La supplique réitérée pour l’édification d’un Sanctuaire au Cœur
Sacré de Marie est le point d’orgue du Message d’Arnaud-Guilhem, il a
motivé la création de ce support
Contacts, dons, liens
Instances particulières : _Titre « Demandez moi tout ce
que vous voudrez par le Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée, invoqué sous le titre de Notre
Dame d’Arnaud-Guilhem »
NDAG 392 « …invoquer intérieurement Notre Dame
d’Arnaud-Guilhem par les âmes de foi
et ma gloire éclatera avec abondance pour hâter le salut
du monde. » NDAG 396 « …faisant appel aux âmes
de foi, je leur ordonnerai l’invocation de Notre Dame
d’Arnaud-Guilhem : elles obtiendront des prodiges »
NDAG 388 (Cf. ‘Rappel’, plus bas) « C'est sous le titre de Mère de
Douleurs qu'elle doit être invoquée, c'est son Coeur Souffrant et
Immaculé, transpercé de 7 glaives qui doit être proposé à la vénération des
fidèles. » NDAG B021 PROLOGUE _Colonne, Statue, Inscription « Je voyais à la droite de
Notre Seigneur la Sainte Vierge sur une grande et grosse colonne
qui semblait être de marbre… je voyais Mgr de Toulouse. NS
lui dit : … c’est ainsi que doit être la colonne par laquelle
je veux faire honorer ma Divine Mère. » NDAG 367, 424 « …la
Sainte Vierge sur une grande et grosse colonne. Elle était sous la forme
d’une Immaculée.
Ses yeux et
ses joues
étaient remplis de larmes. Elle tenait à la main droite la couronne
d’épines et les trois
clous qui avaient attaché Notre
Seigneur à la croix. Son Cœur paraissait au milieu de la poitrine, il était
percé de sept glaives et environné d’une

guirlande de lys
et de roses. » NDAG 378, 424 « …à l’endroit où ma Mère se montre à vous, sous
la forme d’une petite enfant, afin de mieux vous attirer, on place une
colonne de six pieds de haut qui soit surmontée d’une statue de Notre Dame
des Sept Douleurs de grandeur naturelle et qu’autour
de la colonne on grave ces paroles :
… » (voir texte défilant, au
sommet) NDAG 052 _Sanctuaire de Notre Dame d’Arnaud-Guilhem :
"Ordre de commencer le Sanctuaire le 1-5-1874" NDAG195 « La chapelle doit être bâtie suivant
un »
NDAG 424 « Je veux que la demeure de mon infinie
miséricorde soit placée exactement dans le lieu que j’ai marqué et qu’elle
soit construite entièrement selon mes désirs » NDAG 350/351 « Je promets de faire éclater les
merveilles de ma Miséricorde divine et de ma toute puissance aussitôt
que vous commencerez l’Oeuvre de mes désirs. Elle s’étendra avec
rapidité sur toute la Terre lorsque vous l’aurez délivrée de ces
lieux. » NDAG 343/344 « NS dit à Mgr de Toulouse :
Mon fils, Je suis l’infaillible vérité ; ma parole divine
s’accomplira jusqu’à un iota. Vous tenez entre vos mains le salut
et la vie de mon Peuple. Pourquoi différez vous encore l’exécution de
ce que je vous demande, pour la satisfaction de mon infinie justice et la
dilatation de mon amour et de ma miséricorde qui se répandront sans
mesure sur la Terre dès que vous aurez élevé la chapelle que je
sollicite de votre bon vouloir et que vous ferez honorer le Cœur
Souffrant et Immaculé de ma Divine Mère à Arnaud-Guilhem ? » NDAG 366 « Il faut que je donne le salut au monde
par l’œuvre d’Arnaud-Guilhem. Ne prêtez point votre main à
l’injustice et ne contristez pas mon Divin Cœur en approuvant l’iniquité de
ceux qui entravent mes desseins de miséricorde. » NDAG 341 « Mon fils, vainement les hommes et satan
se soulèvent contre mon Œuvre. Je la veux, elle ne périra pas, mais elle
s’accomplira selon toute l’étendue de mes désirs. » NDAG 351 « Je ne désarmerais point et je
continuerai de frapper les enfants des hommes jusqu’à ce que vous me
donniez une pleine et entière satisfaction par l’Oeuvre
d’Arnaud-Guilhem. » NDAG 362 « ma fille... ne crains pas que j'abandonne
jamais l'Oeuvre de ma droite. Je l'accomplirai par ce qui semble
devoir la détruire... ma divine longanimité... triomphera de tous les
obstacles. » NDAG 342/343 « Si
ma
longanimité
pour
attendre
votre
coopération
dans
cette
Œuvre
que
je
vous
ai
confiée
et
dont
vous
êtes
responsable
vous pa-raît grande et
incompréhensible, songez que c’est l’effet de ma divine dilection et de mon
infinie miséricorde sur vous. »
NDAG 339 « Mon fils, j’ai laissé dans le creuset de la
souffrance l’œuvre de ma divine Miséricorde jusqu’au jour marqué dans ma
prescience pour son exaltation. Je l’ai trouvée tout entière de l’or pur de
ma charité sainte pour Dieu et les âmes. Comprenez le selon que je le
souhaite et puisque je vous environne et que je vous pénètre de ma lumière
divine, donnez une complète satisfaction à mon amour. » NDAG 325 « …pour quiconque vit dans la lumière de
mon Esprit, il n’est point étrange que j’attache à la construction d’un
sanctuaire et au renouvellement d’une dévotion toute sainte le salut du
monde et la paix des enfants des hommes… la dévotion à ma sanglante passion
et au Cœur affligé de mon Immaculée Mère redonnera bientôt aux hommes une
plus abondante participation à la rédemption du calvaire. » NDAG 358/359 « …l’Oeuvre de ma Miséricorde qui doit
continuer la rédemption du calvaire. » NDAG 345 « Mon fils, vous connaissez mieux que tout autre
quel honneur me rend celui qui me bâtissait un sanctuaire, me donne le
moyen de résider dans un lieu de plus sur cette Terre que je chéris parce
qu’elle est le séjour de l’homme que je veux sauver et que je la
vois constamment imprégnée de mon long désir que je répandis une fois d’une
manière sanglante sur le Golgotha, et depuis lors elle en a été sans cesse
couverte d’une manière non sanglante mais non moins vraie dans le sacrifice
de mes autels. Me donner la possibilité de m’immoler pour
l’amour des âmes c’est me procurer une gloire qui est au dessus de
l’intelligence humaine ; et voilà Mon fils, ce que je vous demande.
Tandis que mes ennemis détruisent mes temples et mes autels, élevez
vous contre eux par l’accomplissement de mon Oeuvre et l’édification de
mon sanctuaire. » NDAG
316 (Entre autres,
l’Abbatiale de Sainte Marie de toute proche fut révolutionnairement ) « …qu’ils rentrent dans la voie droite et qu’ils
satisfassent pleinement tous les désirs de mon Cœur car je ne travaille
point en vain. Sois assurée que je ne laisserai point imparfaite
l’Oeuvre que mon amour pour les âmes a commencée. » NDAG 356 « Dis leur que… mon Œuvre sortira du sein de
l’indifférence et qu’elle s’élèvera au dessus de la malice des hommes et de
la rage des démons pour aller répandre la paix de mon Cœur dans le monde
entier et ramener les âmes dans le chemin de la Vérité. » NDAG 338 « Cette Œuvre sera un acheminement à
toutes les autres. Elle ne nuira à aucune et sera le soutien de
plusieurs. » NDAG 343 _Chemin de la Ccroix, chemin
de conversion « …mes bienfaits, parce
qu’ils sont pour l’utilité d’une multitude d’âmes que je poursuis avec
ardeur et que j’atteindrai par la dévo- tion au Cœur Souffrant de ma
Mère Immaculée et à ma douloureuse passion. Ces deux choses sont inséparables. » NDAG 321 « Il ne faut pas être si prompt à jeter les
âmes en enfer ; j’en sauve beaucoup plus que les hommes ne le pensent,
car j’ai des trésors de pardon inconnus à l’intelligence humaine,
laquelle n’est à mes yeux que comme celle d’un enfant qui vient de
naître. » NDAG 246
de Saint Pierre et de Saint Jean
dont Félicie Cavé (Sœur
Marie du Bon Pasteur)
Jeanne Sarlabous, Marianne et Françoise Bernadet
auraient été favorisées
Haute-Garonne
Site optimisé pour un affichage
1024 x 768 ou supérieur & Internet
Explorer. Touche F11 conseillée (neutre en ré appuyant)
RAPPEL DES EVENEMENTS
Ce serait dès 1859 la 1ère fois à ce que nous savons, depuis
les Evangiles, que le Christ parle aussi longuement à une âme d’élection, de
Marie qu’Il invite à descendre du Ciel pour montrer les désirs et charité de
leurs Cœurs unis prêts à nous combler tous, en cette contrée du Commingeois. La
relation écrite de l’événement, propriété de l’Archevêché d’Auch, fut réétudiée
il y a quelques décennies par son conservateur Mr Le Chanoine Jean Bétous(+) de
concert avec Mr l’Abbé Alphonse Dumail(+), recteur de Labarthe-Inard (31) membre
de la Société d’Histoire Religieuse de la France et de la Société des Etudes du
Comminges ; ils veillèrent sur la petite flamme [L’évêché de Comminges
dépendait d’Auch jusqu’en 1790, puis il intégra Toulouse. Auch dépend de
Toulouse depuis le 8/12/2002].
Fin
2002, ce manuscrit du 19ème
siècle, relatant les apparitions de la Sainte Vierge et du Bon Pasteur à 4
enfants d’Arnaud-Guilhem (nord-est de St-Gaudens,
31) au lieu dit Picheloup, a été retrouvé, sur la demande
de Mr Charles Bisaro, directeur émérite des pèlerinages de l’archidiocèse de
Toulouse, par les archivistes du diocèse d’Auch.
Sans se douter qu’il allait être sollicité pour
cette recherche, ce service avait fait des pèlerinages sur le site qu’il
connaissait par le précieux récit du père Dumail, ’’Les églises du diocèse de
Comminges, chapelles et monuments dédiés à Notre-Dame’’ 1er trim.
1999, Société des Etudes du Comminges. Ce récit est disponible sur le net: www.arnaud-guilhem.org/adumail.htm Il est suivi d’extraits du livre sur les sanctuaires voisins du
site, que des liens particuliers rapprochent encore: Notre Dame d’Artiguehente,
de Brouls, de l’Etoile et de Comminges.
Dans ce manuscrit, le Christ insiste particulièrement
sur l’Oeuvre et le Titre de ’’Notre Dame d’Arnaud-Guilhem’’, et les hommes sur ceux
aussi de ’’Notre Dame des Douleurs’’, ’’Mère de Douleur(s)’’ qui honorent la
Très Sainte Vierge [Cf. ’’Instances Particulières’’, en tête]. Le terme Picheloup
très ancien n’intègre jamais ce Titre et n’est mentionné,
indépendamment, que pour désigner un lieu qu’ Elle sanctifie et où venait le loup
[animal, mais aussi symbole du mal absolu : « le loup
infernal » cf. sélection dessous].
En
commémoration du 23 juin 1859, veille de fête de la St Jean Baptiste, début
des apparitions selon les jeunes paysannes, Félicie Cavé Jeanne Sarlabous
Marianne et Françoise Bernadet (toutes
rentrèrent en religion, alors suivies de 14 jeunes filles du même village),
une troisième messe a été concélébrée par Mr le Vicaire Episcopal de
l’Archevêché de Toulouse et 3 prêtres, sur le lieu le 25 juin 2005, en présence
de 130 personnes. Le Saint Sacrifice y est offert chaque année le dernier
samedi de juin le matin {10H, le 23/06/07}.
Le samedi 28 juin 2008 vers
11H, une messe
fut célébrée par le Père Daniel Brouard-Derval à l’église d’Arnaud-Guilhem.
Elle ferait partie du sanctuaire : le Christ et Notre Dame seraient
apparus à Sœur du Bon Pasteur à l’Autel de cette église le 7 oct. 1877 (NDAG
398), au sujet d’une statue de "Notre Dame d’Arnaud-Guilhem" à
représenter exactement sur le site d’Arnaud-Guilhem au lieu-dit Picheloup, et
dont un très beau modèle conforme aux exigences du manuscrit des évènements
nous convie déjà à l’Autel auxiliaire dans le Chœur de l’église. Cette statue
est signée A. Bouthery, rue St-Jacques à Paris,
N°248, nous avons prié Notre Dame des Sept Douleurs également pour lui qui, par
une touche divine dans son art, a œuvré à notre édification, et pour le
donateur.
Le samedi
20 septembre 2008 une messe fut célébrée par le Père Daniel Brouard-Derval dans la
matinée, messe décalée, de la fête de Notre Dame des Sept douleurs, fête pour
laquelle Benoît XVI qui honore la France de sa visite, était présent au
sanctuaire voisin de Lourdes. Aux prières de l’auguste pèlerin nous adjoignions
les nôtres, en direction du Cœur Souffrant et Immaculé de la T.S.V. Marie et du
Sacré Cœur, particulièrement pour les malades. Rendez-vous fut donné à 10H30
autour de l’église. En début d’après midi, récitation du chapelet au "Chemin des
Sept Douleurs" sur le site extérieur.
Le samedi
27 juin 2009 à 11H, pour le 150ème anniversaire de ces évènements (un
an après Lourdes), une messe fut concélébrée par les Pères Daniel
Brouard-Derval, Alric, et Lauzin assistés d’un
Diacre du diocèse de Pau, en l’église d’Arnaud-Guilhem (elle ferait partie du sanctuaire, Cf. plus haut) qui était
bondée. Parmi les 320 pèlerins, Mère
Marie-Noelle, supérieure générale des Sœurs de Marie-Joseph et de la
Miséricorde du Dorat (couvent de Félicie Cavé, cf. plus bas), Mère Begonia, supérieure des Sœurs de la Miséricorde
de Bordeaux ainsi que d’autres religieuses venues de Castres, d’Auch et du Pian
Médoc, et une partie du Conseil Municipal, autour de Monsieur Boulet
assistèrent à la Messe.
Après l’accueil autour de
l’église vers 10H30 avant la messe, les pèlerins purent prier ensemble
autour de la sépulture du Père Baron (voir programme du 27 juin 09
ci-dessus). Il était possible de venir se recueillir plus tôt, sur le site extérieur qui est en
libre accès. A
15H, le chapelet à la Mère de Douleurs fut récité au "Chemin des
Sept Douleurs" sur le site extérieur puis le Père Lauzin bénit spécialement les 250
pèlerins présents.
Le samedi
19 septembre 2009 une messe décalée pour la fête de
Notre Dame des Sept Douleurs, comme les années précédentes, fut célébrée à 11H,
dans le cadre de ces évènements.
Journée du samedi 26
juin 2010 une messe concélébrée par le Père Daniel Brouard-Derval est prévue à 11H
dans l’église d’Arnaud-Guilhem laquelle ferait partie du
sanctuaire (Cf. journée du 28 juin 08 ci-dessus). Accueil autour
de l’église avant la messe, vers 10H30, les pèlerins pourront se recueillir autour de
la sépulture du Père Baron. Ils peuvent aussi venir plus tôt s’ils le souhaitent sur le site extérieur qui est en
libre accès.
Voir
ici les autres rassemblements pour 2008-2010 (il y a
notamment méditation du chapelet le 1er samedi de chaque mois).
Un
petit oratoire fleuri a toujours été entretenu sur place par des âmes pieuses
depuis la fin des visions en 1878. De nombreuses grâces sont attachées à la
réalisation des demandes de Jésus, de Marie aussi apparus dans l’Eucharistie,
pour que soit honorée Notre Dame des Sept Douleurs {érection d’une statue, d’un sanctuaire}
afin qu’Elle attire la Divine Miséricorde sur l’Eglise, le monde avec
une mention particulière vers les bienfaiteurs de l’Oeuvre. Des écrits de
religieux de l’époque témoignent des encouragements de Pie IX pour construire
le sanctuaire demandé, d’autres correspondances rappelleraient des paroles
approbatives. Voir tout au bas de cette page.
Le 19 mars 2005,
dimanche des Rameaux et fête de St-Joseph, au terme du pontificat de Jean
Paul II, à l’initiative de pèlerins, un prêtre un laïc du diocèse d’Auch,
et avec la participation de représentants des associations, cette pierre
coiffée d’une plaque d’autel était gravée scellée et offerte comme base du
sanctuaire, au lieu demandé. Les pèlerins amenèrent les matériaux. Lors de
la cérémonie de bénédiction, le prêtre disposa de sel béni par les
Bénédictins de Sainte Anne de Kergonan, Abbaye au diocèse de Vannes ;
il dit : « Jésus, Tu es la Pierre Vivante ». Changeons nos cœurs.
Nous mêmes, unis au Christ de Miséricorde, devenons Pierres Vivantes :
’’Il faut que ma
miséricorde s’élance comme un géant pour fournir sa course, parce que son
jour a brillé. Elle s’élèvera sur les plus hautes montagnes et descendra
dans la profondeur des vallées, soumettant tout à son empire plein de
douceur. Elle imprimera sa trace sur la pierre qui s’amollira devant elle
comme la cire devant le soleil et je ferai en sorte que les plus critiques
censeurs de mon Œuvre en deviennent les plus zélés défenseurs.’’ NDAG 205 ’’…j’ai
dit qu’ils seraient un avec moi, comme mon Père et moi nous sommes un.’’
NDAG 174 (Les associations sont
en lien avec l’autorité de l’archidiocèse de Toulouse lequel comprend
l’archidiocèse d’Auch) Le dimanche
précédent Toussaint 2006, une messe d’intention privée fut offerte sur
cette plaque d’autel.


Ce contenu sélectionne des extraits du manuscrit où
les pages portent le sigle NDAG, abrégé de Notre Dame d’Arnaud-Guilhem.
D’après le témoignage de
Félicie Cavé, transcrit par son confident le père Avignon, le Christ ressuscité
vivant, sous les traits du Bon Pasteur, est apparu ainsi que sa Mère, la Vierge
Marie à quatre petites filles (« Je suis Marie du Ciel ») ;
Félicie, l’une d’elles, devenue Sœur Marie du Bon Pasteur, au Dorat près de Limoges, reçut de
surcroît la vision du Seigneur et de Marie dans l’Eucharistie, à
son couvent.
Avec une
dernière encyclique, Jean Paul II mit en lumière dans l’Oeuvre du Salut, le
lien unissant Marie, par son Cœur Souffrant et Immaculé, à l’Eucharistie
indissociable du Divin Cœur de Jésus :
__A l'Ecole de Marie "Femme
Eucharistique" (site
externe),
__Encyclique Ecclesia de Eucharistia (site externe).
__Année de
l'Eucharistie, octobre 2004-05. Indulgence Plénière (site externe).
Des extraits complètent le ’Rappel des Evènements’ dans
notre lien interne, cadre de gauche :
’’Incise… Marie Femme Eucharistique’’.
D’un
même regard, le nouveau Pontife Benoît XVI rappelle aux nations, cette union
des deux Cœurs et l’amour qui en jaillit sur la colline du calvaire :
__Encyclique
"Deus Caritas Est" (site
externe)
Des extraits en sont reproduits dans nos liens,
cadre de gauche :
’’Perspectives... Félicité Messianique’’ (fin
de page)
’’Rappel des Evènements’’
SELECTION DE TEXTES DU MANUSCRIT
«
Ce Cœur Souffrant et Immaculé sera pour une foule innombrable de pécheurs la voie
de la résurrection et de la vie. Quand sera-ce que mon Divin Cœur recevra ce
soulagement ?»
NDAG 145
« 19 juin 1874. Aussitôt que le
Saint Sacrement fut exposé, je vis Notre Seigneur dans la Sainte Hostie. Il paraissait
très grand et d’une beauté incomparable son manteau était plus blanc que la
neige et tout sillonné de rayons qui sortaient de son Sacré Cœur et tombaient à
ses pieds où ils formaient une mer de lumière qui semblait vouloir se répandre…
« Je souhaite
de m’identifier avec les âmes : c’est pour leur donner ma vie et la leur
donner avec abondance que je me suis fait leur nourriture. »
En voyant Notre Seigneur si grand dans un
espace si petit j’étais saisie d’étonnement et je lui demandai comment il pouvait
faire un si grand miracle ? Il me dit :
« Ma fille, lorsque
est opéré le prodige de la transsubstantiation, ce n’est plus un miracle que je
sois dans mon sacrement avec toute l’intégrité et la juste proportion des
membres de mon corps sacré. Un plus grand prodige c’est que étant là réellement
présent et vivant, je ne laisse voir aux hommes que les trompeuses apparences
d’un pain qui n’est plus, et l’inaction d’un corps où habite toute la divinité
laquelle meut et régit toutes choses. Voilà, ma fille, le vrai prodige :
c’est de me cacher aux yeux des hommes. »
NDAG 257
/267
« 28
mars 1874. Tout de suite après l’élévation de la messe parut notre Seigneur sur
l’Autel qui paraissait très grand… il était assis… Je me trouvais dans une
extrême peine et la vue de ma grande indignité me faisait craindre de
m’approcher de la sainte table. Notre Seigneur me donna la bénédiction et me
remplit d’une grande paix qui me semblait être venue du Ciel. Il me dit avec
bonté :
‘‘Ma fille, sois heureuse
dans tes souffrances, puisque c’est moi qui les permet et que je veux en tout
ma gloire’’
Alors je
me trouvais dans un grand étonnement en voyant qu’il se montrait si tôt à moi,
et il me répondit en montrant Notre Révérende Mère :
‘‘Je ne sais point résister
à tant d’amour. Considère, ma Fille, quel est le souverain pouvoir d’une âme
qui m’appartient sans réserve. Car c’est l’abandon filial de mon épouse et son
ferme espoir qui ont percé en ce jour le mystérieux voile de mon Eucharistie et
sont venus blesser ma tendresse, pour m’obliger à faire disparaître les
apparences où je me cache et te montrer la réalité…’’
Alors
Notre Seigneur me dit :
‘‘ Viens ma Fille, te
nourrir avec confiance de ma propre substance ; j’ai hâte d’entrer dans
ton Cœur’’
En ce
moment je ne vis plus rien, c’était le moment de la communion, et je demeurai
tout inondée de bonheur. »
NDAG 177
/179
« Notre Seigneur se montre dans l'Eucharistie pour faire abréger les examens sur son Oeuvre. »
NDAG 323/324 (Cf. ci-dessous)
<<
C'est la doctrine de St Thomas développée et soutenue par quelques
théologiens, entre autres par le cardinal Cienfuegos... l'homme ne peut pas par
ses seules facultés naturelles voir le corps du Christ au Saint Autel... le
démon ne peut apparaître à une âme dans la Sainte Hostie... la conclusion
serait que c'est vraiment Dieu qui pendant 7 ou 8 ans s'est montré à cette
religieuse dans le Saint Sacrement exposé sur l'Autel... Le singe de Dieu a une
grande puissance surnaturelle. Mais il est deux choses que le démon ne peut
pas faire : d'abord un vrai miracle, et puis une âme vraiment humble...
Ste Angèle de Foligny était favorisée de diverses apparitions... "Ma
fille... je vais vous donner un signe intérieur qui ne vous trompera pas, parce
qu'il est au dessus de la portée du démon, c'est le désir violent et enflammé
de supporter pour moi les travaux et les mépris, au point de vous voir méprisée
avec autant de joie que les autres en trouvent à se voir combler d'estime et
d'honneur."
Voici ce que disait Notre Seigneur à la Soeur du Bon Pasteur dans une apparition le 17 avril 1874 (NDAG 191) : - "Je te promets que les faveurs dont je te comble te seront constamment le sujet d'une grande humiliation intérieure, et à cette marque tu reconnaîtras qu'elle viennent de mon Divin Coeur et non de satan..." >>
NDAG B005-7 PROLOGUE
« En 1859, la veille de la fête de St Jean Baptiste,
le 23 juin … Françoise a vu la première
sur la souche d'un chêne, qu'on venait de couper, une petite fille qui paraissait
avoir de quatre à cinq ans. Elle avait auprès d'elle quatre petits enfants,
deux de chaque côté qui étaient aussi petits qu'elle …
Il n’y
en avait pas de si jolie et de si bien habillée. Sa vue nous intimidait et nous
n’osions rien lui dire. Enfin après l’avoir bien examinée, Françoise lui dit en
Patois, car nous ne savions pas du tout parler français :
__Petite,
comment t’appelles-tu ? Elle
répondit :
__"Je m’appelle Marie du
Ciel.
" Françoise lui
dit :
__D’où
es tu ? Es tu de St Martory ? Elle lui répondit :
__"Je suis du Ciel. "
Françoise lui dit :
__Est-il
bien beau le Ciel ? Elle répondit :
__"Oh ! oui il est
bien beau.
" Françoise lui dit :
__Est ce
que nous irons au ciel nous autres ?
Elle répondit :
__"Si vous êtes sages et
si vous ne faites pas de péchés. "
Françoise lui dit : "Pourquoi pleures-tu ?"… Elle répondit :
"Là sont les pécheurs
qui me font pleurer parce qu'ils attachent tous les jours mon fils à la
croix."
Alors
Françoise lui dit : "Ne pleure plus,
va, demain je t'apporterai des cerises."
Un petit
sourire parut sur ses lèvres. Françoise lui dit encore : " Comment s'appelle un petit qui est là
?" Elle désignait la droite de la
Sainte Vierge. Elle lui répondit :
"Il s'appelle
Pierre". - "Et
celui-là ?" demande Françoise en
montrant la gauche. Elle répondit :
"Il s'appelle
Jean". Ceux-là
regardaient la Sainte Vierge et les trois autres tenaient les yeux baissés et
tous paraissaient bien tristes… »
NDAG 001
/004 Relation
ecrite par l’une des voyantes, Félicie Cavé
« … l’apôtre St-Pierre… sous la forme d’un enfant…
l’annonce de ce qui devait arriver dans la suite …jusqu’à quel point
d’humiliation on devait réduire mon Eglise par la persécution qui serait
presque universelle au moment où mon Oeuvre se réveillerait et sortirait belle
et pure de dessous les ruines qui l’enseveliraient… l’apôtre St Jean… Lui qui
est l’enfant de ma dilection et le fils de ma mère pouvait mieux que tout autre
représenter en cet état ce refroidissement général dans les âmes… »
NDAG 165
26 juin 1874
<< Dès que le St sacrement fut exposé je vis N.S. dans la Sainte Hostie. Il était très grand et paraissait d’une douceur, d’une bonté et d’une majesté incomparable. Son vêtement était plus blanc que la neige, rempli de lys et de roses et sillonné des rayons qui sortaient de son Sacré Cœur, lesquels ressemblaient à des chaînes de diamants qui tombaient à ses pieds et formaient une mer transparente comme du verre. N.S. était dans un nuage d’étoiles et il avait les plaies de ses pieds et de ses mains brillantes de lumière. Je voyais sur sa tête une grosse couronne d’épines qui était éclatante comme un soleil. N.S. avait un manteau qui était posé sur son épaule gauche, et de l’autre côté il était soutenu par le nuage. Je voyais sur sa poitrine son divin cœur qui était comme une ardente fournaise dans laquelle je n’y voyais ni commencement ni fin. N.S. montrait son divin Cœur de la main gauche et de la droite il montrait toujours le Cœur de la Ste-Vierge que Mgr de Toulouse tenait dans ses mains. Je voyais sortir du Coeur de N.S. des flots de lumière qui tombaient sur les personnes qui étaient dans la chapelle mais avec plus ou moins d’abondance selon les dispositions de chacune. J’en voyais plusieurs qui en étaient complètement couvertes et un très petit nombre qui ne recevaient que quelque rayons qui semblaient s’affaiblir en tombant dans leurs âmes.
N.S. donna sa bénédiction trois fois en prononçant les noms des trois divines personnes, puis il dit, avec une infinie bonté et en paraissant s’adresser à quelques âmes qu’il regardaient avec complaisance :
" Je viens chercher au milieu de vous les consolations que je ne saurais trouver parmi les enfants de ce siècle. Consolez moi de l’abandon et du mépris que les hommes ont pour moi. Vous êtes les fleurs de ma tendresse, c’est par ma grâce que je vous ai élues de préférence, et je trouve mes délices d’habiter au milieu de vous. Ne craignez point ; je bénis mes propres dons que je répands sans mesure dans vos cœurs, parce que je veux qu’ils produisent des fruits durables qui seront votre joie dans la vie éternelle… je veille incessamment sur vos âmes… soyez dociles à ma divine action et vous deviendrez telles que vous veut votre Dieu." >>
NDAG 269-271
Un jour nous avons vu à part la Sainte
Vierge, un homme qui était très grand. Il avait un vêtement bleu qui était
déchiré en plusieurs endroits ; ses pieds et ses mains étaient
ensanglantés par les épines, il tenait à la main un bâton comme les bergers et
avait aussi comme eux sur la tête un large chapeau seulement au dessus on
voyait une grosse couronne d’épines. Françoise crut que c’était un pauvre
mendiant et lui offrit le pain de son déjeuner. Alors cet homme se mit à
sourire et lui dit avec une grande bonté :
__ « Mon enfant, je ne me
nourris pas de pain ; mais ma nourriture est de faire la volonté de mon
Père : je suis le Bon Pasteur, le Bon Pasteur donne sa vie pour ses
brebis ; je cherche celles qui s’égarent parmi les ronces et les épines et
je veux les ramener. C’est pour cela que j’ai envoyé ma Mère vers vous
autres. »
Il nous
parla encore mais je ne me souviens pas de ce qu’il nous dit. Je crois que nous
l’avons revu d’autres fois. Nous comprenions si peu ce qu’il nous disait, que
souvent nous n’y faisions aucune attention et que nous n’en parlions même pas
entre nous. Je ne sais pas si nous avons jamais dit à personne la réponse qu’il
nous fit quand Françoise lui offrit son pain comme à un mendiant. Nous pensions
toujours que c’était un berger, surtout en l’entendant parler de ses brebis et
en le voyant avec ses pieds et ses mains égratignés et demeurant dans le bois.
Quelque fois nous l’avons vu avec une robe tirant un peu plus sur le rouge.
NDAG
012 /013
(Picheloup, Le Bon Pasteur s’adresse aux jeunes voyantes)
« …venez me tirer un
clou de la main, un autre des pieds et un autre de la tête »
Livre de Mr Ch.
Bisaro, p. 12. Cet extrait se trouve dans une autre relation des
evenements, il n’est pas dans le manuscrit d’Auch. Le symbole fait cependant
l’objet d’un essai de commentaire au lien suivant : __Volet
prophétique
« 14
février 1875. Je voyais à la droite de Notre Seigneur, Monseigneur de Toulouse,
et un peu plus loin la Sainte Vierge sur une grande et grosse colonne. Elle
était sous la forme d’une Immaculée. Ses yeux et ses joues étaient remplis de
larmes. Elle tenait à la main droite la couronne d’épines et les trois clous
qui avaient attaché Notre Seigneur à la croix. Son Cœur paraissait au milieu de
la poitrine, il était percé de sept glaives et environné d’une guirlande de lys
et de roses. »
NDAG 378
<<
… à l’endroit où ma Mère se montre à vous, sous la forme d’une petite enfant,
afin de mieux vous attirer, on place une colonne de six pieds de haut qui soit
surmontée d’une statue de Notre Dame des Sept Douleurs de grandeur naturelle et
qu’autour de la colonne on grave ces paroles :
Ce sont les pécheurs qui me
font pleurer ; mais qu’ils viennent à moi : je suis la Mère de la
miséricorde, du pur amour et de la Sainte espérance. >>
NDAG 052
NDAG
B012 PROLOGUE
« ...nous voulions nous en aller,
parce qu'il était déjà tard … Elle m'appela par mon nom et me dit : "Félicie, viens m'aider
à passer le ruisseau." Je
m'avançais un peu, mais je reculais bientôt. Elle m'appela une seconde fois.
J'étais attirée vers elle, mais la crainte me reprit et je n'osai pas. Enfin la
troisième fois elle me dit: " Félicie, viens m'aider
à passer le ruisseau j'ai peur que le temps me manque."
Je m'avançais alors jusqu'auprès d'elle, je lui tendis la main et comme elle allait
me la prendre, je la retirai bien vite ; je sentais la peur me revenir. A ce
moment elle leva la main droite comme pour me bénir et me dit : " Enfant, ce sera moi qui
un jour te donnerai la main pour que le loup infernal ne te dévore pas" .
»
NDAG 005 /006
« 1859
…La Sainte
Vierge, quelques jours avant qu'elle nous accompagne jusqu'à l'église
d'Arnaud-Guilhem, nous dit qu'elle voulait y être conduite en procession.
Nous sommes allées le dire à
Monsieur le curé qui nous répondit qu'il n'y avait que Monseigneur l'Archevêque
qui pouvait autoriser cette procession. Alors Françoise lui répondit :
« Monseigneur ne l'empêchera pas puisqu'il est mort ; c'était la Sainte
Vierge qui nous l'avait dit et personne ne le savait encore. » Je crois que c'était
le jour même de sa mort et Monsieur le curé en eut bientôt appris la nouvelle
de l'Archevêché.
Alors ne pouvant pas obtenir
de Mr. le curé une procession comme nous pensions que la Sainte Vierge le
voulait, elle nous montre depuis le lieu de l'apparition jusqu'à l'église une
procession de groupes d'anges ; nous ne voyions que des anges, tout en était
rempli, la route aussi. Il y en avait douze qui portaient comme une arche.
Au-dedans, il y avait un soleil et sur tous les degrés des tiges de lys et des
belles roses. Nous avons compris que les anges allaient porter la Sainte Vierge
et je ne sais pas même si ce n'est pas elle qui nous l'a dit.
Alors Françoise lui dit que
c’était elle qui voulait la porter. La Sainte Vierge sourit avec bonté ; puis
Françoise commença à croiser les bras. Alors les anges vinrent déposer sur nos
bras cette arche qui avait un peu la forme d'un pavillon. Je me rappelle très
bien que toute la façade avait des figures d'anges : la Sainte Vierge
était assise dedans, elle était environnée de soleil et avait une belle lune
sous ses pieds.
Tout le long du chemin les anges chantaient des
cantiques en l'honneur de la Sainte Vierge. Je me souviens particulièrement
qu'ils chantaient des litanies que je ne connaissais pas alors mais que j'ai
reconnues depuis lorsque je les ai apprises. Nous entendions aussi une belle
musique faite par les anges mais si belle que jamais nous n'en avions entendu
de semblable ni même qui en approche. Lorsque nous sommes arrivées à l'église
les anges s'arrêtèrent à la porte : ils ne voulaient pas entrer parce que le
bénitier était vide. On s'empressa d'y mettre de l'eau bénite et alors ils
entrèrent, prirent tous de l'eau bénite, et se prosternèrent devant le Saint
Sacrement qu'ils adorèrent profondément. Il y en avait beaucoup qui
s'enveloppaient de leurs ailes et qui paraissaient tout en feu en adorant
Notre-Seigneur.»
NDAG, ECRIT DE FELICIE
(A Mgr
de Toulouse)
<< Mon fils, souvenez vous qu’en ces jours de
pardon que j’offre au monde par votre ministère, et dont votre correspondance à
mes bienfaits est le canal direct, je redonne au Cœur affligé de ma douce Mère
tous les enfants d’Adam qu’elle a adoptés sur le Calvaire dans les angoisses de
l’agonie. Le don que je lui renouvelle accroît encore sa maternelle tendresse,
et elle ne laissera périr aucun de tout ceux que lui confie mon ardent amour.
Ne négligez pas de lui donner au plus tôt la facilité d’étendre sa protection
sur tous les cœurs qui l’invoqueront, qui lui seront dévoués et sur les
pécheurs qu’elle poursuivra et qu’elle ramènera dans le chemin de la vie
éternelle. >>
NDAG 330
« Elle
se plaisait à faire réciter le rosaire à ces enfants et à leur imposer de rudes
pénitences, comme de jeûner rigoureusement, de marcher sur les genoux à travers
les ronces et les épines sans que les genoux fussent ni meurtris ni
ensanglantés et tout cela pour obtenir de Dieu la conversion des pécheurs…
quelque fois sous la pluie la neige, elles n’aient jamais eu les vêtements
mouillés ni tachés de boue. Une fois
une de ces enfants voulut traverser un ruisseau à la nage pour arriver plus tôt
à la Sainte Vierge qui apparaissait sur la rive opposée. Elle se mit de l’eau
jusqu’à la tête, mais arrivée aux pieds de la Sainte Vierge, ses trois
compagnes remarquèrent que ses vêtements étaient secs et que ses petits sabots
n’avaient pas même été mouillés…
[La Sainte Vierge nous dit un
jour d’aller voir Bernadette à Lourdes parce que c’était bien vrai qu’Elle
s’était montrée à elle. A ce moment j’étais dans mon lit avec une fluxion de
poitrine et le médecin avait surtout recommandé de ne pas me laisser prendre
froid.] C’était au mois de janvier […au fort de l’hiver : il tombait de la
neige…] à gros flocons… Le chemin de fer n’existait pas alors… Elles montèrent
sur un chariot découvert et l’on partit ainsi pour faire un voyage de 108 Km.
Le froid était intense et la neige ne cessa pas un seul instant de tomber…
[Nous étions dans une voiture découverte sans parapluie sans rien. La neige ne
tombait pas sur nous car depuis que la sainte Vierge se montrait à nous, nous
avions beau être dehors à la neige et à la pluie, jamais nous n’avons été
mouillées ni par la pluie ni par la neige. Je fus] complètement [guérie en
route de ma fluxion de poitrine. Françoise eut une extase pendant la route…
elle vit le jugement dernier… La Sainte Vierge nous dit ce qu’il fallait dire à
Bernadette pour s’en faire connaître, et aussitôt en arrivant nous étions déjà
amis comme si nous avions toujours été ensemble.] »
PROLOGUE NDAG B009/ 010.
’’Les Apparitions à Arnaud
Guilhem et ce qui s’ensuivit’’ Charles Bisaro, p. 69. Editions Lecha, Toulouse, 3eme
trim. 2003. Seconde version entre crochets.
Voir aussi Chrétiens Magazine n°189
du 15 avril 2006 « (à Heroldsbach) Comme a Lourdes, les voyantes (fillettes) ont été invitées a marcher
a genoux ’’pour la conversion des pecheurs’’, à creuser et dégager de leurs mains le gîte d’une source… » Abbé
René Laurentin.
Puis Notre Seigneur après s’être arrêté un grand moment, ajouta en regardant les instruments de son œuvre. << Mes bien-aimés, priez moi souvent de la sorte :
Père infiniment bon , qui
voudriez sauver tous vos enfants, doux Jésus pour votre gloire, pour l’honneur
de votre Mère et pour l’amour des âmes que vous avez rachetées de votre sang,
hâtez l’accomplissement des désirs de votre Cœur ; et par le Cœur
souffrant de votre Mère Immaculée, répandez sur le monde entier ce torrent de
paix, de miséricorde et d’amour que vous ne pouvez plus contenir. >>
Je m’offris à lui pour supporter tout ce qu’il voudrait m’envoyer, pourvu qu’il fût content et que les âmes fussent sauvées… N.S. me dit :
<< Tu
commences à entendre les désirs de mon Cœur ; sois sans crainte : car
où trouver une mère qui frappe son enfant pour lui faire du mal lorsqu’il se
jette avec abandon dans ses bras ?
Ne sais tu pas que je t’aime infiniment plus que toutes les mères
ensemble n’aiment leurs enfants ? >>
« J’ai voulu ma fille que tu fisses à mon divin Cœur la même protestation que me fit ma divine Mère lorsque répondant à la salutation de Gabriel, elle dit :
‘‘Je
suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole’’
Cet acte
d’abandon à ma volonté sainte opéra le salut du monde, car si elle eût refusé
son consentement je ne me serais point incarné dans son sein virginal, parce
que je veux l’hommage libre de la volonté que j’ai donnée aux hommes ; et
pour continuer encore l’Oeuvre de ma rédemption, je demande toujours le
consentement de ceux que j’y emploie. Je ne force personne, quelle que soit la
manière dont je dispose les choses. »
NDAG 170
« (8
sept. 1871)… Il faut que Pie IX sache… je désire très ardemment que ce
soit sa parole maintenant reconnue infaillible qui soit la pierre fondamentale
du sanctuaire que je demande… »
NDAG
O41
« (14
février 1873)… Je vais maintenant ma fille répondre à une objection
qui sera faite par quelque une de ces âmes dont la foi chancelante et rétrécie
repousse avec dédain tout ce qui a l’apparence du surnaturel… je veux
que ce soit la parole reconnue infaillible de mon Bien aimé Vicaire qui soit la
pierre fondamentale de ce sanctuaire. Mais dis bien qu’en exigeant cela de mon
serviteur je ne prétends pas autre chose que de faire donner à ma divine Mère
une réparation proportionnée aux outrages qui lui ont été faits par l’oubli,
l’indifférence le mépris même avec lesquels on a répondu et on répond encore
aux maternelles avances de sa tendresse. Je demande que l’on reconnaisse être
véritable l’excessive bonté qui l’a portée à descendre du Ciel sur la Terre
pour venir au secours de ses enfants, qu’on lui élève un nouveau sanctuaire et
qu’on lui donne un titre de plus. »
NDAG
050/ 051
« (12
juin 1874) Le St Sacrement étant exposé, je vis la Sainte Hostie qui prit la
forme d’une Croix lumineuse, et, après quelques courts instants, je vis Notre
seigneur qui était très grand… il donna trois fois sa bénédiction… il était
dans une nuée d’étoiles qui l’environnaient… je voyais toujours la Croix qui
était éclatante de lumière. Le vêtement de Notre Seigneur était d’un blanc
éblouissant qui ruisselait de rayons de feu lesquels sortaient de son Sacré
Coeur qui me paraissait plus enflammé que jamais… Il paraissait d’une tendresse
toute spéciale. Je voyais aussi qu’il recevait avec complaisance tout ce qui
était fait pour l’avancement de son Oeuvre et qu’il récompensait tout coeur qui
lui venait en aide pour l’accomplir en lui donnant un plus facile accès dans
son divin Coeur qui semblait s’engager à ne leur rien refuser. Les plaies de
ses mains et de ses pieds étaient éclatantes. Notre Seigneur avait aussi une
grosse couronne d’épines sur la tête qui répandait une douce lumière. Il avait
un manteau d’or qui était posé sur son épaule gauche et revenait un peu de
l’autre côté sur le bras droit… Notre Seigneur me dit avec une bonté
incomparable :
__
… Je suis Dieu ; Je suis le Verbe de Dieu et Je suis enfin l’Esprit de
Dieu qui souffle où je veux. J’ai été renfermé en moi même pendant une
éternité ; je suffisais à mon bonheur puisque je suis la beauté, la bonté
souveraine et que mon essence est d’être infiniment parfait. Néanmoins j’ai
voulu me répandre et de là est sortie la création de toutes choses qui en
venant de moi étaient très bonnes. Mais le péché en révoltant l’homme contre ma
divine Sainteté a répandu la corruption sur mes ouvrages et leurs
perfections premières ont été bien amoindries mais non entièrement détruites.
Il faut donc que je répare incessamment les dommages du péché et que je
continue sur l’homme l’Oeuvre de rédemption que j’ai commencée au Calvaire et
qui ne doit finir qu’avec le monde. Le péché me ravit des âmes à tout
instant ; mais comme un roi puissant et magnanime qui voit son ennemi
s’emparer de ses plus belles villes, je vois aussi Satan m’enlever le prix de
mon sang. Je n’abandonne cependant point les âmes dont il prend possession. Ne
pouvant y habiter par la grâce habituelle et sanctifiante, je me tiens autour
de ces âmes où règne mon adversaire ; j’examine par quelle voie je pourrai
leur faire entendre promesse de pardon ; je leur accorde abondamment mes
grâces actuelles, et si elles persistent, ce n’est que par l’opiniâtreté
persévérante de leur mauvaise volonté. Je veux donner en ces jours à ce peuple
qui m’a tant offensé et qui implore mon pardon, un moyen de retour à mon Cœur
qui lui portera la confiance d’en être accueilli favorablement ; et c’est
le renouvellement de la dévotion au Coeur souffrant de ma Mère Immaculée.
Notre Seigneur s’arrêta un court moment, puis se tournant un peu vers Mgr de Toulouse qui était à sa droite et qui tenait toujours le Cœur de la Sainte Vierge dans ses mains, il lui dit :
__Oui,
mon fils, je veux avoir le souvenir des douleurs de mon Auguste Mère réimprimé
dans le cœur de mes enfants, la Passion que j’ai endurée pour eux. Ce souvenir
est effacé presque partout et on ne pense à mes tourments que d’une manière
vague qui ne saurait porter le repentir dans les âmes… Donnez à votre Sauveur
l’asile qu’il vous demande pour le repos de son infini miséricorde, et alors
mon sanctuaire sera appelé la maison du pardon et de la paix. Je vous
montrerais ensuite prodiges sur prodiges parce que vous aurez glorifié mon
Immaculée Mère.
Sachez
que j’ai eu infiniment pour agréable les ardents désirs de mon serviteur pour
m’édifier un temple dans l’ancienne loi, et la volonté déterminée qu’il avait
de me donner cette demeure a été devant moi la construction réelle de ce
temple, mais pour vous, je n’ai point assez de votre bonne volonté, il faut que
vous me donniez aussi l’acte que je ne demande point à un autre…
Brisez
au plus tôt les liens que Satan a placés pour entraver mon Oeuvre, car, il
voudrait, de toute la fureur de sa haine anéantir cette Oeuvre qu’il sait être
infiniment cher à mon divin Coeur. Je vous défendrai contre la malice de Satan
et contre la perversité des hommes et nul ne pourra vous causer aucun mal,
parce que je veux être votre défense. »
NDAG 248 /254
« … venez et dites au prélat, de ma part, que je lui donnerai les prodiges qu’il souhaite pour affermir sa foi et de plus grands encore, aussitôt qu’il aura commencé ou laissé commencer les fondements de mon sanctuaire. »
NDAG 386 (PROLOGUE NDAG B036, VARIANTE)
« Leur détresse touche mon adorable
Cœur et cependant ce n’est que par l’établissement de la dévotion au Cœur
Souffrant et Immaculé de ma Mère et par l’édification de mon sanctuaire que je leur
donnerai la paix qu’ils sollicitent… »
NDAG 272
« En vérité le salut des hommes et
la paix qu’ils demandent ne leur viendra point par d’autres voies que par le
Cœur Souffrant de Mon Immaculée Mère… »
NDAG 303
« Hâtez vous de bâtir le sanctuaire que
je veux à Arnaud-Guilhem et de rétablir une ardente et sincère dévotion aux
douleurs de ma Mère Immaculée ; c’est l’unique voie qui pourra fléchir
entièrement mon juste courroux et attirer sur les enfants des hommes toute la
grandeur de mes miséricordes… »
NDAG 365
« C’est par mon Divin Cœur et par le
Cœur Souffrant et Immaculé de Ma Mère, honorée à Arnaud-Guilhem que je
chasserai le mal de la terre et que je redonnerai aux âmes leur première
vigueur. C’est pourquoi ne différez plus de me donner entière
satisfaction. »
NDAG 368
« Oui, il est indispensable de
réitérer toutes les instances de mon divin Cœur et de faire bien connaître que
ce sera uniquement par le Cœur souffrant et Immaculé de ma Divine Mère honorée
à Arnaud-Guilhem que je donnerai aux hommes ce qu’ils me demandent. »
NDAG
374
Je voyais sur sa poitrine son Divin Cœur qui ressemblait à une ardente fournaise. Il était dans un mouvement continuel et les flammes qui le consumaient paraissaient de plus en plus ardentes. Il était aussi transparent que du verre et il me paraissait d’une étendue infinie. N.S. avait une large ceinture d’or où je voyais écrit ces mots :
<<
Venez tous à cette source intarissable d’amour et de miséricorde et je brûlerai
vos crimes dans les flammes de mon
inépuisable charité >>
N.S. avait sa main droite entièrement ouverte et il montrait le Cœur de sa Divine Mère qui était dans un chemin de feu tout près de la terre. De sa main gauche il me montrait son Divin Cœur.
NDAG 190.
… Une large ceinture dorée où je voyais écrit en lettres rouges ces mots :
‘’ Ces flammes m’ont consumé éternellement ‘’
Vendredi 9 mai 1873… J’aperçu alors Notre Seigneur dans la Sainte Hostie. Il était de grandeur naturelle et au milieu d’une éblouissante clarté. Il avait un vêtement plus blanc que la neige et tout rempli de fleurs d’or. Les cheveux retombaient un peu sur les épaules. Il avait à ses pieds un magnifique rosier duquel paraissait sortir une haie d’étoiles qui entouraient Notre Seigneur. De ce même rosier sortait aussi une grande croix en haut de laquelle il y avait une couronne d’épines. Notre Seigneur était assis ; ses pieds posés sur deux belles roses et une multitude d’autres l’entouraient. Il tenait de la main gauche un calice. Il me fit comprendre que ce calice était l’emblème de son inépuisable Charité qui a produit et qui produit encore les élus qui m’étaient représentés par ces innombrables étoiles ; que c’est aussi cette même Charité qui lui fait employer sans cesse de nouveaux moyens pour sauver les hommes, et que c’est elle en particulier qui le fait se montrer maintenant, afin de venir au secours de son peuple qui est dans l’affliction et lui donner un moyen de plus de salut : ce que me faisait comprendre les deux roses sur lesquelles il posait les pieds et le grand nombre de roses dont il était environné. Je compris aussi que les souffrances qu’il me promettait, étaient également produites par son infinie Charité, parce que la croix sortait du rosier. Je voyais sur la poitrine de ce bon Sauveur son Sacré Cœur plus éclatant que le soleil et transparent comme du cristal. Il répandait des flots de lumière sur toutes les personnes qui étaient dans la chapelle… Il semblait n’avoir ni commencement ni fin. Mon regard se perdait comme dans un océan de lumière et je voyais, très avant dans ce Cœur, notre Révérende Mère qui était couverte d’un grand manteau blanc sur lequel était empreinte l’image de Notre Seigneur qui paraissait assis sur une grosse pierre ayant les chaînes aux pieds et aux mains ; puis autour de lui je lus ces paroles :
« J'étais prisonnier et vous m'avez visité » (Math. 25/35)
A sa droite je voyais aussi auprès de Notre Seigneur, l’image de Notre Dame Des Sept Douleurs, et à sa gauche celle de Saint Joseph, et autour d’eux un grand nombre d’étoiles qui ne remplissaient qu’une partie du manteau, le reste était tout blanc.
NDAG 057 /059
« Je
suis l’Agneau de Dieu ; je suis celui qui efface les péchés du monde.
Je
me plais au milieu des lys et des roses »
(Au sujet d’une âme privilégiée) Notre Seigneur ajouta :
<<… et je
bénis ce lieu, qu’elle fasse invoquer intérieurement Notre Dame d’Arnaud
Guilhem par les âmes de foi et ma gloire éclatera avec abondance pour hâter le
salut du monde. >>
NDAG 396
<< Je
règnerai sur mon peuple et je répandrai tous les trésors de mon Cœur sur les
enfants des hommes. Il faut que je sauve l’humanité par cette Œuvre régénératrice.
Vous recevrez une particulière surabondance de toutes les faveurs que je
répandrai dans la suite des temps sur le monde par l’œuvre
d’Arnaud-Guilhem …>>
NDAG 333
<< Je veux
sauver mon peuple et le délivrer des mains de tous ses ennemis, et je veux
faire cela par le Cœur Souffrant et Immaculé de mon Auguste Mère …>>
NDAG 366
La Sainte Vierge dit ensuite avec la plus grande bonté :
<<
Voici le lieu de mon repos, aussitôt que le Prélat de Toulouse aura bâti le
sanctuaire de la miséricorde de mon Fils, j’habiterai au milieu de mon peuple
jusqu’à la consommation des siècles. Je bénis de nouveau ces lieux que j’ai
autrefois sanctifiés et je suis prête à y faire éclater l’amour et la
miséricorde de Celui qui m’a envoyée aussitôt que le Prélat le voudra. >>
NDAG 398
Notre Seigneur me dit :
<< Dis
lui, ma fille, que s’il (le Prélat de Toulouse) refuse plus longtemps de se
rendre à mes poursuites qui sont pour le bien et le salut du monde… je
frapperai …>>
NDAG 399
19 juin 1874
<< "Ma fille, après que tu
auras accompli tous mes désirs et que j’aurai rempli mes desseins sur ton âme,
je te retirerai du milieu de mon peuple pour te placer dans mon royaume. Si tu
le désires immédiatement, demande le moi je te l’accorderai."
Quand N.S. m’eut dit cela, je sentis disparaître tout à coup le grand désir que j’avais de mourir et je me soumis intérieurement à faire ce qu’il voulait. N.S. ajouta :
"J’aime d’un amour ardent
et particulier les âmes qui ont faim et soif de moi dans le sacrement de ma
tendresse ; je désire me perpétuer dans les cœurs qui me reçoivent et je
le voudrais pour tous les mystères de mon Incarnation et de ma Rédemption.
Approche toi souvent de ma table sacrée. Il est vrai qu’il faut être bien
préparé, mais je suis moi-même la meilleure préparation et la plus salutaire
action de grâces. Revêt toi de mes mérites qui sont infinis et viens sans
aucune crainte. Ce que je te dis dans le secret doit servir au bien de plusieurs,
parce que je veux que l’on sache que l’amour humble et confiant m’honore
beaucoup plus qu’une crainte servile…"
Je priai N.S. d’accomplir bien vite son Œuvre. N.S. me dit :
" Ma fille, il n’est point un mot, dans toutes mes paroles et mes expressions qui ne contienne un sens caché. Bienheureux l’esprit qui le comprend ; plus heureux est le cœur qui en a le sentiment ; mais infiniment plus heureuse est l’âme qui se soumet à mon action et qui accomplit mes desseins. Si je te redis souvent les mêmes choses, ce n’est point sans motif, car je ne suis point venir t’apprendre la beauté en phrases et la pureté du langage, mais te découvrir pour les hommes l’excès de ma tendresse et la miséricorde que je veux leur accorder." >>
NDAG 265-268
27 juillet 1874 :
<< Car les foules
accourront attirées par la vue de mes bienfaits et des miséricordes éclatantes
que j’y répandrais pour quiconque les voudra recevoir ; et bien loin qu’on
y manque de ce qui sera nécessaire pour l’entretien de ma demeure elle donnera de
son abondance à un grand nombre de vos paroisses qui ne possèdent que ce qui
est absolument indispensable pour l’honneur de ma maison. Hâtez le pas dans le
sentier de mes préceptes, souvenez vous des promesses de votre Dieu et marchez
sans trouble et sans inquiétude. Je suis pour l’humanité une Mère remplie
d’amour, et pour lui donner le bonheur que je lui réserve, je n’hésite
nullement à multiplier mes bienfaits et à réitérer mes instances auprès de vous
et de tous ceux que j’ai choisis pour cette incompréhensible mission. La divine
ardeur que je déploie pour sauver les âmes est une faveur qui découle comme de
la source du mystère de mon incarnation ; car après m’être rendu semblable
aux hommes pour leur venir en aide dans leur profonde misère, je dois à ma
justice pleine d’amour de ne pas les laisser périr et de les poursuivre sans
relâche par toute sorte de moyens… Comprenez la portée de ma divine parole, ô
Vous qui êtes les instruments de mon Œuvre et donnez moi une entière
satisfaction ; sans quoi, ma justice éclatera soudain, je vous rejetterai
dans mon indignation, vous disant comme à vos pères endurcis :
Quadraginta annis proximus fui generationi huic et dixi : semper hi errant corde ; ipsi vero non cognoverunt vias meas quibus juravi in ira mea si introibunt in requiem meam (pendant 40 ans je suis resté très proche de cette génération et j’ai dit : ceux-ci ont toujours le cœur égaré mais eux-mêmes n’ont pas connu mes voies eux à qui j’avais juré dans ma colère…) ; et ce ne sera point en vain que vous aurez méconnu et méprisé les bienfaits du Seigneur votre Dieu. >>
NDAG 314/315
(DU 27 JUILLET 1874, SOIT 40 ANS JOURS POUR JOUR
AVANT L’ECLATEMENT DU CONFLIT DE 1914/18. NOTRE DAME DE FATIMA DIT EN 1917 QUE
LA GUERRE EST UN CHATIMENT A CAUSE DU PECHE)
<< Ordre de commencer le sanctuaire le 1er mai 1874. >>
NDAG 195
<< ma fille... ne crains pas que
j'abandonne jamais l'Oeuvre de ma droite. Je l'accomplirai par ce qui semble
devoir la détruire... ma divine longanimité... triomphera de tous les obstacles.
>>
NDAG 342/343
<<J'ai résolu de donner en ce
lieu là les plus grands, les plus incompréhensibles témoignages de cet amour
qui sont portés aux enfants des hommes. >>
NDAG 347/348
<<…
J’étendrai ce contentement dans le purgatoire en faisant pénétrer les flots de
ma divine miséricorde, dans ce séjour d’expiation, en délivrant beaucoup d’âmes
de leurs tourments. C’est ainsi que toute mon Eglise sera dans l’allégresse…
>>
14 février 1875 :
<< Je veux que le sanctuaire de ma
grande miséricorde s’élève promptement à Arnaud-Guilhem pour le bien de tous
les hommes, Je souhaite qu’avec le Cœur Souffrant et Immaculé de ma Divine
Mère, vous y fassiez aussi honorer mon Divin Cœur tel que je le montre en ce
jour.
Les âmes qui seront fidèles à me donner
ce culte que je demande, recevront de ma tendresse les plus précieuses marques
de mon infinie dilection.
Il faut que l’image du Cœur Souffrant de
ma Mère Immaculée soit représentée ainsi que je le montre aujourd’hui et des
faveurs spéciales seront attachées à toutes les reproductions exactes de ce
gage de ma paix et de ma miséricorde …
Il est aussi nécessaire que les
dimensions de la colonne soient bien suivies et lorsqu’elle sera placée dans
l’endroit que j’ai marqué, vous ferez creuser, il surgira une source
bienfaisante qui rend la santé aux âmes et aux corps de tous ceux qui avec un
cœur contrit et humilié imploreront mon secours avec confiance et invoqueront
le Cœur Souffrant et Immaculé de ma Divine Mère. >>
NDAG 378, 379
<< Si vous voulez un signe présent
et c’est le second que je vous donne :
Laissez
invoquer Notre Dame d’Arnaud-Guilhem et vous aurez la guérison de plusieurs
malades désespérés des médecins.
Néanmoins, si
vous craignez la réussite de ma divine promesse et si vous refusez encore la
permission demandée, je m’adresserai au for de la conscience humaine, j’userai
du pouvoir souverain que j’ai sur les âmes et faisant appel aux âmes de foi, je
leur ordonnerai l’invocation de Notre Dame d’Arnaud-guilhem : elles
obtiendront des prodiges de ma toute puissance divine et je vous mettrai en
main le signe que je vous demande et que vous n’aurez pas voulu favoriser.
Voilà le second signe que je vous donne pour le présent parce qu’il le sera
aussitôt que vous le voudrez. >>
(second signe)
NDAG 388
(A une âme privilégiée, congrégation de
St Joseph)
<< Demandez moi tout ce que vous
voudrez par le Cœur Souffrant de ma Mère
Immaculée, invoqué sous le titre de Notre Dame d’Arnaud-Guilhem, et pourvu que
les âmes pour qui vous me prierez, aient un peu de foi, je vous l’accorderai.
>>
NDAG 392
<< …Transmet donc très
exactement les désirs de mon Cœur à mes bien-aimées, je demande que de plus en
plus elles travaillent de concert et de tout leur pouvoir au succès de mon
œuvre. Pour cela qu’elles suivent sans crainte et avec fidélité, les mouvements
de ma grâce ; car je les assisterai sensiblement et je les conduirai,
comme par la main, afin d’aplanir moi-même les difficultés que je permettrai
qu’elles rencontrent. Dis leur que c’est à la congrégation que j’ai confié ce
dépôt, tandis que j’ai voulu lui imprimer le cachet dont je marque toutes mes
œuvres : celui de la contradiction. Et maintenant que l’épreuve est sur le
point de finir, c’est à la congrégation que je le demande, afin que par elle,
il soit de nouveau donné au monde, pour le salut de mon peuple qui, de divers
pays et de diverses nations, se rendra en foule à Arnaud-Guilhem attiré par les
bienfaits de toutes sortes que j’y répandrai avec plus d’abondance encore qu’un
fleuve rapide ne répand les eaux lorsque ayant été longtemps arrêté dans sa
course, il vient à brises son obstacle et s’élance avec une nouvelle
impétuosité en précipitant les eaux de ses flots. >>
NDAG 060-061
<< Je pensais en moi-même que l’épreuve avait bien été trop longue et que beaucoup d’autres œuvres qui venaient aussi de Dieu n’avaient pas tant souffert. Il me dit :
’’ Ma fille, plus mes oeuvres sont
grandes plus elles doivent avoir de retentissement et de durée, plus il faut
aussi que le sceau de ma croix y soit profondément gravé.’’ >>
NDAG 062
<< Notre Seigneur s’arrêta un court moment puis il dit avec un air de compassion capable de toucher le cœur le plus dur :
’’ Si c’était mes ennemis qui
persécutassent mon Œuvre, je n’en serais point surpris ; mais que des âmes
qui m’aiment s’opposent à un bien, qu’elles affligent ma tendresse et que à
tous mes empressements pour leur témoigner mon amour et leur donner le moyen de
consoler mon Cœur elles ne répondent que par la méconnaissance et
l’ingratitude : voilà ce qui contriste souverainement ce Cœur qui est tout
consumé des plus vives flammes de l’infinie dilection de Dieu pour elles.’’
>>
NDAG 254
<< N.S. paraissait content et sa joie semblait se répandre dans mon âme. Après s’être arrêté un cour moment, il regarda l’Archevêque avec une douceur et une majesté incomparable et il lui dit :
’’
Mon fils j’affermirai votre foi, pour que vous obéissiez à tous mes décrets.
Sachez que vous trouverez plus de délices dans l’accomplissement de mes oracles
que dans la possession des plus grandes richesses. Il faut que vous fassiez de
mes paroles le sujet de vos méditations pour comprendre pleinement la sainteté
de mes voies.
… Que
craignez-vous ? Que faut il que je fasse pour mon Œuvre de plus que ce que
j’ai fait ?
Si mon ennemi
eut demandé une mauvaise action à ses partisans, il aurait été incontinent
satisfait. Je vous presse d’élever un sanctuaire que je remplirai de ma présence,
qui glorifiera mon nom et qui fera honorer ma divine Mère ; pourquoi
l’hésitation a-t-elle envahi votre cœur ? Oui, l’édification de cette
chapelle sera l’approbation de toutes les merveilles qui se sont opérées à
Arnaud-Guilhem, mais seulement de celles dont je suis l’auteur et non pas de
toutes les absurdités que la perversité des hommes y a jointes pour discréditer
mon Œuvre et de tout ce que satan a fait pour la faire tomber en ruine. Par cet
acte Mon fils, vous approuverez je vous le répète ce qui vient de moi : ce
sont des œuvres de sainteté faites pour conduire les âmes à la sainteté, vous
n’y trouverez rien de plus.
Notre Seigneur s’arrêta puis il dit :
J’ai mis des
bornes aux appréhensions, aux hésitations aux entraves et aux résistances, et si
quelqu’un des instruments voulait s’obstiner dans la résistance à ma grâce,
s’il était rebelle à ma miséricorde et qu’il voulut franchir les limites, je le
briserais dans ma fureur et je ferais ressentir mon indignation à tous ceux qui
lui appartiennent dans la suite de plusieurs générations. Car le ciel et la
terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Je mettrais en la place
un instrument docile qui réjouirait mon Cœur et accomplirait mon Œuvre.
Je garde
l’œuvre de mon infinie Miséricorde comme la prunelle de mon œil ; je ne la
laisserai point tomber. Je la mets à couvert sous les ailes de ma bonne volonté
et je l’environne de ma souveraine puissance. Je suis dévoré du désir de sauver
les hommes. Je suis Ma fille semblable à une tendre mère qui sachant que le
salut de sa fille unique dépend de l’acceptation d’un breuvage déploie toute sa
tendresse pour le lui préparer de sa main et de lui faire prendre. La fille
unique de mon cœur celle qui entre toutes les créatures a charmé entièrement mon infinie dilection,
lorsqu’elle est sortie de mes divines mains c’est l’humanité où j’ai déposé et
imprimé mon image. J’ai attaché son salut pour le dix neuvième siècle au Cœur
souffrant de mon Immaculée Mère, et je poursuivrai mon Œuvre de rédemption sans
relâche, jusqu’à son achèvement, et alors encore mes yeux et mon cœur
veilleront sur elle.
Il ne faut
point, ma fille que ta confiance soit ébranlée par les vicissitudes qui sont
inévitables pour les habitants de l’exil. Apprends à espérer contre toute apparence ;
et comme tu vois ma bien aimée, de même il est nécessaire que ta paix ne
dépende point des hommes. Donc, que jamais le trouble ni l’abattement n’entrent
dans ton cœur.’’
Alors N.S. donna
trois fois sa bénédiction et disparut en me laissant dans un grand bonheur. >>
NDAG 220-223
<< ’’Je désire que cette chapelle
que je demande soit entièrement semblable au plan qui a été donné. La bonne
volonté avec laquelle l’Archevêque répond aux avances de mon amour me console
de l’ingratitude d’une foule d’autres qui ferment leurs âmes à mes grâces de
choix. Mais si les cœurs simples et droits captivent mon divin Cœur, je rejette
avec indignation ceux qui sont doubles et dissimulés, parce qu’ils ne cherchent
qu’à tromper leurs frères. Je vois à découvert leur malice et leur
perversité ; je réprouve leurs œuvres qui sous une belle apparence ne sont
qu’un amas de fumée et de corruption. S’ils résistent à la poursuite de ma
miséricorde qui veut les faire rentrer dans la droiture, je les livrerai à ma
justice pour qu’ils paient jusqu’à la dernière obole toutes leurs iniquités,
car ils peuvent bien tromper les hommes, mais ils ne sauraient tromper leur
Dieu.’’
N.S. qui avait un air de majesté et de sérénité qui n’excluait pas cependant une certaine bonté pendant qu’il me disait ces choses, reprit tout à coup son visage doux et bon et ajouta en souriant :
’’ Par le don que j’ai fait à l’Archevêque de Toulouse de l’œuvre de ma miséricorde, je lui ai donné un immense pouvoir ; car avec le Cœur Souffrant et Immaculé de ma Mère, que je lui recommande de faire passer promptement à mon peuple, il aura plus de puissance que s’il avait à sa disposition une armée innombrable de combattants. C’est l’étoile qui doit porter dans une multitude d’âmes l’espérance du salut que satan leur a enlevée. C’est aussi une nuée de feu qui doit éclairer un grand nombre de mes enfants. Ce Cœur Souffrant et Immaculé sera pour une foule innombrable de pécheurs la voie de la résurrection et de la vie. Quand sera-ce que mon divin Cœur recevra ce soulagement ?’’ >>
NDAG 144-145
6 mai 1874
<< J’étais devant le St-Sacrement exposé sur l’autel. Je souffrais intérieurement de grande peine et ce qui surtout m’affligeait c’était la pensée qu’étant mauvaise je ne pouvait qu’être dans l’illusion et trompée par le démon dans toutes les grâces que je croyais venir de Dieu. Je prononçais plusieurs foi le Saint Nom de Jésus afin de le mettre en fuite, et après quelque court instant, je vis N.S. (Notre Seigneur) dans la Sainte Hostie qui me donna la bénédiction et je fis en même temps le signe de la croix. Alors tous mes troubles cessèrent, un calme incompréhensible et la joie du ciel remplirent mon âme. N.S. me dit :
’’ Ma fille, j’ai entendu le cri de
ton cœur ; je ne te laisserai point dans la détresse. Je ne suis point
offensé de tes doutes et de tes hésitations. Ce sont des souffrances que je
permets et dont je ferai sortir ma gloire. Tu m’as fait entendre le nom que
j’ai pris pour te montrer mon amour et c’est cet appel réitéré qui a fait
avancer de plusieurs instant la faveur de ma visite. Tu m’as aussi représenté
le signe de la croix sur laquelle j’ai espoir pour te racheter des mains de mon
ennemi, et à cette vue, loin de fuir, je me suis incliné vers toi et mon divin
Cœur s’est dilaté sur ton propre cœur. Sois donc remplie de l’imperturbable
paix de ton Père et de ton Dieu ; car je ne veux point que l’abattement
s’empare de ton âme.’’
N.S. paraissait très grand. Son vêtement était d’une blancheur éclatante, tout rempli de lys et de roses d’or. Il avait un manteau d’or qui était posé sur son épaule gauche et passait sous son bras droit, il était aussi tout rempli de lys et de roses d’or.
Je voyais sur sa poitrine son divin Cœur qui paraissait comme
une ardente fournaise. Les battements que je distinguais bien, n’avaient point
d’interruption : ce qui le faisait paraître dans un mouvement continuel.
Il était transparent comme du verre et répandait des flots de lumière comme je
n’en avait pas encore vu, sur toute les personnes qui étaient dans la chapelle.
N.S. avait une large ceinture où je voyais écrit ce mot :

<
< Deus caritas est > >
Je voyais sur sa tête une grosse couronne d’épines qui ressemblait à une auréole de gloire.
N.S. paraissait debout et environné d’une multitude d’étoiles. A ses pieds je voyais une foule de roses et de lys d’une incomparable beauté. A droite de N.S. je voyais la Sainte Vierge sur une grande colonne qui était inondée de lumière venant de N.S. qui lui dit :
’’ ô Ma douce Mère, Mère de mon infinie miséricorde, refuge assuré de tous les pécheurs, c’est par vous que je veux sauver mon peuple.’’
La Sainte Vierge dit alors tout le magnificat que N.S. écoutait avec une complaisance infinie ; puis s’adressant à Mgr de Toulouse qui était placé entre N.S. et la Sainte Vierge, il lui dit :
’’ Mon fils, c’est vous qui devez exalter
ma Mère Immaculée. Je vous ai confié toute la tendresse de son Cœur Souffrant,
vous êtes un vase d’élection destiné à répandre mon infinie miséricorde et vous
direz aux nations, par l’accomplissement de mon Œuvre que je leur accorde
enfin, le pardon et la paix.’’
N.S. s’arrêta un moment. Je pensais que ce qu’il m’avait dit, qu’il voulait qu’on commence pour le premier mai n’était pas arrivé. Alors N.S. me dit :
’’ ô âme de peu de foi, que ta confiance est
faible ! Quand pourras tu comprendre les opérations de ma grâce ? Il
faut que tout ce qui est de moi soit marqué de ce sceau divin (et il me
montrait sa croix) et je n’opère de grandes œuvres qu’au milieu des
contradictions, des hésitations, des entraves et même des résistances. C’est
par le triomphe que je remporte sur toutes ces choses que je mérite ma
souveraine puissance. Sois assurée que je veux le prompt succès de mon Œuvre de
toute la force de ma volonté divine et que nul être créé ne pourra l’empêcher.
Je te l’ai déjà dit, mon Cœur Sacré reçoit une entière satisfaction et il doit
te suffire pour être heureuse de savoir que je suis content.’’ >>
NDAG 211-214
(Demande de rencontrer Pie IX à Rome)
<< … le voyage que je demande à ma
bien aimée… mon serviteur le prélat de Limoges qui lui donnera l’autorisation
nécessaire… il est après mon bien aimé Vicaire, votre premier supérieur celui
qui a autorité sur vous et qui doit vous conduire à mon Cœur… parce que j’ai
avant tout pour agréable la soumission envers mon Eglise et ceux que j’ai
préparés pour garder mon troupeau… mon divin Esprit repose sur la tête de la
Congrégation… Je dirai bientôt à la Congrégation : croissez et multipliez
vous, puisque vous m’avez rendu le talent que je vous avais confié et que vous
lui avez fait produire le double. >>
NDAG 253-254
24 avril 1874
<< Je souffrais depuis plusieurs jours de grandes peines ; je me voyais comme chargée de toutes sortes de crimes, parce que je comprenais que si le Bon Dieu ne me gardait je les commettrais tous, ce qui me donnait un grand désir d’aller en faire pénitence dans un ordre bien austère. Puis, j’avais aussi un grand désir de répandre mon sang pour l’amour de N.S.. Pendant qu’on exposait le S. Sacrement, toutes ces peines devint si fortes que je ne pouvais plus en soutenir la violence et je regardai la sainte Hostie sans pouvoir rien dire. En ce moment je vis N.S. dans la sainte Hostie qui me donna la bénédiction et me dit avec bonté :
’’ Ma fille sois toujours fidèle à
m’invoquer dans tes tribulations et je serai toujours prompt à te secourir,
n’oublie jamais que je suis ton Père et que mon infinie tendresse veille
incessamment sur ton âme qui est l’instrument de l’œuvre de ma miséricorde.
Sache aussi que tous ces désirs de martyre et de pénitence ne seront point
inutiles dans ton cœur et qu’ils porteront des fruits pour ma gloire. Je te
donne ma paix, je te laisse ma paix ; sois ferme et courageuse pour me
suivre dans le chemin de la croix. C’est par là qu’il faut passer pour arriver
à la vie que je t’ai promise.’’
N.S. paraissait très grand ; il était assis sur un trône d’étoiles, et une troupe innombrable l’entourait. Son vêtement était d’une blancheur éblouissante, tout étincelant d’or et sillonné de rayons de feu qui tombaient à ses pieds et formaient un immense brasier lequel se répandait dans le Cœur de la Ste Vierge qui était toujours dans un chemin de feu et touchait la terre. N.S. avait la main droite entièrement ouverte et il montrait le Cœur de sa divine Mère. De sa main gauche il montrait son Cœur qui paraissait tout embrasé et dans un mouvement continuel. Il était transparent comme du verre et répandait des flots de lumière sur toute les personnes qui étaient dans la chapelle. Le vêtement de N.S. était rempli de déchirures et son corps paraissait tout couvert de plaies plus éclatantes que le soleil. Celles de ses mains et de ses pieds étaient aussi d’un grand éclat. N.S. avait sur la tête une couronne d’épines qui était comme une auréole de gloire et autour de son Cœur je voyais un grand nombre d’étoiles qui puisaient de grandes lumières dans le Sacré Cœur et les communiquaient aux âmes qui étaient présentes. N.S. me dit en me les montrant :
’’ Ma fille considère le choix divin
que j’ai fait de ses âmes pour être les instruments dociles de mon Oeuvre. Je
les ai placées autour de mon Cœur pour en être la gloire, en montrant la
puissance de ma grâce. Elles puiseront avec joie à cette source sacrée et elles
donneront à leurs frères toute la surabondance de mes bienfaits.’’
Je vis en ce moment Mgr de Toulouse qui vint encore baiser la main droite de N.S. qui le regarda avec une grande tendresse et lui montra du doigt le Cœur de la Ste-Vierge. Mgr alla prendre ce Cœur et il fit jaillir sur lui comme un déluge de lumière qui le couvrit entièrement. N.S. lui dit :
’’ Mon fils, votre promptitude à
accepter les désirs brûlant qui me consument et votre entière adhésion à ma
volonté divine ont blessé mon infinie tendresse. Ce n’est donc point en vain
que ma grâce a coulé dans votre âme ; ce n’est point en vain que j’ai
frappé à la porte de votre Cœur. Vous avez entendu ma voix et vous avez répondu
à mes avances pleines d’amour. Soyez béni de votre Dieu dans les siècles des
siècles. Je vous promets que même dès cette vie, vous éprouverez les puissants
effets de ma reconnaissance divine. Je fortifierai votre âme afin qu’elle
poursuive sans crainte l’exécution de l’œuvre de ma miséricorde, et en vous
disposant à accomplir mes desseins, songez aussi, Mon fils, à vous prémunir
contre satan qui va souffler son venin dans quelques âmes pour faire naître des
difficultés et s’opposer à mes desseins. Je devais à mon infinie compassion
pour les hommes de ne point permettre que l’Oeuvre qui devait être le salut
pour une si grande multitude allât se briser contre une volonté rebelle, parce
que alors mes promesse se seraient changées en menaces, mes bienfaits en
rigueurs et mes bénédictions en vengeances divines, puisque l’on aurait pas
répondu à mes miséricordes et que je n’aurais rencontré dans les cœurs que
froideur, indifférence, mépris et incrédulité. Ouvrez, Mon fils, les sources de
mon infinie miséricorde et je donnerai à mon peuple le pardon qu’il me demande.
Il faut que
ma miséricorde s’élance comme un géant pour fournir sa course, parce que son
jour a brillé. Elle s’élèvera sur les plus hautes montagnes et descendra dans
la profondeur des vallées, soumettant tout à son empire plein de douceur. Elle
imprimera sa trace sur la pierre qui s’amollira devant elle comme la cire devant
le soleil et je ferai en sorte que les plus critiques censeurs de mon Œuvre en
deviennent les plus zélés défenseurs. Les efforts de mon ennemi pour la
détruire ne serviront, ainsi que je l’ai promis, qu’à lui donner plus d’éclat.
Je serai avec vous ; ma droite vous soutiendra et vous dirigera dans
toutes vos voies.’’ >>
NDAG 201-205
<< Ma fille, pour la construction
du sanctuaire de ma miséricorde, il ne faut pas seulement des pierres et autres
matériaux ; j’ai surtout besoin de prière, de souffrances et de bonnes
œuvres. Or j’ai choisi ma bien aimée pour la victoire de mon amour. C’est ma
paternelle tendresse qui l’immole incessamment, et c’est à ma charité sans
borne pour les âmes que je la sacrifie. Mon épouse ne veut plus rien, elle est
contente, parce qu’elle sait que je le suis. >>
NDAG 157
<< Je pensais que notre Rde.
Mère voulait demander quelque chose et je ne savais pas ce que c’était.
N.S. me dit : ’’ Mon épouse veut savoir si je
désire encore quelque chose. Dis lui, Ma fille, que je désirerais qu’elle
me fît au nom de la Congrégation l’offrande perpétuelle de quelque uns de
ses membres qui seraient tout spécialement destinés à prendre soin de la chapelle
de mon Auguste Mère et d’élever dans ma sérénité et dans mon amour les
enfants d’Arnaud-Guilhem et ceux de toutes les campagnes environnantes. Je veux
aussi qu’elle envoie avec une grande confiance M. Al. vers l’Archevêque de Toulouse
car le Cœur de ce Prélat est tout disposé à donner entrée dans son diocèse
au Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée. Il faut que M. Al. lui dise de ma
part que je voudrais que ce
fût lui qui
fît pour le diocèse l’acquisition du terrain où doit s’élever le sanctuaire de
ma divine Mère. S’il consent à me donner cette satisfaction que je lui demande,
qu’il demeure bien persuadé que je l’en récompenserai avec une libéralité sans
borne.’’
Je pensais qu’une autre fois il m’avait dit qu’il avait choisi aussi l’Evêque de Limoges. N.S. me répondit :
’’ Qui pourra pénétrer la profondeur
de mes desseins ? J’ai élu l’un et l’autre pour l’honneur de ma Mère et
tous deux doivent la faire connaître et chérir selon que je le veux.’’
Je le priai alors de vouloir bien accorder à M. Al. les grâces qui lui étaient nécessaires. Il me dit :
’’ Ma fille, je dois à mon épouse une
assistance toute particulière ; c’est pourquoi je la couvre avec une
nouvelle abondance de mon esprit de force et de sagesse et je me charge de la
guider dans toutes ses voies… Ne t’afflige donc pas des souffrances que je lui
envoie ; car je dispose de mon épouse comme d’un bien qui est à moi. Je la
fais souffrir pour le prompt accomplissement de mon Œuvre.’’ >>
NDAG 106-107
<< ’’… Satan voudrait empêcher que
Sr. de la réparation se donne tout à moi par des vœux perpétuels, et il se
prépare à lui livrer de terribles assauts. Il est bon que la Rde. Mère le
sache. Tu diras encore à ma bien aimée que par le Cœur Souffrant de ma Mère
Immaculée je ranimerai la ferveur dans la Congrégation surtout dans un grand
nombre de mes épouses qui jusqu’à ce moment auront résisté à ma grâce et oublié
la perfection. Je te promets que les causes les plus désespérées mises avec
confiance dans le Cœur Souffrant de mon Immaculée Mère auront toujours une
heureuse issue.’’
Je le priai de commencer bien vite d’exercer sa miséricorde ; et N.S. me dit :
’’ Ma fille aussitôt qu’on commencera
les fondements de mon Sanctuaire, je jetterai en ce lieu là, les racines de ma
grande Miséricorde et je couvrirai toute la terre des rameaux de ses branches…
L’Archevêque de Toulouse veut me plaire. Il désire contenter mon divin Cœur. Il
faut que M. Al. lui dise de ma part de hâter l’exécution des desseins de
miséricorde que j’ai déposés entre vos mains et de travailler sans plus de
délai à la glorification de mon auguste Mère. Je demande aussi qu’il choisisse
pour mon Œuvre des ministres très zélés, de vrais serviteurs de ma Mère, qui
mettent toute leur gloire à la faire connaître et aimer et dont l’unique
occupation soit de m’immoler tous les jours sur cette montagne que j’ai choisie
et de laver dans mon Sang precieux les nombreux pécheurs que ma grâce aura
touchés. Le Prélat m’aurait bien fait cette offrande sans que je la lui
demande ; mais je veux qu’il sache qu’elle me sera infiniment agréable et
que je la recevrai en dédommagement des outrages que me font les impies… Ma
fille, il est nécessaire que les instruments de l’œuvre de ma miséricorde
soient dans la souffrance et le travail, parce que cette Œuvre doit être la
rédemption d’une multitude d’âmes et qu’elle ne peut s’accomplir autrement.’’
>>
NDAG 120-122
<< ’’… je te cache dans le fond de
mon Cœur. C’est contre ce rocher divin où je t’abrite que la fureur de satan
viendra toujours se briser : car mon ennemi te hait, non seulement comme
une âme rachetée de mon Sang, mais surtout comme étant l’instrument choisi
d’une Œuvre qu’il sait devoir être toute entière à sa confusion et à la
destruction de son empire dans les âmes.
Souviens toi
Ma fille, que dans les différentes tribulations par lesquelles il faut que tu
passes, un seul acte d’abandon et de conformité à ma volonté divine me plait
souverainement et me rend beaucoup plus d’honneur que tout ce que tu pourrais
faire d’ailleurs, quelque grand et quelque héroïque que cela te paraisse, car
le véritable héroïsme consiste à faire toujours ce que je veux. Reçois mon
esprit de Sagesse qui te donnera l’intelligence de toutes ces choses et te fera
comprendre la sublimité et la grande facilité de la perfection que je te
demande et à laquelle il est nécessaire que tu parviennes. Repose toi un peu
dans la retraite de mon Cœur sacré et prépare toi à de nouveaux combats.’’
Alors N.S. regarda sa divine Mère avec tendresse et il lui dit :
’’ ô ma Mère Immaculée, le moment approche où il
faut que la domination de votre Cœur souffrant s’étende sur tout mon peuple et
que par les douleurs et l’amour de ce même Cœur, vous me redonniez une
multitude d’enfants que l’athéisme et l’erreur m’enlèvent chaque jour. Je veux
que les premières bénédictions de votre maternelle tendresse sur la colonne à
Arnaud-Guilhem soient pour les âmes égarées, pour mon Eglise persécutée, pour
mon bien aimé Pontife opprimé, pour les trois instruments de mon Œuvre et pour
tous ceux qui par leur pensées leurs désirs, paroles, souffrances, prières ou
actions travaillent à vous faire glorifier en ce lieu.’’ >>
NDAG 126-127
3 juillet 1874
<< Presque aussitôt que le St. Sacrement fut exposé, je vis N.S. dans la Sainte hostie. Sa vue me fit cesser les peines que j’avais , et je me trouvais si heureuse qu’il me semblait que j’étais au Ciel… N.S. donna sa bénédiction trois fois en prononçant les noms des trois divines personnes et il semblait jeter des flots de lumière. Il me dit alors avec une bonté que je ne sais point faire comprendre :
’’ Ma fille l’ardeur de ma divine
tendresse m’a fait, pour ainsi parler, soupirer incessamment après ce jour et
cette heure où je pourrai te donner un nouveau gage de mon infinie dilection et
te faire entrer plus avant dans le sanctuaire de mon adorable Cœur, afin de t’y
découvrir pleinement les trésors de charité qu’il contient. Ce sont des
richesses anciennes et nouvelles que je voudrais pouvoir répandre sans mesure
dans le cœur de tous les hommes. Et cependant je ne trouve que des entraves à
mon amour. Je ne puis verser que quelques gouttes de cet océan sans rives et
sans fond là où je voudrais tous les abîmer ; et encore, ils méconnaissent
mes bienfaits parce qu’ils leur paraissent extraordinaires et trop au dessus de
leur faible intelligence renfermée dans de si étroites bornes. Je ne laisse
échapper que de rares étincelles de ce feu consumant qui devrait enflammer
toutes leurs âmes ; et ma tendresse n’est point comprise. Ils ne veulent
pas croire à l’amour d’un Dieu qui est leur Père. Je ne leur donne que quelques
pierreries de ce trésor infini dont je voudrais les enrichir, et il n’en font
nul cas. Ils préfèrent courir après la vanité que de s’attacher à la vérité
pour la suivre. Voilà Ma fille, quels sont les hommes de ces jours que je
marque d’une protection et miséricorde spéciales. Ce sont de tels hommes que je
ne cesse de poursuivre et pour lesquels je serais prêt à endurer tout de
nouveau une infinité de tourment et de mort s’il était nécessaire.
Oh ! si
j’eusse fait pour l’ange, créature plus noble que l’homme ce que j’ai fait pour
ce dernier, l’extase de la reconnaissance se serait emparé de l’esprit
angélique, et rien n’aurait pu le distraire de mon amour. Et parce que j’ai usé
d’une plus compatissante miséricorde pour l’homme, il semble en être devenu
plus ingrat.
Je cherche
mais en vain à renouer ce lien de première intimité que j’avais établi entre ma
divinité et l’humanité innocente. L’incompréhensibilité qu’ils prétendent
trouver dans mon amour et la dureté de leurs cœurs contriste le mien et arrête
mes bienfaits.’’
N.S. s’arrêta, puis il dit à Mgr de Toulouse avec une bonté infinie :
’’ Mon fils, je bénis votre bon vouloir
et vous donne la sagesse et la force de mon Esprit Saint. Vous n’ignorez point
que j’aime les âmes avec passion, et vous n’êtes point surpris en voyant tout
ce que je fais pour les arracher aux mains de satan. Donnez moi sans délai le
sanctuaire que je vous demande, pour que j’y fasse éclater toute ma
Miséricorde. Offrez aux nations la paix qu’elles puiseront à cette intarissable
source… La foi se perd dans les âmes,
et mon amour est banni du cœur des hommes ; ils deviennent tout charnel.
Je veux les réveiller de ce funeste assoupissement qui leur donnerait la mort,
et je vous choisis, Mon fils, pour être le principal instrument de l’Oeuvre de
ma miséricorde. Reconnaissez ce choix qui vous vaut une surabondance de
bienfaits et marquez pour les générations futures les merveilles de ma
tendresse ; car si je prends un tel soin des pères, je l’étendrai aussi
sur les enfants que je n’abandonnerai jamais.
Malheur à
ceux qui mettant ma puissance au défi et avec des intentions détournées osent
s’obstiner contre moi et me dire que si je veux qu’on m’édifie un sanctuaire je
dois commencer par opérer des prodiges ; ils seront eux même un vrai
prodige d’endurcissement. Il ne recevront de mon Cœur d’autre réponse que celle
que je fis par mon interminable silence à Hérode et à sa cour, lorsqu’il me
tenta et qu’il me demanda lui aussi à voir des prodiges.’’
N.S. s’arrêta un court moment ; puis élevant ses yeux au ciel, Il ajouta :
’’ Bientôt j’appellerai devant mon
tribunal ces âmes qui ne veulent pas comprendre les avances de mon amour. Alors
je leur ferai rendre compte des lumières que je leur donne et qu’elles
méprisent. Elles verront alors jusqu’à quel point elles m’ont affligé par leur
incrédulité et leur opposition ; mais il ne sera plus temps, et elles
devront porter le poids de ma justice outragée parce que la nuit aura succédé
au jour et qu’elles ne pourront plus rien faire pour moi. Travaillez, tandis
que je vous en laisse le temps, ô vous tous que j’ai choisi pour les
instruments de l’Oeuvre de ma miséricorde et de mes désirs ; alors je vous
bénirai de plus en plus ; car mes mannes ne sont pas éternelles, et après
avoir attendu patiemment je fais éclater ma justice tout à coup.
Quant à vous ô Mon fils vous savez
l’ardeur qui me consume pour rendre les hommes heureux. Déliez le bras de ma
divine miséricorde qui n’agira que faiblement jusqu’à ce que vous me donniez
l’acte que je réclame pour y faire reposer la paix et le pardon de mon peuple.
S’il vous faut de la force venez la puiser dans mon Cœur. Je vous y donne un
facile accès ; venez et je ne vous refuserai rien de tout ce que vous me
demanderez, pourvu que vous mettiez mon Œuvre en voie d’exécution.’’ >>
NDAG 276-281
<< Et moi qui ai été le Dieu de vos
pères, ne suis-je point aussi votre Dieu infiniment bon et compatissant qui ai éprouvé
toutes vos faiblesses et vos infirmités et qui connaît le remède capable de
vous sauver ? Je n’ai pas hésité, pour opérer votre salut, de prendre même
la forme du péché ; je me suis couvert de toutes vos iniquités comme d’un
manteau, et je me suis présenté ainsi devant l’infinie justice et la divine
Sainteté de mon Père, Moi qui, oubliant, pour ainsi dire, que j’étais son Fils
égal à Lui, n’a vu en moi que le péché pour me fouler dans son indignation et
me faire porter le poids de cette divine Sainteté outragée par le pécheur.
Donnez moi, ô
Mon fils, de pouvoir faire fructifier dans les âmes les trésors de mérite que
je leur ai acquis ; donnez moi de faire éclater sur mes enfants toute
l’étendue de mon infinie Miséricorde ; car je brûle du désir de les sauver
tous, et la soif qui me dévore pour les rendre heureux ne sera entièrement
satisfaite que lorsque j’aurai gagné à mon amour tous ceux que mon Père m’a
donnés pour prix de mes Travaux et de mon Sang… La plus grande merveille que je
puisse vous montrer n’est-ce point l’infatigable persistance que je mets à vous
solliciter d’accomplir les desseins de mon amour et la longanimité toute divine
avec laquelle j’attends que vous réjouissiez mon adorable Cœur ? Cependant
aussitôt que vous commencerez mon Œuvre, je vous ferai voir la puissance de mon
bras. Je ne diffère qu’afin d’avoir l’hommage de votre bonne volonté… >>
NDAG 260-261
<< Dis leur, Ma fille, que seul,
mon bien aimé Pontife Pie IX peut pleinement et promptement satisfaire les
désirs de mon Cœur en ordonnant l’érection d’une chapelle expiatoire à
Arnaud-Guilhem. Je veux aussi qu’elles fassent connaître mes désirs, mes
demandes et mes desseins à l’Evêque de Limoges, parce que j’ai élu ce Prélat
pour la gloire de ma Mère. Tu diras encore à mes bien-aimées de ne pas
s’affliger ni de se rebuter, lorsque au premier abord, elles ne rencontreront
pas toute la créance qu ‘elles espèrent trouver, même dans des personnes
qui me sont chères ; car, pour ces sortes de choses, une sage prudence est
nécessaire, et je suis bien loin de la condamner, puisque je l’ai expressément
recommandé dans mon Evangile en disant de ne pas ajouter foi à tous ceux qui
diraient : le Christ est ici, ou il est là. C’est pourquoi, au lieu
de m’offenser de l’examen rigoureux que l’on fera de tout ce que je te dis, je
récompenserait magnifiquement ceux qui prendront cette peine pourvu qu’ils le
fassent en vue de ma gloire avec droiture et simplicité, parce que quand mes
faveurs sont soumises à des âmes droites, je ne manque jamais de les éclairer
afin de leur montrer la réalité. >>
NDAG 070-071
6 juin 1874
<< Je me trouvais devant le St. Sacrement. Il me semblait que j’étais couverte de toutes sortes de crimes et que j’attirais la colère du Bon Dieu sur la communauté. J’avais grand désir d’aller faire pénitence, et j’étais devant Dieu dans une confusion bien grande… Je fis la rénovation des vœux et aussitôt je vis N.S. dans la Sainte Hostie.
En le voyant mon âme fut inondée du bonheur du Ciel… N.S. était très grand ; il avait un vêtement plus blanc que la neige et tout sillonné de rayons de feu qui sortaient de son divin Cœur et formaient à ses pieds une mer transparente comme du cristal. Il avait un manteau d’or qui était posé sur son épaule gauche et revenait un peu de l’autre côté sur son bras droit. N.S. me fit comprendre que ce manteau était l’emblème de sa puissance qui retenait les plus grands châtiments de sa justice et qui les faisait rester comme en suspens jusqu’à ce qu’on eût accompli l’Oeuvre qui doit les détourner complètement. Je comprenais encore que le petit bout de manteau qui couvrait un peu le bras droit de N.S. était aussi le symbole de la puissance divine qui arrêtait le cours de la miséricorde que veut répandre N.S.. Cela s’explique par les délais que l’on met à faire ce qu’il demande.
N.S. était dans un nuage d’étoiles. Je voyais sur sa poitrine son divin Cœur qui était comme une ardente fournaise et répandait des flots de lumières sur les personnes qui étaient dans la chapelle, et j’en voyais tomber aussi sur plusieurs places qui étaient vides. N.S. me fit comprendre que les âmes qui occupaient ces places restées vides avaient laissé leur cœur au pied de l’autel et que le fréquent souvenir qu’elles avaient de Lui au milieu de leurs occupations leur méritait cette abondance de grâces. Je voyais les plaies des mains et des pieds de N.S. qui étaient ruisselant de lumière et il en tombait comme des diamants. Je comprenais aussi que cela représentait les grâces de conversion que N.S. accordait à plusieurs pécheurs, à cause des prières que la Communauté faisait pour eux, ce qui paraissait plaire beaucoup à N.S..
Je voyais à droite de N.S. Mgr de Toulouse qui tenait toujours le Cœur de la Ste-Vierge. N.S. lui dit avec bonté :
’’ Mon fils, l’exaltation de mon
Eglise, la conversion d’une foule d’âmes, le pardon et la paix que j’ai promis
à mon peuple sont entre vos mains, vous le savez. Gardez vous bien de rejeter
mon Œuvre, sans laquelle je ferais sévir ma justice avec toute la rigueur
qu’exige la rébellion des hommes contre moi. Ne tardez plus ; rendez vous
aux sollicitations pressantes de ma tendresse, car, je ne veux pas m’irriter
contre vous, l’élu de mon infinie miséricorde. Soyez assuré que mon bien-aimé
Pontife Pie IX a reçu la plénitude de mon divin Esprit pour découvrir mon
action dans cette Œuvre et qu’il n’a cédé à aucune persécution humaine. Agissez
donc en toute assurance et contentez les désirs ardent de mon Cœur dévoré
d’amour pour les âmes.’’
N.S. fit une longue pause, et je voyais que Mgr était tout couvert de lumière… N.S. dit encore à Mgr de Toulouse :
’’ Mon fils, travaillez promptement à
l’exécution de mes desseins de miséricorde tandis que vous avez la lumière, de
peur que les ténèbres ne vous surprennent ; n’attendez pas que je vous
arrête dans votre course ; car vous le savez, ce ne sont pas ceux qui
descendent dans le tombeau qui peuvent travailler à ma gloire et faire des
œuvres de justice. Vous entendez mon langage et vous comprenez ma parole. Ma
grâce intérieure vous sollicite avec plus d’instances et plus de puissance que
ma grâce extérieure. Accueillez leurs poursuites et exécutez ce qu’elles vous
demandent. Devenez un des plus zélés et des plus dévoués serviteurs du Cœur
Souffrant de ma Mère Immaculée. Rappelez à mon peuple les douceurs et la
tendresse de son amour, et vous verrez les fruits de salut que produira cette
dévotion. Ne craignez point de trop multiplier les œuvres pieuses. Voyez si les
ennemis de mon Nom craignent d’accroître le nombre de leurs lieux de perdition.
Ils savent que le nombre et l’extension fait la force. De même toutes les
dévotions se soutiennent les unes les autres. Bien loin de se nuire elles ne
font que se fortifier par la multitude. Que le zèle de mon Cœur pour sauver les
âmes remplisse complètement le votre et vous inonde d’un saint courage :
c’est le don que vous fait mon amour… Mon fils, entendez ma voix ; oui je
veux poursuivre mon Œuvre sans relâche, mais pour la conduire à sa fin, je ne
voudrais employer que les instances de ma miséricorde.’’ >>
NDAG 239-243
10 juillet 1874
<< ’’… car vous le savez, puisque
vous êtes le gardien de mon peuple et le distributeur de ma parole, la fidélité
à une grâce en attire d’autres, tandis que au contraire, la résistance à un
premier bienfait m’éloigne des âmes qui me font cette insulte. Elles tombent
dans une plus grande obstination et un plus dur endurcissement. Alors je porte
mes faveurs à d’autres âmes qui savent en faire un meilleur usage et qui
répondent à ma tendresse. Il est écrit qu’on ôtera les talents confiés à celui
qui n’a rien pour les donner à celui qui est déjà dans l’abondance… je vous
promets, Mon fils, que je rendrai une santé parfaite aux personnes dont vous
souhaitez la guérison, aussitôt que vous commencerez mon Œuvre. Donnez
promptement cette joie à mon Cœur qui vous presse avec tant d’ardeur et vous
serez le sujet d’une grande réjouissance pour tous mes élus, à qui j’ai donné
dans mon essence divine la vue anticipée de l’innombrable foule de pécheurs que
cette Œuvre doit rendre à mon amour.’’
N.S. s’arrêta un court moment. Puis il reprit :
’’ En examinant l’œuvre d’Arnaud-Guilhem,
que mes instruments ne cherchent point à pénétrer trop avant. Il en serait
d’eux comme d’un homme qui veut fixer le soleil et qui se trouve ébloui par son
éclat ; car, mon Œuvre contient, comme tout ce que je fais, des choses qui
sont incompréhensibles à l’esprit humain ; et cela, afin de laisser le
mérite de cette foi simple qui était le partage de vos pères. Ces mystères
apparents se développeront dans la suite et on verra s’accomplir
progressivement tout ce qui est renfermé dans cette Œuvre de rédemption.
Attendez que l’heure vienne, et hâtez vous, Mon fils, de commencer ; il y
va de ma gloire et du salut des âmes. Cela suffit pour enflammer votre courage.
Je vois satan se faire édifier sans cesse des temples pour y perdre les âmes.
Je vois les fils de satan, frappés de l’anathème de l’excommunication, détruire
mes sanctuaires et les changer en cavernes de voleurs. Ne se lèvera-t-il
personne pour les chasser en accomplissant l’œuvre de la paix, de la
miséricorde et du pardon que mon Cœur ne peut plus retenir et que j’ai besoin
de répandre sur cette terre que j’aime et qui cependant est toute désolée et
couverte des ombres du trépas ? Je frappe, pour ainsi dire à regret. Je
voudrais pouvoir faire éclater l’excès de mon amour et voir tomber de mes mains
les verges de ma justice. Je me repose sur votre bon vouloir, puisque vous êtes
l’instrument de ma miséricorde. Empressez vous de me désarmer, j’attends votre
concours, il m’est nécessaire parce que je veux me servir de vous pour exalter
le Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée et faire honorer à la fois et le Fils et
la Mère.’’
N.S. dit encore :
’’ Ma fille, je recueille tous les
désirs de mes instruments et toute leur bonne volonté pour les considérer et ne
point frapper sans pitié ce peuple rebelle ; car si je traitais les hommes
selon leur mérite, pas un seul ne serait irréprochable devant moi ; mais
je les regarde à travers ces plaies que m’a fait mon amour pour eux et je ne
les vois que tous inondés de ce Sang qui crie sans cesse miséricorde. A côté de
la dette infinie de l’homme, il y a une rançon infinie devant laquelle mon
inexorable justice est désarmée : ce sont mes souffrances et ma mort. Je
veux refaire une nouvelle application de ces trésors par la dévotion au Cœur
Souffrant de mon Immaculée Mère et à ma sanglante Passion. Ne soyez point
arrêtés par les entraves que vous rencontrerez, ô vous tous que j’ai élus pour
me donner cette Œuvre.’’
N.S. s’adressant encore à Mgr de Toulouse lui dit :
’’ Mon fils, les entrailles de ma
divine miséricorde ne peuvent plus résister aux vives sollicitations de mon
peuple : montrez lui le salut qu’il vous demande et que je lui accorde au
delà de toutes les espérances dans l’œuvre de ma miséricorde. Je suis ému de
pitié ; car les plaintes et les soupirs pénètrent au fond de mon Cœur. Les
âmes fidèles retiennent mon indignation par la ferveur de leur prière et par
leurs pieuses pérégrinations que j’ai pour très agréable ; mais vous, ô Mon fils, il faut
que vous la détourniez entièrement et que vous donniez un libre cours à la
mansuétude et à l’amour qui dévorent ce Cœur et que je ne puis plus contenir…
Plus j’emploie d’instruments pour l’exécution de mes desseins de miséricorde et
plus, en quelque sorte, mon amour se dilate.’’ >>
NDAG 292-297
<< ’’ Prêtez moi votre concours,
puisque c’est là tout ce que je veux. Ne différez pas davantage, car le temps
presse… Soyez ému de compassion pour vos frères coupables et dites moi avec un
de mes plus chers serviteurs, que la défaillance s’est emparée de vous en
voyant la multitude de pécheurs qui abandonnent ma loi, et que pour les faire
rentrer dans la voie droite vous êtes prêt à exécuter tous les décrets de ma
tendresse. Je ne révoquerai point l’arrêt de ma miséricorde que j’ai promis en
faveur de mes enfants : il faut donc que vous précipitiez votre marche
dans les sentiers de ma justice. C’est vous que j’ai élu pour donner aux hommes
de ce siècle un nouveau gage de mon ardent amour. Comprenez la grandeur de ce
choix et l’effroyable responsabilité qui pèserait sur quiconque mettrait
obstacle à l’œuvre de ma miséricorde. Le Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée,
c’est la fontaine rafraîchissante après laquelle soupirent comme des cerfs
altérés une foule innombrables d’âmes qui doivent être arrachées à l’enfer par
cette Œuvre et ramenées à mon divin Cœur qu’elles béniront éternellement et où
elles seront désaltérées pleinement ; c’est dans cet océan sans bornes que
je noierai tous leurs crimes.
Je suis la
production de l’amour de Dieu pour les hommes ; ne soyez point étonné
après cela des moyens de salut que je me plais à leur offrir incessamment. Non,
je ne me lasserait point, et jusqu’à la consommation des siècles, je
poursuivrai ces âmes qui m’ont coûté si cher… Quiconque m’aide à opérer le
salut d’une seule âme, me rend beaucoup plus d’honneur et me cause beaucoup
plus de joie que ne fait à un prince celui qui par la valeur personnelle ajoute
à sa couronne toute l’étendue d’un royaume… Ma fille si je demande aux enfants
des hommes une demeure pour mon infinie miséricorde, c’est pour avoir l’hommage
de leur bonne volonté et leur fournir le moyen de me plaire. Ai-je besoin
qu’ils me donnent ce que je leur ai donné moi-même avec une libéralité divine
? Le ciel est mon trône et la terre m’appartient ; elle est le marchepied
de ma gloire. Cependant je veux que le prélat de Toulouse m’édifie un
sanctuaire. Là je ferai reposer le Cœur Souffrant et Immaculé de ma tendre Mère
et par ce canal divin je sauverai mon peuple. Je retirerai alors les fléaux qui
pèsent sur lui et je ne le frapperai point de ceux qui le menacent… Je vous
donne mon Esprit de Force de Sagesse et de filial abandon. Songez bien que je
veux cette Œuvre, et lors même que tous les hommes se soulèveraient contre
elle, je ne permettrai point qu’ils en arrêtent l’exécution ; car rien
n’est impossible à Dieu. Je ne suis pas semblable à ceux qui disent et ne font
rien.’’
N.S. me montrant N. Rde Mère, M.E., et M. Al., me dit :
’’ Je n’ai pas besoin, ma fille de
donner des ordres à mes bien-aimées, ni de leur exprimer des volontés ; la
connaissance des désirs de mon divin Cœur suffit pour enflammer ces âmes, objet
de ma prédilection et leur faire tout exécuter jusqu’à un iota ; et
voilà ce qui captive mon amour et attire sur elles mes regards de complaisance.
Que personne ne soit surpris de cette préférence ; elle est due à mon
infinie justice.
Que la Rde
Mère soit sans aucune appréhension ; je lui donnerai le moyen d’accomplir
tout ce qui est nécessaire pour la prompte glorification de ma Mère Immaculée.
Elle rencontrera des difficultés : qu’elle ne s’en effraie pas, puisque je
l’ai prévenue qu’il doit y en avoir et que je ne veux reconnaître pour mes
Œuvres que celles où je verrai imprimé le cachet de ma croix… je conduirai mon
épouse par la main, lorsque le moment sera venu… elle confirmera la foi de
plusieurs… je vous donne la paix de mon Cœur et l’abondance de mon divin
Esprit… Je conduis peu à peu la volonté des hommes à se conformer entièrement à
la mienne ; et cette victoire de ma grâce, je la récompenserai ensuite
avec autant de magnificence que s’ils m’eussent fait cette offrande
d’eux-mêmes. Je pourrais, sans le secours de personne accomplir l’Ouvre de ma
miséricorde. En voulant y faire participer les hommes c’est une nouvelle faveur
que je leur accorde. Pourquoi faut-il que je fasse des instances si multipliées
pour leur faire accueillir ce bien inestimable ? ’’
N.S. s’arrêta un long moment ; puis il donna trois fois la bénédiction et disparut. >>
NDAG 226-231
29 mai 1874
<< Lorsque le prêtre eut exposé le St. Sacrement, je vis N.S. dans la Sainte Hostie. A sa vue toutes les peines que j’avais se dissipèrent et le bonheur que je goûtais était si grand qu’il me semblait que je n’avais jamais souffert. Le souvenir des bontés de N.S. devenait de plus en plus vivant, de telle sorte que les grâces qu’il m’avait accordées pendant toute ma vie étaient présentes devant moi, comme si je les avais toutes reçues en ce moment.
N.S. donna trois fois la bénédiction en prononçant les noms des trois Personnes divines de manière à ce que je les entendisse bien. Il me montra son divin Cœur comme un soleil éclatant qui répandait des torrents de lumière. N.S. me dit avec un bonté incomparable :
’’ Mes pensées ne sont pas les pensées
des hommes, et mes voies ne sont pas leurs voies. C’est pourquoi ce qui semble
devoir arrêter l’exécution de mon Œuvre servira à la faire surgir plus
promptement. Sois confiante en mes promesses et que ta foi ne faiblisse point.’’
N.S. était très grand. Il se tenait debout dans un nuage d’étoiles. Son vêtement était d’une blancheur éclatante rempli de lys et de roses d’or. Les rayons qui sortaient de son Coeur descendaient sur son vêtement et formaient à ses pieds comme une mer. Son Sacré Cœur était transparent et j’y voyais les trois divines Personnes. Je comprenais comment le Père produisait son Fils, et comment de leur mutuel amour procédait le St-Esprit. N.S. avait une couronne d’épines qui faisait jaillir de sa tête de nombreux rayons de lumière. Les plaies de ses pieds et de ses mains étaient aussi d’un éclat incomparable… Il me dit :
’’ … Je ne suis nullement semblable
aux hommes qui en se servant de bons instruments pour faire un travail, les
usent, les détruisent et finissent par les rejeter parce qu’ils ne peuvent plus
les employer. Pour moi, quand je choisis une âme pour être l’instrument d’une
œuvre quelconque, je vais la chercher au sein de l’ignorance et dans le centre
de sa bassesse, tout à fait incapable de rien faire par elle-même et par son
mérite personnel. Je la prends sous ma garde, et si elle est docile à se
laisser conduire, j’opère par elle de grandes choses, et loin de devenir
impropre à mes desseins à cause du fréquent usage que j’en fais, elle se perfectionne
de jour en jour pour accomplir pleinement tous mes désirs. Cette âme je la
réserve pour ma gloire, et au jour de mes justices, je la ferai asseoir à mes
côtés.
… je ne veux
point que ma grâce te soit une occasion de chute, et il est nécessaire que ton
âme demeure dans l’humiliation.’’
N.S. se tournant un peu vers Mgr de Toulouse qui était à sa droite lui dit :
’’ Mon fils, ayez confiance en mes
paroles ; Non, soyez en sûr, vous n’approuverez pas le mensonge et
l’erreur. Examinez et méditer les paroles qui sortent de moi et le fruit de mes
divines opérations. Si vous reconnaissez en tout cela quelque chose de
contraire à mon Evangile, dite anathème à mon Œuvre, puisque telle est la
conduite que j’ai recommandée par un de mes plus zélés défenseurs ; alors
vous serez dans la voie droite. Mais puisque je vous demande l’accomplissement
d’un bien qui ne peut que produire du bien, empressez vous de satisfaire les
désirs de ma tendresse et donnez moi ce sanctuaire que je réclame. Ne
considérez point l’intermédiaire dont je me sers pour vous faire connaître ma
volonté ; ce n’est qu’un instrument que j’emploie. Remontez à la source
d’où vous viennent ces fréquentes instances de mon amour et cédez y
entièrement.’’ >>
NDAG 232-235
27 février 1874
<< Le St . Sacrement étant exposé… je vis l’Enfant Jésus dans la Sainte Hostie… son divin Cœur qui paraissait tout en feu, couvert de plaies… N.S. était assis et tenait à la main droite le Cœur de sa divine Mère transpercé de sept glaives et entouré de Lys. N.S. me fit comprendre que les déchirures de son vêtement et les blessures qui couvraient son Corps sacré, ce sont les crimes multipliés des hommes et particulièrement les hérésies et les persécutions que l’on fait souffrir aux âmes qui par la grâce sanctifiantes appartiennent à son Corps mystique et que les blessures de son divin Cœur sont les persécutions que l’on exerce contre son Pontife et son Eglise. Il me dit en me montrant ses grandes et nombreuses plaies :
’’ Ma fille, c’est moi qui reçoit tous
ces outrages ; car, plus que jamais on renouvelle sur ceux qui
m’appartiennent les opprobres de ma Passion. Ne pouvant m’atteindre
directement, ils assouvissent la haine qu’ils me portent sur les élus de mon
divin Cœur. Cependant le jour approche où je refoulerai dans l’abîme le fils de
satan, l’enfant de perdition qui a introduit la désolation dans le lieu Saint
et jusque dans mon sanctuaire. Je le frapperai des verges de ma justice,
puisqu’il résiste toujours aux traits de ma miséricorde et je n’épargnerai
point tous ses adeptes qui, de concert avec lui, ne vivent plus que dans un
bourbier d’iniquité. Parmi ces âmes coupables il en est plusieurs que je ne
puis me résoudre à plonger dans l’enfer. Il faut donc prier, souffrir pour
elles et leur obtenir la grâce du retour que je ne saurais leur donner si
quelqu’un ne se présente comme caution pour elles. Il faut surtout m’offrir à
Dieu mon Père comme la seule victime capable de désarmer son juste courroux.
Mais si je suis infiniment sensible aux injures que l’on fait à mes enfants, je
ne le suis pas moins au bien qu’on leur prodigue et aux prières que l’on me
fait pour eux. Quiconque s’attendrit sur le sort de mon bien-aimé Pontife et
sur l’état désolant de mon Eglise, me cause un ineffable joie et je l’en
récompenserai.’’
Je le priai de délivrer le St-Père. Il me répondit :
’’ Si je veux qu’il demeure sur la
croix, c’est pour ma gloire et pour le bien de plusieurs. Le Pontife de ma
tendresse se nourrit de la sève de ma croix ; il grandit apposé sur elle,
comme le cèdre du Liban et cet arbre divin lui donnera une éternelle gloire. Je
suis la lumière des confesseurs, et la constance des martyrs. Avec moi mon bien
aimé Vicaire est invincible. Mon Eglise est un rocher inébranlable placé au
milieu des passions humaines. Les vagues amoncelées de toute sorte d’iniquités
passeront comme elles ont déjà fait, sans rien lui enlever de sa véracité,
parce qu’elle est fondée par ma toute-puissance divine et que toujours mes yeux
et mon Cœur veilleront sur elle. Il faut pourtant malgré cela prier beaucoup
pour mon Eglise qui m’est si chère, et il ne faut jamais oublier que si ma
gloire essentielle est immuable, ma gloire accidentelle est à la merci des
hommes. Ils peuvent la faire croître ou la diminuer ; et mes enfants
doivent être jaloux de conserver et d’augmenter cette gloire qui est aussi la
leur… Tu diras toutes ces choses. Il est nécessaire qu’on le sache ; et si
tu ne comprends pas la portée de mes paroles, d’autres en pénètreront le sens,
parce que mes amis savent ce qu’est un seul mot dans la bouche de Dieu.’’
N.S. fit une longue pause ; puis revenant à la pensée que j’avais eue de faire pénitence de mes péchés, Il me dit :
’’ Ma fille, la meilleure pénitence
que tu puisses faire, celle que je veux de toi, c’est la parfaite observation
de ta sainte règle et des vœux que tu m’as faits. Il faut te hâter de te livrer
pleinement à ma volonté sainte et tu dois précipiter la course dans cette voie
où je t’ai placée, car j’ai compté le nombre de tes jours… Je donne à la Terre
le Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée pour y apporter le calme et la paix. Le
voici qui s’élance avec ardeur, tout embrasé du feu qui me consume. Vous m’avez
promis de l’accueillir avec empressement, ô mon peuple, ne le repoussez pas, il
contient pour vous des trésors infinis de paix de miséricorde et d’amour.’’
>>
NDAG 151-156
25 mars 1874
<< ’’ Toutes les prières qu’on m’a
adressées jusqu’à cette heure ont suspendu les arrêts de ma justice ; je
me suis empressé de répondre à la confiance et à l’amour des âmes fidèles. Mais
mon indignation n’est point éteinte, car toute la Terre est couvertes
d’iniquités. Il faut me prier par le Cœur Souffrant de ma très pure Mère ;
alors je vous exaucerai, parce que je veux qu’au dix neuvième siècle, ce soit
par ce Cœur maternel que vous soyez tous sauvés. Je suis dévoré du désir de
vous combler de paix et de miséricorde. Ne soyez donc pas surpris, ô Mon fils, si je
vous presse avec tant d’ardeur d’accomplir l’œuvre par laquelle je veux les
répandre dans l’Univers.’’
En ce moment j’entendais que Mgr témoignait à N.S. un grand désir de faire ce qu’il lui disait ; mais il lui montrait qu’il n’avait aucun fonds pour commencer et il lui rappeler que dans son Evangile lui-même avait dit qu’un homme sage n’entreprend jamais la construction d’un édifice sans examiner auparavant s’il aura de quoi l’achever. N.S. lui dit :
’’ Mon fils, considérez l’amour que je
porte aux âmes, le désir ardent que j’ai de cette Œuvre. La hauteur, la
largeur, la profondeur de ma souveraine puissance à laquelle rien ne
résiste : voilà le fonds inépuisable que je vous donne ; vous y
trouverez au delà de ce que vous demandez. Commencez seulement, l’exécution de
mon Œuvre et confiez vous entièrement à ma paternelle providence.’’
N.S. s’arrêta un long moment ; il paraissait tout affligé et il me dit avec la compassion la plus touchante :
’’ Ma fille, je souffres dans presque
tous mes membres, et bientôt on va m’enfoncer avec une nouvelle violence la
couronne d’épine qu’on m’a autrefois mise sur la tête ; car les
afflictions de mon bien-aimé Pontife vont s’accroître encore, et c’est lui qui
est visiblement la tête et le cœur de mon Eglise dont je suis invisiblement le
principe et la vie. Il faut prier avec instance pour mon Vicaire. Je suis
toujours auprès de lui pour le soutenir et le défendre. Mais si je reçois avec
une patience divine les outrages que l’on me fait dans sa personne, c’est parce
que l’heure de la vengeance et du pardon pour plusieurs n’a point encore
sonné.’’
Je pensais à M. E. et N.S. me dit :
’’ J’ai introduit ma bien-aimée dans
le cellier de ma tendresse ; c’est là que je lui fais boire à long trait
le vin de mon pur amour. Je lui imprime tous les sentiments qui animent mon
divin Cœur puisqu’elle est incapable d’en avoir aucun autre et que n’ayant
point de volonté propre, elle est de ceux dont j’ai dit qu’ils seraient un avec moi, comme
mon Père et moi nous sommes un.
Je pensais à M.
Al. et N.S. me dit :
’’ … Il faut qu’elle dise de ma part à l’Archevêque
que je graverai son nom dans ce livre de vie, (il me montrait son Cœur) et
que jamais il n’en sera effacé.’’ >>
NDAG 172-175
<< Je lui témoignai la plus vive reconnaissance pour tant de bonté et je lui dis de faire de moi tout ce qu’il voudrait parce que j’aimerai mieux souffrir tous les tourments que de lui faire la plus petite peine. Il me dit alors :
’’ Applique toi à l’étude de mon divin
Cœur, tu y découvriras des trésors de tendresse que tu ne connais pas ;
car malgré toutes les avances de mon amour, tu es du nombre de mes enfants
desquels je ne suis pas aimé, parce que je ne suis point connu. Je suis trop
regardé comme un juge inexorable et pas assez comme un Père plein de tendresse
qui ne cherche que le bonheur de ses enfants. Voilà, Ma fille la plainte de mon
divin Cœur.’’
N.S. s’arrêta un moment. Pendant qu’il se taisait je renouvelai encore le vœu d’abandon et de conformité à sa divine volonté. >>
NDAG 134
14 février 1873
<< Je lui dis alors que je n’étais rien, que je le sentais plus que jamais, et que d’ailleurs le St-père ne me croirait pas. Il me répondit :
’’ Ma fille, lorsque je voulus créer
le monde je pris plaisir à faire mon Œuvre dans le néant. Ainsi plus tu seras
réduit à rien mieux je me servirai de toi. Tu as raison de penser que le Saint
Père ne te croira pas ; mais sois bien persuadée qu’il me croira et que ma
parole s’accomplira entièrement. Tu diras à R. M. que la congrégation n’aura sa
grande prospérité et ne recevra les grâces de choix que je lui destine que
lorsque ma Mère aura sa chapelle et sera publiquement honorée à
Arnaud-Guilhem.’’
… Je voyais un calice à la main droite de Notre Seigneur, et de ce même côté une grande et grosse croix qui semblait sortir du rosier où reposaient les pieds de ce bon Sauveur. Elle était entourée d’une couronne d’épines. Je ne lui répondis que ces mots : Comme vous voudrez, tout ce que vous voudrez et tant que vous voudrez. Il me répondit :
’’ Sois donc bien généreuse, je serai
toujours auprès de toi, et si la croix, la couronne d’épines et l’amertume de
ce calice effraient ta nature, je te ferai voir que j’ai tremblé le premier à
leur approche. Je me rendrai ton consolateur et je te fortifierai.’’
En ce moment j’étais toute pénétrée de l’infinie pureté de Dieu et j’éprouvais une grande confusion des innombrables souillures de mon âme et surtout de ce que le Seigneur, malgré cela, ne dédaignait pas de s’abaisser jusqu’à moi. >>
NDAG 050-054
20 septembre 1874
<< Je donnerai ensuite une particulière surabondance des trésors de ma tendresse en faveur des âmes à toutes les chapelles qui seront élevées ou dédiées en l'honneur du Coeur Souffrant de mon Immaculée Mère sur tout l'Univers. >>
NDAG 350
21 août 1874
<< Je comprenais bien combien le Seigneur les aimait et j'étais surprise de ce qu'il permettait qu'elles fussent tant éprouvées. N.S. me dit:
’’ Ma fille, comment ce fait-il que tu ne saches pas encore comprendre les mystérieuses douceurs qui sont contenues dans ce calice d'amertume et les fleurs de gloire éternelle qui sont renfermées dans la croix, lesquelles ne peuvent croître dans toute leur beauté que sur le Calvaire ? Saches que c'est ainsi que je traite mes meilleurs amis, ceux surtout qui doivent servir à l'exécution de mes plus grands desseins.’’ >>
NDAG 337
<< Recevez le avec docilité et souvenez vous que s'il faut une grande prudence pour ne point admettre tout d'abord le premier esprit qui se présente, de crainte d'approuver l'erreur, il ne faut pas non plus résister à Dieu lorsque la voix se fait clairement entendre et connaître, parce que nul n'est fort contre Dieu, et malheur à ceux qui méprisent les bienfaits de mon Coeur. >>
NDAG 336
<< N.S. ...regardant Mgr de Toulouse avec une grande bonté il lui dit :
’’ Mon fils, j'ai existé une éternité avant la naissance des siècles, et dès lors je vous ai regardé de toute la dilection de ma tendresse pour accomplir les desseins de mon ardent amour pour l'heure que voici. C'est moi qui fus dès le commencement et qui serai dans toute la suite des âges. Mon empire s'étendra à l'infini quand les siècles finiront. Je suis le Dieu Saint, Fort, Puissant, j'ai fait toutes choses de rien; je les conserve avec une telle sollicitude qu'il ne tombe pas un cheveu de votre tête sans que je le permette; et cependant il est des âmes qui sont étonnées que je ne dédaigne pas d'entrer dans tous les détails que je vous marque pour faire éclater mon Oeuvre entièrement selon que je le veux. Ont-elles oublié ce que je fis autrefois pour mon peuple ?’’ >>
NDAG 259-260
<< ... je conduirais mon oeuvre jusqu'à son couronnement... je triompherai de tous les obstacles; car je veux, d'une volonté absolue que mon Auguste Mère ait un Sanctuaire et soit publiquement honorée à Arnaud-Guilhem... Si les hommes pouvaient comprendre les grands bienfaits qui sont attachés à ce que je leur demande si ardemment, non seulement ils s'empresseraient d'accomplir ce que je veux, mais ils chercheraient même à prévenir les désirs de mon divin Coeur. >>
NDAG 113-114
Arnaud-Guilhem 7 octobre 1877
<< ... N.S. me dit en me montrant à droite de l'autel, la Sainte Vierge sur une grande et grosse colonne :
’’ Voici que mon Coeur s'est dilaté en contemplant l'Oeuvre de ma droite. Oui je veux que le Coeur Souffrant et Immaculé de ma Bénie Mère soit honoré dans cette paroisse au lieu que j'ai marqué. Je bénis tout de nouveau la montagne qui est élue pour recevoir la source de mon infinie miséricorde, et j'ai hâte que mon serviteur le Prélat de Toulouse réponde aux grands desseins que j'ai sur lui...’’
La sainte Vierge dit ensuite avec la plus grande bonté:
’’ Voici le lieu de mon repos : aussitôt que le Prélat de Toulouse aura bâti le sanctuaire de la miséricorde de mon Fils, j'habiterai au milieu de mon peuple jusqu'à la consommation des siècles...’’ >>
NDAG 398
<< Comment expliquez vous ce retard que met le Bon Dieu à exécuter ses desseins ?
’’ ... Ce retard, je ne puis le nier, il est manifeste, l'Oeuvre dort et semble morte ; mais vous savez aussi bien que moi que ce qui sommeille peut se réveiller et que ce qui est mort peut ressusciter d'un moment à l'autre. Nous ne connaissons pas les voies de Dieu...
Tout cela est loin de me décourager. Le Dieu qui a mis six jours pour créer le Monde et qui a attendu quatre mille ans avant de le racheter, fera son oeuvre au jour marqué dans les décrets éternels. J'ai confiance en sa Miséricorde.’’ >>
NDAG B043-44 (FIN DE L'INTERROGATOIRE DE FELICIE, ET DU PROLOGUE)
Toulouse 7 novembre 1877, Nazareth
<< Je bénis toutes les âmes qui s'intéressent à l'Oeuvre de ma grande Miséricorde et mon Coeur répand avec abondance la grâce divine dans ce sanctuaire ou je me montre visiblement. >>
NDAG 401 (FIN DU MANUSCRIT)
<< … Il faut donc faire savoir au prélat
de Toulouse que je lui rendrai au centuple les sacrifices qu’il fait en donnant
au sanctuaire de ma Mère Immaculée des ministres selon mon Cœur. Pour le
dédommager je multiplierai dans son diocèse les vocations sacerdotales.
>>
NDAG 143/144
Notre Seigneur me dit :
<< Les âmes qui feront quelque
chose pour l’avancement de cette œuvre de rédemption entreront bien avant dans
mon Cœur et n’en sortiront jamais. Je leur donnerai mes grâces avec
surabondance pour qu’il en soit ainsi et je les assisterai sensiblement dans
leurs difficultés… pour leur donner en temps opportun tout ce qu’il leur sera
nécessaire.
Je les préserverai de la mort subite
et imprévue.
Voilà ma
fille les promesses que je joins à celles que j’ai faites précédemment et qui se
réaliseront toutes selon que je les ai données… >>
<< Je voudrais leur laisser le
grand mérite de l’accomplissement de mes désirs ; dis leur ma fille de
mettre seulement en voie d’exécution l’œuvre de ma miséricorde et je leur
montrerai ma Toute-puissance par de nombreux prodiges. >>
NDAG 146
<<… Je te promets que quiconque
s’emploiera généreusement au prompt succès d’une Œuvre qui m’est si chère
recevra abondamment les trésors de mon infinie tendresse … de plus au moment de
la mort j’augmenterai sensiblement dans son cœur les vertus de foi d’espérance
et de charité et je dissiperai moi-même toutes les angoisses et les
appréhensions de la dernière heure. >>
NDAG 069
<< … Déjà mon Cœur divin tressaille
d’allégresse en voyant la multitude d’âmes qui vont être arrachées à mon ennemi
par la dévotion au Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée car le sanctuaire de
Notre Dame des Sept Douleurs à Arnaud-Guilhem doit être tout spécialement pour
l’Eglise et les pécheurs. >>
NDAG
069
<< Je ferais voir que nul ne
peut me résister et que ma volonté divine doit s’accomplir exactement. >>
NDAG 182
‘‘La chapelle doit être bâtie plus
haut, sur un petit plateau à l’endroit où finit le bois et où commencent les
champs cultivés.’’
NDAG B012 PROLOGUE
Notre Seigneur dit à Mgr de Toulouse :
<< Donnez simplement une issue à
mon Œuvre et vous verrez avec quel généreux dévouement les amis de mon divin
Cœur se cotiseront pour en précipiter l’exécution. Lorsque vous imiterez mon
serviteur David et que vous bâtirez une demeure à votre Dieu, souvenez vous de
mes promesses. >>
<< Je désire que vous fassiez aussi
placer dans cette chapelle l’image de mon sacré Cœur pour y être honoré, et un
peu au dessous celle du Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée, comme étant le don
que je fais au monde. >>
NDAG
237
<< Mon divin Cœur est dans l’attente jusqu’à ce que vous vous rendiez aux instances de ma tendresse et que vous éleviez en mon nom et à l’honneur du Cœur Souffrant et Immaculé de ma Divine Mère, refuge des pécheurs, le sanctuaire que je demande à Arnaud-Guilhem pour le repos de ma grande miséricorde. >>
NDAG 376
22 juillet 1874
<< Un peu après que le St Sacrement
fut exposé sur l’autel, je vis Notre Seigneur dans la Sainte hostie, il donna
sa bénédiction trois fois et me dit avec une bonté incomparable : " Ma fille invoque souvent mon nom
Divin c’est le mémorial de l’Amour que j’ai juré à l’homme déchu et en lutte à
la souffrance, il est une source de charité divine et des trésors infinis de
mon adorable Cœur. C’est l’armure que satan redoute le plus et le bouclier
puissant qui abrite l’âme contre ses suggestions et la défend de sa perfide
malice.’’
Notre Seigneur écrivait de sa
main droite trois lettres que je ne compris pas, sur le front de Mgr de
Toulouse ; elles étaient comme des chiffres ; puis N.S. luit
dit : ’’Je vous presserai sans cesse d’accomplir l’œuvre de mes désirs .
Ma miséricorde vous poursuivra jusqu’à ce que vous consentiez enfin à donner à
mon peuple le trésor de pardon et de paix dont vous avez la possession comme en
dépôt. Souvenez vous de ma parole, elle est infaillible. Il faut que mon Œuvre
sorte de la nuit et de l’indifférence pour paraître au grand jour ; il
faut qu’elle triomphe par les instruments que j’ai élus. Qui voudra se raidir
contre l’aiguillon de ma divine grâce et qui méprisera les bienfaits de ma
tendresse ? Qui osera s’obstiner à résister à mes poursuites pleines de
dilection ? Il éprouverait combien il est amer de lutter contre Dieu et de
s’opposer à ma volonté Sainte : tout ce que je fais pour mon Œuvre n’est
qu’un commencement de ce que je ferai dans la suite. Livrez vous mon fils à la
force et à la sagesse de mon Esprit souverain et faite souvenir à tous ceux qui
travaillent à mon Œuvre que nul n’est fort contre Dieu. Je conduis et je règle
tout avec un infinie sapience ; rien n’échappe à ma sollicitude. Je ferais
donc tout concourir à l’exécution des desseins de ma tendresse et je ferai
rentrer dans la voie droite les âmes qui s’en écartent.
Il faut que tous mes
instruments sachent bien que la lettre tue et que l’Esprit vivifie. Ne prenez
que l’esprit de mon Œuvre et vous y trouverez des sources de vie et de salut.
Mon fils, l’heure de ma grâce
a sonné ; ne différez plus de remplir mes vues de miséricorde sur le monde
entier. Considérez la sagesse de mes voies et faites connaître à tous ceux qui
vous aident, l’esprit qui vous parle. Je ne vous induirai point en erreur, et
en me suivant vous ne tomberez point dans l’illusion.
Je veux, par les glaives qui ont
percé le Cœur de ma Mère Immaculée porter le repentir dans une foule
innombrables d’âmes et refouler dans mon éternelle malédiction l’esprit du mal,
l’ange de l’abîme ténébreux. Répondez aux efforts de ma tendresse pour sauver
les âmes, et accomplissez sans retard l’œuvre de ma Miséricorde puisque c’est
vous que j’ai choisi. Ne craignez point d’attirer sur vous la moindre
responsabilité. Il n’y a qu’une responsabilité de soumission et de charité qui
charmera ma tendresse et attirera sur vous toute l’étendue de mon infinie
bonté. Voyez si vous pouvez craindre encore.
Que la solitude de ce lieu que j’ai marqué pour m’y édifier un Sanctuaire ne vous donne aucune appréhension : car les foules accourront… par la vue de mes bienfaits et de mes miséricordes éclatantes que j’y répandrai… " >>
NDAG 311/314
4 juin 1875.
<< … Je bénis La Salette, Lourdes, tous
les autres lieux où les hommes invoquent mon nom et la protection de ma Divine
Mère. Je me plais à y faire éclater ma puissance et les supplications de mon
peuple en ces sanctuaires suspend(ent) les coups de mon indignation. Je veux
lui donner tout ce qu’il me demande dans les prières et les pieux pèlerinages ;
mais qu’il sache bien que je ne lui donnerai l’abondance de ces biens que par
le Cœur Souffrant et Immaculé de ma Divine Mère honorée dans le lieu que j’ai
choisi.
Je ne transporterai point à un autre les
bienfaits de cette Œuvre, car sa mission est toute spéciale, et chacune de mes
Œuvres doit remplir la fin pour laquelle elle a surgi de ma bonne et usuelle
volonté. >>
NDAG
380
2 mars 1877. Notre Seigneur me dit :
<< Ma fille
dis au prélat de Toulouse que j’ai assez de puissance pour que mon sanctuaire
d’Arnaud-Guilhem ne nuise pas à Lourdes ; ils seront au contraire le
complément l’un de l’autre. Je répandrai à flot le pardon et l’indulgence en
présence des douleurs de ma Mère Immaculée honorée dans le lieu que j’ai
marqué. Des bienfaits sans nombre y seront donnés : car je suis l’infini
et nulle mesure ne peut m’être donnée. Je veux couvrir le monde de la dévotion
vraie aux souffrances qui ont déchiré l’âme de ma divine Mère, et nulle
puissance ne parviendra à arrêter la force de ma grâce. >>
NDAG 384
20 juin 1875. Notre Seigneur me dit :
<< Ma fille, je suis la voie, la
vérité et la vie. Quiconque me suit ne marche pas dans les ténèbres. En Dieu,
il y a unité d’essence et Trinité de personnes.
C’est ma divinité qui te fait entendre
ces paroles. Je suis la sagesse du Père ; elle est également la sagesse du
Fils et la sagesse de l’Esprit Saint. Comme Dieu, une seule et même nature
habite dans le Père, dans le Fils, et dans le Esprit Saint ; et quoique
leur personnalité soit distincte, leur essence est la même, et les perfections
de l’une sont également aux deux autres. >>
NDAG 381
<< … tous les trésors d’infinie
tendresse que je veux donner au monde sur cette montagne que ma Divine Mère a
sanctifiée et où habite la plénitude de mon Esprit Saint.>>
NDAG 386
<< Puis N.S. regardant Mgr avec bonté, lui dit :
__ Voilà pourquoi mon fils, j’ai fait sortir en ces jours de salut, cette chaste colombe de l’arche sacrée de mon divin Coeur (N.S. lui montrait le Coeur de la Ste Vierge)… Elle porte sur votre terre l’olivier de la paix ; elle ne connaît point la rigueur de la justice ; elle est tout amour et miséricorde. Donnez lui donc ce lieu de repos qu’elle s’est choisi, et je ferai souffler le vent brûlant de mon amour qui dissipera les eaux amères de l’iniquité dont la terre est toute couverte, et en leur place je vous inonderai de mon infini miséricorde. >>
NDAG 195
25 mars 1874
(A l’Archevêque qui était en prière) Notre seigneur lui dit avec une douceur incomparable :
<< … Songez qu’il y va du salut
d’une multitude d’âmes … Sachez que si la France du XVII ème siècle
avait été moins hostile à ma tendresse, si elle avait reçu le Salut que je lui
offrais et qu’elle eût accepté mon divin Cœur, je n’aurais pas appesanti sur elle
le bras de ma justice, je ne l’aurais point foulée aux pieds dans ma fureur, et
Satan n’y aurait pas visiblement établi son trône. Aujourd’hui, j’offre non
seulement à la France mais au monde entier, le Cœur Souffrant de ma Mère
Immaculée pour désarmer ma colère et sauver mes enfants. >>
NDAG 171
(Voir
aussi les apparitions de Rianjo en aout 1931 a Sœur Lucie Messagère de Notre
Dame de Fatima, et de Paray-Le-Monial a Soeur Marguerite-Marie Alacoque
Messagère des instances du Sacre Cœur de Jesus pour la France, un 17 juin, un
siecle precisément avant la Revolution)
… Je voyais à droite de Notre Seigneur, Mgr de Toulouse qui était debout, et un peu plus loin la Ste Vierge sur une grande colonne. NS dit à Mgr :
<< Mon fils je vous montre ce
que vous devez faire exécuter sans retard. Faites promptement l’acquisition de
ce terrain que j’ai choisi pour ma demeure. Commencez les fondements de mon
sanctuaire. Offrez les moi comme l’hommage de votre bon vouloir. Autorisez
la Congrégation à m’élever cette colonne que je demande. Car si je désire cette
œuvre et si je veux sa réussite, je ne veux point qu’elle soit commencée sans
l’examen et le consentement éclairé de ceux qui veillent sur Israël. C’est
pourquoi je vous presse si vivement de mettre l’œuvre de ma divine miséricorde
en voie d’exécution et de me donner votre aide. Je le soumets à votre autorité
qui vient de moi et qui est une abondante participation de ma souveraine
domination. Je vous éclaire de mon Esprit de science et de sagesse pour vous
montrer la divine production de cette Œuvre. Que craignez vous donc encore et
pourquoi différez vous de me donner ce que ma dilection pour les âmes réclame
de votre courage ? Je me tiendrai auprès de vous afin de vous conduire.
>>
NDAG 332
…Il (N.S.) dit encore à Mgr de Toulouse :
<< Je vous donne l’intelligence des
mystères du royaume de Dieu, et vous découvre l’excès de ma tendresse ;
exécutez avec empressement les désirs que je vous manifeste et édifiez moi sans
retard l’église que je veux ; alors je m’inclinerai vers mon peuple, je le
convertirai et je lui donnerai sans mesure le pardon, la miséricorde et la paix
que j’ai résolu de lui accorder par l’Oeuvre d’Arnaud-Guilhem. Des jours de
douce tranquillité commenceront à briller dans l’Eglise catholique aussitôt que
vous aurez satisfait les désirs qui me pressent, et c’est ainsi qu’un seul est
responsable pour tous et que de votre bonne volonté dépend le bonheur de tout
mon peuple… Je me suis déclaré l’auteur et le défenseur de mon Œuvre : nul
être vivant ne pourra en arrêter l’exécution…donnez moi les âmes qui doivent
être sauvées par le Cœur souffrant et Immaculé de ma Mère. >>
NDAG 348 349
<< Offrez aux nations la Paix
qu’elles puiseront à cette intarissable source. Non ce n’est pas pour la France
seule que je vous presse d’accomplir entièrement les desseins de mon Divin
Cœur, mais c’est pour toute la terre à qui je veux découvrir l’excès de ma
divine Charité. >>
NDAG 279
« Au mois d'octobre 1877, j'allais à Arnaud-Guilhem
passer quelques jours auprès de mes parents pour y rétablir ma santé. Un jour
mon père me prit à part et retira d'un tiroir une lettre cachetée qu'il me
servit en me disant : "il y a dix-sept ans, avant le départ d'ici, tu m'as
confié cette lettre qui renferme des secrets importants. Je me fais vieux. Je
me fais malade, je puis mourir bientôt et je ne voudrais pas que ce papier
tombât entre des mains peu délicates ; reprends-la." J'avais complètement
oublié cette lettre. La voici telle que la Sainte Vierge me la dicta ce jour-là
même 27 mars 1860 pendant que nous étions réunies toutes les quatre. »
« Voici mon enfant le secret que
j'ai
à vous confier. Je veux
que cette
lettre ne soit lue par personne
avant le temps marqué. Le Pape
sera persécuté, la ville sainte
* * *
* * *
* * *
* * *
et le pouvoir
temporel du Pape seront pris par Victor

Emmanuel. Le Pape aura le cœur percé
de douleur.
Il verra l'abomination de la
désolation dans la ville
sainte. Les couvents seront détruits,
les religieuses
chassées, bafouées, la religion en grand
danger et lui-
même sera fait prisonnier.
Les maux qui menacent mon peuple, s'il ne se convertit
pas,
sont la guerre, la peste et la famine ; la guerre s'éten-
dra de
l'orient à l'occident si mon peuple demeure incrédule;
l'Archevêque de Toulouse qui siégera alors pourra, s'il le
veut, arrêter tous ces maux en
faisant bâtir la chapelle que
je demande
qu'on m'élève à Arnaud-Guilhem parce que les
pécheurs se
convertiront et que mon fils sera désarmé.
Si
l'Archevêque refuse ce que je lui demande, il sera
beaucoup
châtié lui et tout son peuple, mais surtout lui qui
aura eu les
instances de mon fils.
C'est moi Marie,
Mère des Douleurs qui vous dit ces choses*
pour le salut de mon peuple. »
NDAG PROPHETIE dictée par la Sainte Vierge le 27 mars 1860 à Félicie, 10 ans
<< Ma fille il faut que M. Al…
dise de ma part à l’Archevêque qu’en désirant d’accomplir les desseins de ma tendresse
et en commençant l’exécution de mon Œuvre pour le jour déterminé il donnera
aussi à mon bien aimé Pontife, une douce consolation. Il doit être empressé de
satisfaire le Cœur du Maître et celui du disciple. >>
NDAG 208
Notre Seigneur s’arrêta un instant. Il lançait des flots de lumière sur l’Archevêque de Toulouse qui était auprès de lui et qui tenait dans ses mains le Cœur de la Sainte Vierge transpercé de sept glaives. NS lui dit :
<< Hâtez vous, mon fils,
d’accomplir ma volonté sainte tandis qu’il en est encore temps ;
n’attendez pas ce jour où l’homme ne peut plus rien, mais ou Dieu veut tout.
>>
NDAG 385

«… son Cœur Sacré qui était comme un feu très ardent… et répandait des flots de lumière… au dessous je voyais une large ceinture où étaient écrit ces mots :
’’ô hommes, comprenez le bien Deus caritas est’’
…avec la
main droite qui était entièrement ouverte, Il me montrait le Cœur de sa Divine
Mère qui était dans la main de Mgr de Toulouse » (Après la vision de la Sainte Trinité, 15 mai 1874)
NDAG 217/19
« O ! Jésus, O ! Marie
Triomphez !» Félicie Cavé, extases
« Que
tu es belle, Eglise de mon Dieu !» Françoise Bernadet, extases
’’Les Apparitions à Arnaud Guilhem et ce qui s’ensuivit’’ Ch. Bisaro, p. 21-24. Editions Lecha, Toulouse
3eme trimestre 2003
« Je
leur serai favorable dans la personne de mon bien aimé Vicaire
au delà de toutes leurs espérances. Je veux aussi
qu’elle fasse faire en petit la copie fidèle de l’image de ma Mère bien aimée
telle que je la veux sur la colonne
à Arnaud-Guilhem parce que le St Père sera content de
la voir. »
NDAG 087
(Félicie
disait avec prudence en 1878 :) « Je ne sais pas ce qu’a pensé Pie IX
de ces communications : ce que je sais c’est que la Mère Générale (une
des envoyées de Félicie) a été très bien accueillie par Sa Sainteté et
qu’elle reçut du Saint Père la promesse que l’Archevêque de Toulouse serait
invité à laisser construire une chapelle à la Sainte Vierge au bois de
l’apparition. Le Pape dit à la Mère : Si vous êtes autorisé à bâtir une
chapelle à Arnaud-Guilhem il ne faut pas vous persuader que par cette
permission le Saint Siège entende déclarer que les apparitions dont vous me
parlez sont réellement divines et que nous approuvons tout ce qu’elles
contiennent. Cela demanderait du temps, de longue études. Nous verrons plus
tard s’il y a lieu de s’en occuper. Mais il n’y a aucun inconvénient à ce que
vous bâtissiez une chapelle où vous voudrez et qu’on aille y prier la Très
Sainte Vierge. Il est très sûr que le Pape a parlé dans ce sens… l’Archevêque
de Toulouse pas plus que le Souverain Pontife n’est obligé de se prononcer
actuellement sur la divinité des apparitions. Il me semble donc qu’il pourrait
nous traiter comme il traite toute personne qui veut faire construire un
oratoire, une chapelle quelconque… puiser dans sa bourse et de commander les
ouvriers. Le Bon Dieu ne lui demande pas cela ; ce qu’il exige de lui
c’est seulement de ne pas s’opposer à ce que d’autres élèvent au bois de
l’apparition à Arnaud-Guilhem une chapelle de dévotion dédiée à Notre Dame de
Douleurs, voilà la vérité… En supposant que la commission nommée par
l’ordinaire doive approuver la vérité des apparitions avant que le culte soit
autorisé, il me semble que cela ne veut pas dire que cette approbation doive
précéder les premiers commencements de la construction du sanctuaire. Or le Bon
Dieu a promis de donner des signes de sa puissance et de sa bonté aussitôt
qu’on aura jeté le fondement de l’édifice. »
NDAG
B032/ 036 (Prologue)
(Il coexiste des versions plus affirmatives
d’une autre envoyée auprès du St-Père:)
« Pie IX avait approuvé les communications de Notre Seigneur à
Sœur du Bon Pasteur… il avait dit d’examiner l’œuvre et de faire bâtir la
chapelle demandée par Marie pour le salut du monde »
Lettre de Sœur Marie Sainte Foy à Mère Coralie, Supérieure
Générale du Dorat, du 21/10/1907 :
Même
livre p. 93 [question de sa parole devenue infaillible], 112-117
[autres relations de la position du Saint Père Pie IX (béatifié par Jean Paul
II)].
Les
liens en colonne gauche de l'Accueil, donnent la possibilité de
consulter :
__la même sélection illustrée et avec essai
de commentaire,
__cette sélection, avec un essai de
commentaire, au format A4 imprimante, téléchargeable (2ème
lien).
__le calendrier des prochains rassemblements,
le plan d’accès
__les liens vers les Associations
__des références cadres, le plan du
Sanctuaire demandé
__des scans du manuscrit, des photos
__Télécharger
le format PDF imprimable de cette page seule (en français)
__Télécharger le format PDF imprimable de cette page seule (en anglais)
__Télécharger le format PDF imprimable de quelques scans du manuscript (en anglais)
Le référenceur des meilleurs sites catholiques francophones
Mise à jour 30 mai 2010
Mise en ligne 9 nov. -04