelle il fut formé ; dès le premier instant de l’incarnation, il fut embrassé des flammes les plus pures et les plus ardentes de la charité ; elles n’ont jamais cessé durant sa vie ; et il en brûlera de même pendant toute l’éternité. »   Père J. Chevalier, Le Sacré Cœur de Jésus 1900, page 181. Bref de Léon XIII.

 

 

 

VISION DE NOTRE SEIGNEUR

INEPUISABLE CHARITE DIVINE

 

 

 

       Vendredi 9 mai 1873… J’aperçu alors Notre Seigneur dans la Sainte Hostie. Il était de grandeur naturelle et au milieu d’une éblouissante clarté. Il avait un vêtement plus blanc que la neige et tout rempli de fleurs d’or. Les cheveux retombaient un peu sur les épaules. Il avait à ses pieds un magnifique rosier duquel paraissait sortir une haie d’étoiles qui entouraient Notre Seigneur. De ce même rosier sortait aussi une grande croix en haut de laquelle il y avait une couronne d’épines. Notre Seigneur était assis ; ses pieds posés sur deux belles roses et une multitude d’autres l’entouraient. Il tenait de la main gauche un calice. Il me fit comprendre que ce calice était l’emblème de son inépuisable Charité qui a produit et qui produit encore les élus qui m’étaient représentés par ces innombrables étoiles ; que c’est aussi cette même Charité qui lui fait employer sans cesse de nouveaux moyens pour sauver les hommes, et que c’est elle en particulier qui le fait se montrer maintenant, afin de venir au secours de son peuple qui est dans l’affliction et lui donner un moyen de plus de salut : ce que me faisait comprendre les deux roses sur lesquelles il posait les pieds et le grand nombre de roses dont il était environné. Je compris aussi que les souffrances qu’il me promettait, étaient également produites par son infinie Charité, parce que la croix sortait du rosier. Je voyais sur la poitrine de ce bon Sauveur son Sacré Cœur plus éclatant que le soleil et transparent comme du cristal. Il répandait des flots de lumière sur toutes les personnes qui étaient dans la chapelle… Il semblait n’avoir ni commencement ni fin. Mon regard se perdait comme dans un océan de lumière et je voyais, très avant dans ce Cœur, notre Révérende Mère qui était couverte d’un grand manteau blanc sur lequel était empreinte l’image de Notre Seigneur qui paraissait assis sur une grosse pierre ayant les chaînes aux pieds et aux mains ; puis autour de lui je lus ces paroles :

« J'étais prisonnier et vous m'avez visité »    (Math. 25/35)

A sa droite je voyais aussi auprès de Notre Seigneur, l’image de Notre Dame Des Sept Douleurs, et à sa gauche celle de Saint Joseph(9), et autour d’eux un grand nombre d’étoiles qui ne remplissaient qu’une partie du manteau, le reste était tout blanc.

NDAG 057 /059

 

 (9)    Saint Joseph, Modèle et Patron des amants du Sacré Cœur (Léon XIII), Patron de l’Eglise universelle (Pie IX) et de la congrégation de Félicie, visitant les prisonniers, exclus, accidentés :

www.soeursmariejosephetmisericorde.org/histoire.htm

 

         Puis Notre Seigneur me montrant les fleurs qui étaient à ses pieds et que je comprenais être les âmes qu’il s’est particulièrement choisies, me dit avec une douceur et une majesté toute Divine :

« Je suis l’Agneau de Dieu ; je suis celui qui efface les péchés du monde.

Je me plais au milieu des lys et des roses »

NDAG 161

 

 

 

 

Maison diocésaine et Cathédrale d’Auch. Vitraux d’Arnaud de Moles XVIème.

Mosaïque de l’église S.-Côme et S.-Damien, à Rome VIème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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