(A l’Archevêque qui était en prière) Notre seigneur lui dit avec une douceur incomparable :
<< … Songez qu’il y va du salut
d’une multitude d’âmes … Sachez que si la France du XVII ème siècle
avait été moins hostile à ma tendresse(1), si elle avait reçu le Salut que je
lui offrais et qu’elle eût accepté mon divin Cœur, je n’aurais pas appesanti
sur elle le bras de ma justice, je ne l’aurais point foulée aux pieds dans ma
fureur, et Satan n’y aurait pas visiblement établi son trône. Aujourd’hui,
j’offre non seulement à la France mais au monde entier, le Cœur Souffrant de ma
Mère Immaculée pour désarmer ma colère et sauver mes enfants. >>
NDAG 171
… Je voyais à droite de Notre Seigneur, Mgr de Toulouse qui était debout, et un peu plus loin la Ste Vierge sur une grande colonne. NS dit à Mgr :
<< Mon fils je vous montre ce
que vous devez faire exécuter sans retard. Faites promptement l’acquisition de
ce terrain que j’ai choisi pour ma demeure. Commencez les fondements de mon
sanctuaire. Offrez les moi comme l’hommage de votre bon vouloir. Autorisez
la Congrégation à m’élever cette colonne que je demande. Car si je désire cette
œuvre et si je veux sa réussite, je ne veux point qu’elle soit commencée sans
l’examen et le consentement éclairé de ceux qui veillent sur Israël. C’est
pourquoi je vous presse si vivement de mettre l’œuvre de ma divine miséricorde
en voie d’exécution et de me donner votre aide. Je le soumets à votre autorité
qui vient de moi et qui est une abondante participation de ma souveraine
domination. Je vous éclaire de mon Esprit de science et de sagesse pour vous
montrer la divine production de cette Œuvre. Que craignez vous donc encore et
pourquoi différez vous de me donner ce que ma dilection pour les âmes réclame
de votre courage ? Je me tiendrai auprès de vous afin de vous conduire.
>>
NDAG 332
…Il (N.S.) dit encore à Mgr de Toulouse :
<< Je vous donne l’intelligence des mystères du royaume
de Dieu, et vous découvre l’excès de ma tendresse ; exécutez avec
empressement les désirs que je vous manifeste et édifiez moi sans retard
l’église que je veux ; alors je m’inclinerai vers mon peuple, je le
convertirai et je lui donnerai sans mesure le pardon, la miséricorde et la paix
que j’ai résolu de lui accorder par l’Oeuvre d’Arnaud-Guilhem. Des jours de
douce tranquillité commenceront à briller dans l’Eglise catholique aussitôt que
vous aurez satisfait les désirs qui me pressent, et c’est ainsi qu’un seul est
responsable pour tous et que de votre bonne volonté dépend le bonheur de tout
mon peuple… Je me suis déclaré l’auteur et le défenseur de mon Œuvre : nul
être vivant ne pourra en arrêter l’exécution…donnez moi les âmes qui doivent être
sauvées par le Cœur souffrant et Immaculé de ma Mère. >>
NDAG 348 349
<< Offrez aux nations la Paix
qu’elles puiseront à cette intarissable source. Non ce n’est pas pour la France
seule que je vous presse d’accomplir entièrement les desseins de mon Divin Cœur,
mais c’est pour toute la terre(2) à qui je veux découvrir l’excès de
ma divine Charité. >>
NDAG 279
<< Ma fille il faut que M. Al…
dise de ma part à l’Archevêque qu’en désirant d’accomplir les desseins de ma
tendresse et en commençant l’exécution de mon Œuvre pour le jour déterminé il
donnera aussi à mon bien aimé Pontife, une douce consolation. Il doit être
empressé de satisfaire le Cœur du Maître et celui du disciple. >>
NDAG 208
Notre Seigneur s’arrêta un instant. Il lançait des flots de lumière sur l’Archevêque de Toulouse qui était auprès de lui et qui tenait dans ses mains le Cœur de la Sainte Vierge transpercé de sept glaives. NS lui dit :
<< Hâtez vous, mon fils,
d’accomplir ma volonté sainte tandis qu’il en est encore temps ; n’attendez
pas ce jour où l’homme ne peut plus rien, mais ou Dieu veut tout. >>
NDAG 385
(1) Selon le Vœu de Louis XIII. Son fils ’Dieudonné’ a
t-il eu connaissance des messages pour son temps ?
Le 17 juin 1689, un siècle jour pour jour avant la Révolution, le Christ se révéla à Sainte Marguerite-Marie Alacoque :
"Fait
savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur [Louis XIV] que, comme sa naissance
temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de
même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon
Cœur adorable. Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses
étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses
ennemis et de tous ceux de la Sainte Église. Mon Père veut se servir du Roi
pour l'exécution de Son dessein, qui est la construction d'un édifice public où
serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la
France".
Voir aussi : __un rappel de l’élan marial dans la 1ère partie de ce siècle (louis XIII), autour d’Arnaud-Guilhem.
Rianjo, Août 1931, le Seigneur se
plaignant, dit à Sœur Lucie sur la consécration de la Russie :
"Ils n'ont pas voulu écouter ma demande. Comme le
Roi de France, ils s'en repentiront, et ils le feront, mais ce sera tard. La
Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et
des persécutions contre l'Église : le Saint-Père aura beaucoup à
souffrir".
(2) Dès 1873, la République d’Equateur fut consacrée au
Sacré-Cœur par le Président Garcia Moreno.

‘‘Nous devons placer toute notre espérance dans le Cœur de Jésus et lui
demander avec confiance le salut de l’humanité’’. Encyclique Annum Sacrum,
1899, Léon XIII.
Pie XI, Pie XII, Paul VI et Jean Paul II ont également célébré le Cœur
du Christ.
« Au mois d'octobre 1877, j'allais à Arnaud-Guilhem
passer quelques jours auprès de mes parents pour y rétablir ma santé. Un jour
mon père me prit à part et retira d'un tiroir une lettre cachetée qu'il me
servit en me disant : "il y a dix-sept ans, avant le départ d'ici, tu m'as
confié cette lettre qui renferme des secrets importants. Je me fais vieux. Je
me fais malade, je puis mourir bientôt et je ne voudrais pas que ce papier
tombât entre des mains peu délicates ; reprends-la." J'avais complètement
oublié cette lettre. La voici telle que la Sainte Vierge me la dicta ce jour-là
même 27 mars 1860 pendant que nous étions réunies toutes les quatre. »

* 19 sept. 1870, Rome, Paris sont envahies, les Etats pontificaux et la France mutilés. Depuis 24 ans ce jour, à la Salette, Marie demande le retour à Dieu de son peuple.
10 ans qu’Elle demande à
Arnaud-Guilhem l’édification d’un sanctuaire pour notre conversion. La demande
de bâtir devient un ordre fixé au 1er
mai 1874 car déjà les nuages se conditionnent à l’aube d’un siècle si
exposé : guerres mondiales, froides, atome, terreur, persécutions,
pandémies, famine, désordres de la nature, sectes, atteintes à la vie, perte
des valeurs, de la Foi.
La tristesse du 1er Pontife, St Pierre, l’enfant
qui accompagne Notre Dame d’Arnaud-Guilhem, et celle du Christ bon Pasteur
interpellant les voyantes [«venez me tirer un clou de la main, un autre des pieds
et un autre de la tête » Livre de Mr. Charles Bisaro, p. 12. Extrait non
visé par le manuscrit d’Auch], semblent refléter les peines qui guettent
l’Eglise et sa tête, Pie IX.
Rappelons que St Pierre fut crucifié la tête en bas [« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » Math. 16. 18] peu après que le tentateur eut échoué devant le Christ au désert [Luc 4. 13] et ait décidé de fondre sur son Œuvre, l’Eglise. [Eglise, ‘communauté messianique dont le Christ va fonder la Nouvelle Alliance par l’effusion de son sang’ Bible de Jérusalem, p. 1311]
Le manuscrit
d’Arnaud-Guilhem nous montre St-Pierre St-Jean, apparus petits enfants,
’’annonce’’ de l’état ’’d’humiliation, de réduction de l’Eglise, de l’état
chancelant de notre amour’’ :
« …par la persécution qui serait presque
universelle au moment où mon Oeuvre se réveillerait et sortirait belle et pure
de dessous les ruines qui l’enseveliraient… l’apôtre St Jean… Lui
qui est l’enfant de ma dilection et le fils de ma mère pouvait mieux que tout
autre représenter en cet état ce refroidissement général dans les âmes… » NDAG 165
Cf. __Maternité
spirituelle de Marie, enfants d’Adam ; voir aussi le message de Fatima
sur la perte de la Foi.
Les ‘trois autres… yeux baissés’ (Cf. __Rappel des Evènements) pourraient figurer trois
Saints fondateurs d’ordres religieux persécutés (ou voir au bas de cette
page).
« l'Archevêque de
Toulouse qui siégera alors pourra, s'il le veut, arrêter tous ces maux en
faisant bâtir la chapelle que je demande qu'on m'élève à Arnaud-Guilhem parce
que les pécheurs se convertiront et que
mon fils sera désarmé. » (lettre ci-dessus, extrait)
[Marie Apôtre du Sacré Cœur]. Vers 1876 à Pellevoisin en Berry, c’est Notre Dame cette fois ci, qui reçut une longue lettre de la jeune Estelle Faguette, mourante. Présentant la douleur des ses parents si elle venait à leur manquer, Estelle s’adresse au Cœur souffrant de Marie en particulier lors du calvaire de son Fils. La Sainte Vierge la guérit seulement parce que : « Ta lettre… a touché mon Cœur de Mère… Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils… Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts. » Voir ‘Pellevoisin’ par Gaétan Bernoville.
Sainte Anne d’Au- ray et sa fille la Très Sainte Vierge,
couronnées. Elles nous accueillent dès le croisement d’Atlantheix aux
portes de Vannes. Grand Mère de Jésus et Reine, Ste Anne peut arborer les insignes
royaux, les Sacrés Cœurs sur sa poitrine. Le parc de la Basilique abrite une statue de Ste
Anne des Marins parée de ces Cœurs. Dans sa Basilique, Sainte Anne est
repré-sentée avec les mêmes attributs sur le Tintinnabulum. [Le dessin plus haut est antérieur à la
connaissance, par son auteur, de ces représentations.]


C’est Mgr
Becel, évêque de Vannes qui, au nom de Pie IX, couronna la Sainte Vierge Marie et Ste-Anne, patronne
des bretons, en 1868 ; il avait posé la 1ère pierre de la
nouvelle basilique 2 ans auparavant. A une date ultérieure les deux Sacrés
Cœurs ont été déposés de la statue de l’autel de dévotion. Leur présence sur
l’offrande pontificale est peut-être liée à la connaissance par Pie IX des
évènements d’Arnaud-Guilhem ou à sa délivrance. Ste-Anne, espérance des
captifs, a certainement œuvré pour celui qui l’avait couronnée. Son successeur
Léon XIII, fit à Ste-Anne d’Auray le don de la barque symbolique de St-Pierre,
en 1888. Pour l’instant, le manuscrit d’Arnaud-Guilhem nous permettrait
d’avancer la date du 1er trim 1874, celle de la 1ère
rencontre des envoyées de Félicie avec Pie IX : NDAG 163 et 098, 103, [358
nouvel encouragement à solliciter, auprès du Pape]. « Je
leur serai favorable dans la personne de mon bien aimé Vicaire au delà de
toutes leurs espérances. Je veux aussi qu’elle fasse faire en petit la
copie fidèle de l’image de ma Mère bien aimée telle que je la veux sur la
colonne à Arnaud-Guilhem parce que le St Père sera content de la voir. » NDAG 087
Synchronismes,
1873/ 74 : _Fin de l’occupation
militaire de la France _Vœu national
d’ériger la basilique du Sacré Cœur de Montmartre _1er pèlerinage national à Lourdes _Le comte de Chambord renonce au trône de
France. 1889 : _L'archevêque de Toulouse Mgr Desprez (1807-1895) obtient
de Léon XIII qu’il élève la fête du Sacré-Cœur au rite double de première
classe. 1899 : _Léon XIII ordonne la consécration du genre humain au Sacré
Cœur de Jésus. (__www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/intro.html)
__Sainte Anne et les Sacrés Coeurs. Gravure en page de
garde, Annales de Ste-Anne d'Auray, 1888-93
E.
Lafolye à Vannes (lien interne)
Dans ces
Annales de juillet 1891, f°9 une prière se termine ainsi :
" Et le
Cœur de Jésus, abîme de clémence,
En tout lieu par
Sainte Anne apporte l’espérance."
Extrait des
Annales de Sainte Anne de Beaupré (Patronne des français du Canada dès 1665)
Annales de
Sainte Anne d'Auray, 3ème année, pages 153-156. 1890-93 :
" Le
Temple qui a renfermé le Tabernacle ou devait résider le Saint des Saints.
"
‘Supplique à
Pie IX pour le couronnement de la statue de Sainte Anne d’Auray’
"
Pourquoi la Vierge mère est-elle née d’une mère stérile ?
… il fallait
que la voie s’ouvrît par une merveille
et s’élevât
progressivement des moindres aux plus grandes.
… c’est que la
nature cède le pas à la grâce
comme une
humble servante à sa souveraine et s’arrête en tremblant sans oser la devancer.
… ô couple
bienheureux, Sainte-Anne et Saint Joachim, recevez les félicitations de
l’univers ! "
Saint Jean
Damascène, VIIIe siècle.
(Mêmes
félicitations de Pie IX dans sa bulle dogmatique de l’Immaculée-conception)
" La
nature s'était arrêtée toute tremblante et n'avait pas osé continuer son
oeuvre,
car il devait
arriver que
la Vierge Mère
de Dieu ne fût pas conçue par Anne avant que la grâce eût
produit son fruit ;
elle devait
être conçue comme la première-née
celle qui
devait concevoir le premier-né de toute créature."
Encyclique
'Ineffabilis Deus' Pie IX, 8 décembre
1854.
Sainte Anne premier Temple des Cœurs unis :
Le 25
juillet 1624 veille de la fête de Sainte Anne, dans le pays d’Auray à Ker Anna
(nom établi bien avant cette date) est apparue Sainte
Anne, à son vénérable serviteur Yves Nicolazic, lui confiant en breton :
« Je
suis Anne la mère de Marie »
« Dieu veut que je sois honorée ici »
Les
évènements nous apprirent qu’il existait ici, jusqu’au tournant du VIIème
siècle (destruction) la 1ère chapelle des Gaules, dédiée à Anne. On
découvrit miraculeusement au champ du Bocenno, un vestige de l’antique
sanctuaire, la statue de la mère de Marie dont il reste un fragment enchâssé
dans l’autel de dévotion de la Basilique aujourd’hui.
En dialecte
local, Anne présente son lien direct naturel avec la Vierge Marie Mère de
Jésus.
La Très Sainte Vierge Marie, Tabernacle du Saint des
Saints :
Deux
siècles passent, et à Lourdes c’est le tour de sa fille la Vierge Marie, de
rappeler (en patois) ce lien direct qui l’unit, avant tout par la grâce,
à sa mère et à son divin Fils, Lui offrant donc de S’incarner.
« Je
suis l’Immaculée conception »
« Dieu veut que je sois honorée ici »
Le Saint des Saints, le Coeur de Jésus par le
Coeur de Marie :
Arnaud-Guilhem
ensuite, le ’Verbe fait chair’ ce Bon Pasteur ramenant les brebis, envoie sa
Mère se présenter à nouveau (en patois) :
« Je m’appelle
Marie du Ciel »
« Je suis du Ciel…
Oh ! oui il est bien beau… »
« Si vous êtes sages
et si vous ne faites pas de péchés… »
(vous irez au Ciel)
« Là sont les
pécheurs qui me font pleurer
parce qu'ils attachent tous
les jours mon fils à la croix… »
« Mon enfant, je ne
me nourris pas de pain ; mais ma nourriture est de faire la volonté de
mon Père : je suis le Bon Pasteur, le Bon Pasteur donne sa vie pour
ses brebis ;
je cherche celles qui
s’égarent parmi les ronces et les épines et je veux les ramener. »
« C’est pour
cela que j’ai envoyé ma Mère vers vous autres. » NDAG 001 /013
« Je désire que
vous fassiez aussi placer dans cette chapelle
l’image de mon
sacré Cœur pour y être honoré,
et un peu au
dessous celle du Cœur Souffrant de ma Mère Immaculée,
comme étant le
don que je fais au monde. » NDAG 237
«… si elle eût refusé son
consentement je ne me serais point incarné dans son sein virginal,
parce que je veux l’hommage libre de la
volonté que j’ai donnée aux hommes ; et pour continuer encore
l’Oeuvre de ma rédemption, je demande toujours le consentement de ceux que j’y
emploie.»
NDAG
170 (Marie seule Immaculée cf. __Divine Mère du Christ coopératrice du salut du monde)
Ce Ciel (lieu) interpelle simplement
les petites voyantes. Puis il se dessine une perspective eschatologique :
se préparer pour le Ciel (état), s’abandonner librement à la volonté du Père,
notre conversion étant nécessaire pour mériter la Vie éternelle promise ‘en
abondance’ au jour du jugement.
Brillant de mille feux depuis
l’Ascension du Seigneur, l’Assomption de Marie, le Ciel veut aussi glaner une
nuance sur la palette des âmes choisies : leur libre participation à
l’Oeuvre de la Rédemption, leur FIAT.


Infaillibilité pontificale, pierre fondamentale
, ’’la maison du pardon et de la paix’’
« (8
sept. 1871)… Il faut que Pie IX sache… je désire très ardemment que
ce soit sa parole maintenant reconnue infaillible qui soit la pierre
fondamentale du sanctuaire que je demande… »
NDAG O41
« (14
février 1873) )… Je
vais maintenant ma fille répondre à une objection qui sera faite par
quelque une de ces âmes dont la foi chancelante et rétrécie repousse avec
dédain tout ce qui a l’apparence du surnaturel… je veux que ce soit la
parole reconnue infaillible de mon Bien aimé Vicaire qui soit la pierre
fondamentale de ce sanctuaire. Mais dis bien qu’en exigeant cela de mon
serviteur je ne prétends pas autre chose que de faire donner à ma divine Mère
une réparation proportionnée aux outrages qui lui ont été faits par l’oubli,
l’indifférence le mépris même avec lesquels on a répondu et on répond encore
aux maternelles avances de sa tendresse. Je demande que l’on reconnaisse être
véritable l’excessive bonté qui l’a portée à descendre du Ciel sur la Terre
pour venir au secours de ses enfants, qu’on lui élève un nouveau sanctuaire et
qu’on lui donne un titre de plus. »
NDAG 050/ 051
« (12
juin 1874) Le St Sacrement étant exposé, je vis la Sainte Hostie qui prit la
forme d’une Croix lumineuse, et, après quelques courts instants, je vis Notre
seigneur qui était très grand… il donna trois fois sa bénédiction… il était
dans une nuée d’étoiles qui l’environnaient… je voyais toujours la Croix qui
était éclatante de lumière. Le vêtement de Notre Seigneur était d’un blanc
éblouissant qui ruisselait de rayons de feu lesquels sortaient de son Sacré
Coeur qui me paraissait plus enflammé que jamais… Il paraissait d’une tendresse
toute spéciale. Je voyais aussi qu’il recevait avec complaisance tout ce qui
était fait pour l’avancement de son Oeuvre et qu’il récompensait tout coeur qui
lui venait en aide pour l’accomplir en lui donnant un plus facile accès dans
son divin Coeur qui semblait s’engager à ne leur rien refuser. Les plaies de
ses mains et de ses pieds étaient éclatantes. Notre Seigneur avait aussi une
grosse couronne d’épines sur la tête qui répandait une douce lumière. Il avait
un manteau d’or qui était posé sur son épaule gauche et revenait un peu de
l’autre côté sur le bras droit… Notre Seigneur me dit avec une bonté
incomparable :
__ … Je suis Dieu ; Je suis
le Verbe de Dieu et Je suis enfin l’Esprit de Dieu qui souffle où je veux. J’ai
été renfermé en moi même pendant une éternité ; je suffisais à mon bonheur
puisque je suis la beauté, la bonté souveraine et que mon essence est d’être
infiniment parfait. Néanmoins j’ai voulu me répandre et de là est sortie la
création de toutes choses qui en venant de moi étaient très bonnes. Mais le
péché en révoltant l’homme contre ma divine Sainteté a répandu la
corruption sur mes ouvrages et leurs perfections premières ont été bien
amoindries mais non entièrement détruites. Il faut donc que je répare
incessamment les dommages du péché et que je continue sur l’homme l’Oeuvre de
rédemption que j’ai commencée au Calvaire et qui ne doit finir qu’avec le
monde. Le péché me ravit des âmes à tout instant ; mais comme un roi
puissant et magnanime qui voit son ennemi s’emparer de ses plus belles villes,
je vois aussi Satan m’enlever le prix de mon sang. Je n’abandonne cependant
point les âmes dont il prend possession. Ne pouvant y habiter par la grâce
habituelle et sanctifiante, je me tiens autour de ces âmes où règne mon
adversaire ; j’examine par quelle voie je pourrai leur faire entendre
promesse de pardon ; je leur accorde abondamment mes grâces actuelles, et
si elles persistent, ce n’est que par l’opiniâtreté persévérante de leur
mauvaise volonté. Je veux donner en ces jours à ce peuple qui m’a tant offensé
et qui implore mon pardon, un moyen de retour à mon Cœur qui lui portera la
confiance d’en être accueilli favorablement ; et c’est le renouvellement
de la dévotion au Coeur souffrant de ma Mère Immaculée.
Notre
Seigneur s’arrêta un court moment, puis se tournant un peu vers Mgr de Toulouse
qui était à sa droite et qui tenait toujours le Cœur de la Sainte Vierge dans ses mains, il lui
dit :
__Oui, mon fils, je veux avoir le
souvenir des douleurs de mon Auguste Mère réimprimé dans le cœur de mes
enfants, la Passion que j’ai endurée pour eux. Ce souvenir est effacé presque
partout et on ne pense à mes tourments que d’une manière vague qui ne saurait
porter le repentir dans les âmes… Donnez à votre Sauveur l’asile qu’il vous
demande pour le repos de son infini miséricorde, et alors mon sanctuaire sera
appelé la maison du pardon et de la paix. Je vous montrerais ensuite
prodiges sur prodiges parce que vous aurez glorifié mon Immaculée Mère.
Sachez que j’ai eu infiniment pour
agréable les ardents désirs de mon serviteur pour m’édifier un temple dans
l’ancienne loi, et la volonté déterminée qu’il avait de me donner cette demeure
a été devant moi la construction réelle de ce temple, mais pour vous, je n’ai
point assez de votre bonne volonté, il faut que vous me donniez aussi l’acte
que je ne demande point à un autre…
Brisez au plus tôt les liens que
Satan a placés pour entraver mon Oeuvre, car, il voudrait, de toute la fureur
de sa haine anéantir cette Oeuvre qu’il sait être infiniment cher à mon divin
Coeur. Je vous défendrai contre la malice de Satan et contre la perversité des
hommes et nul ne pourra vous causer aucun mal, parce que je veux être votre
défense. » NDAG 248 /254
« … venez et dites au prélat, de
ma part, que je lui donnerai les prodiges qu’il souhaite pour affermir sa foi
et de plus grands encore, aussitôt qu’il aura commencé ou laissé commencer les
fondements de mon sanctuaire. » NDAG
386 (Cf. __Sanctuaire de Notre Dame des
Sept Douleurs)
(Félicie disait avec prudence en 1878 :) « Je
ne sais pas ce qu’a pensé Pie IX de ces communications : ce que je sais
c’est que la Mère Générale (une des envoyées de Félicie) a
été très bien accueillie par Sa Sainteté et qu’elle reçut du Saint Père la
promesse que l’Archevêque de Toulouse serait invité à laisser construire une
chapelle à la Sainte Vierge au bois de l’apparition. Le Pape dit à la
Mère : Si vous êtes autorisé à bâtir une chapelle à Arnaud-Guilhem il ne
faut pas vous persuader que par cette permission le Saint Siège entende
déclarer que les apparitions dont vous me parlez sont réellement divines et que
nous approuvons tout ce qu’elles contiennent. Cela demanderait du temps, de
longue études. Nous verrons plus tard s’il y a lieu de s’en occuper. Mais il
n’y a aucun inconvénient à ce que vous bâtissiez une chapelle où vous voudrez
et qu’on aille y prier la Très Sainte Vierge. Il est très sûr que le Pape a
parlé dans ce sens… l’Archevêque de Toulouse pas plus que le Souverain Pontife
n’est obligé de se prononcer actuellement sur la divinité des apparitions. Il
me semble donc qu’il pourrait nous traiter comme il traite toute personne qui
veut faire construire un oratoire, une chapelle quelconque… puiser dans sa
bourse et de commander les ouvriers. Le Bon Dieu ne lui demande pas cela ;
ce qu’il exige de lui c’est seulement de ne pas s’opposer à ce que d’autres
élèvent au bois de l’apparition à Arnaud-Guilhem une chapelle de dévotion
dédiée à Notre Dame de Douleurs, voilà la vérité… En supposant que la
commission nommée par l’ordinaire doive approuver la vérité des apparitions
avant que le culte soit autorisé, il me semble que cela ne veut pas dire que
cette approbation doive précéder les premiers commencements de la construction
du sanctuaire. Or le Bon Dieu a promis de donner des signes de sa puissance et
de sa bonté aussitôt qu’on aura jeté le fondement de l’édifice. »
NDAG B032/ 036 (Prologue)
Comme Sainte Anne et Saint
Joachim*, il nous faut beaucoup prier pour que soit obtenue un
jour de Dieu, la grâce de passer l’obstacle plus que centenaire ; alors
l’offrande, l’intention de bâtir un sanctuaire à Notre Dame se doublera de
l’acte, la construction attendue, naturelle.
* Comme Anne d’Autriche et Louis
XIII : Cf. __Gravure de la Vierge
Miraculeuse, note (1)

Faire la volonté du Père ’’sur la Terre comme au
Ciel’’ . Avec l’aide de l’invincible capitaine.
Ces croisés pourraient être ’’les trois autres’’.
Cf. Rappel des Evènements (voir aussi plus haut)