ET TRINITE DE PERSONNES
20 juin 1875. Notre Seigneur me dit :
<< Ma
fille, je suis la voie, la vérité et la vie. Quiconque me suit ne marche pas dans
les ténèbres. En Dieu, il y a unité d’essence et Trinité de personnes.
C’est ma divinité qui te fait entendre
ces paroles. Je suis la sagesse du Père ; elle est également la sagesse du
Fils et la sagesse de l’Esprit Saint. Comme Dieu, une seule et même nature
habite dans le Père, dans le Fils, et dans le Esprit Saint ; et quoique
leur personnalité soit distincte, leur essence est la même, et les perfections*
de l’une sont également aux deux autres. >>
Cathédrale de Vannes Chapelle des Sacrés Cœurs INTIMI
SENSUS UTRIUSQUE CORDIS AD DEUM, AD INVICEM ET AD NOS « Du
plus profond de l’un et l’autre Cœurs vers
Dieu, vers la Victoire** et vers nous » Nous, les 7 Eglises
d’Asie : Ephèse Smyrne
Pergame

NDAG 381
![Zone de Texte: * Leurs fruits pour l’Eglise sont les Œuvres des Sacrés Cœurs, la messe, commémoration non sanglante du sacrifice du Christ : « La sainte messe nous place ainsi devant les mystères essentiels de la foi, car elle est le don de la Trinité à l'Église. On comprend ainsi que la messe soit le centre et la racine de la vie spirituelle du chrétien. Elle est la fin de tous les sacrements. À la messe, s'achemine vers sa plénitude la vie de la grâce que le baptême a déposée en nous et qui grandit fortifiée par la confirmation » …
« (La messe) est une action divine, trinitaire, pas humaine. Le prêtre qui célèbre sert le dessein du Seigneur, en lui prêtant sa voix et son corps ; il n'agit pas à titre personnel, mais in persona et in nomine Christi, en la personne et au nom du Christ » …
« L'amour de la Trinité pour les hommes fait que, de la présence du Christ dans l'Eucharistie, naissent pour l'Église et pour l'humanité toutes les grâces. C'est le sacrifice qu'avait prophétisé Mala- chie … C'est le sacrifice du Christ offert
au Père avec la coopération du Saint Esprit : oblation d'une valeur infinie, qui éternise en nous la Rédemption, ce que ne pouvaient faire les sacrifices de l'Ancienne Loi » …
« (Dans la sainte messe) la très Sainte Vierge intervient, en quelque sorte, en raison de son union intime avec la Très Sainte Trinité ; et parce qu'elle est mère du Christ, de sa chair, et de son sang : mère de Jésus-Christ, Dieu parfait et Homme parfait. Jésus-Christ conçu dans le sein de Sainte Marie sans l'intervention d'un homme, par la seule vertu du Saint Esprit, possède le sang même de sa mère et c'est ce sang qui est offert en sacrifice rédempteur au Calvaire et à la sainte messe. » Saint Josémaria Escriva de Balaguer, Quand le Christ passe, N°s 86-87 et 89.
« Le sacrifice eucharistique rend présent non seulement le mystère de la passion et de la mort du Sauveur, mais aussi le mystère de la résurrection, dans lequel le sacrifice trouve son couronnement. C'est en tant que vivant et ressuscité que le Christ peut, dans l'Eucharistie, se faire «pain de la vie» (Jn 6, 35. 48), «pain vivant» (Jn 6, 51) » Ecclesia de Eucharistia #14.
« S'il ne convient pas que qui que ce soit s'approche d'une fonction sacrée si ce n'est saintement ; […] (le chrétien) doit diligemment veiller à ne s'en approcher pour le recevoir qu'avec grand respect et sainteté, d'autant plus que nous lisons dans l'Apôtre ces mots pleins de crainte : «Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ» (1 Co 11, 29). C'est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : «Que l'homme s'éprouve lui-même» (1 Co 11, 28). « La coutume de l'Église montre clairement que cette épreuve est nécessaire pour que personne en ayant conscience d'un péché mortel, quelque contrit qu'il s'estime, ne s'approche de la sainte Eucharistie sans une confession sacramentelle préalable» Concile de Trente, ses. XIII: Décret sur le Sacrement de l’Eucharistie, ch. 7 (Dz 1646-1647)
NOTRE DAME DE L’EUCHARISTIE](./Colonne%20a%20droite%20%203_fichiers/image006.gif)
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C’est ainsi que toute mon Eglise sera dans l’allégresse… >>
NDAG 330
** Cet Amour de la Trinité accompagne St
Pierre, les Sept Eglises « Ad
Invicem » vers la Victoire sur le mal, dispensant toutes grâces
pour nous rendre dignes du festin des noces de l’Agneau, l’Emmanuel. En chemin
nous solliciterons son secours :

De sa main gauche, il tend les
clés du Royaume à Pierre, de sa main droite, il fait le signe de la bénédiction
Trinitaire, montrant le nuage
divin. Par trois fois Pierre est invité par Jésus à confirmer son amour au Seigneur.
C’est sur la base de cet amour confessé et vécu par Pierre que Jésus lui
confie la tâche pastorale de son troupeau. Sa main gauche tient un bâton
de berger, mettant en valeur son rôle de pasteur. www.diocese-poitiers.com.fr/kt/les%20cles.html
Eglise St Médard de Thouars
Ainsi
trois fois, après l’effusion du Paraclet qui affermit les Apôtres, Pierre
renouvelle son offrande au Christ ressuscité [et nous pourrions penser _ aux
trois Personnes de la Trinité] :
« oui Seigneur tu sais que
je t’aime. » Jésus lui dit
« pais mes brebis » … « et lui (St Jean)
Seigneur ? » Jésus lui répond : « S’il me plaît qu’il
demeure jusqu’à ce que je vienne ? (à la Parousie) Jean 21 17/18. Ce Jean préféré, aimait aussi le Seigneur
et Marie, ‘Fils voici ta Mère’ . Par Marie…
L’offrande, confiance dans
l’Amour Miséricordieux, passe par la main divine et virginale. Comme Pierre,
éprouvé sur les eaux dans la nuit et ressaisi de la main par Jésus [Math. 14,
30 31], Félicie Cavé fut éprouvée dans sa foi le soir venu :
« ...nous voulions nous en
aller, parce qu'il était déjà tard … Elle m'appela par mon nom et me dit : "Félicie, viens m'aider à passer le ruisseau." Je
m'avançais un peu, mais je reculais bientôt. Elle m'appela une seconde fois.
J'étais attirée vers elle, mais la crainte me reprit et je n'osai pas. Enfin la
troisième fois elle me dit: " Félicie,
viens m'aider à passer le ruisseau j'ai peur que le temps me manque." Je m'avançais alors jusqu'auprès d'elle, je lui
tendis la main et comme elle allait me la prendre, je la retirai bien vite ; je
sentais la peur me revenir. A ce moment elle
leva la main droite comme pour me bénir et me dit : " Enfant, ce sera moi qui un jour te donnerai la main pour que le loup
infernal ne te dévore pas"
[NDAG 005 /006]».
Par trois fois éprouvée, comme Pierre
apeuré qui relâchait prise lors de la Passion : « cette nuit même
avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » [Marc 14
30 31]
« vers Dieu, vers la Victoire et
vers nous » ‘‘Chant de triomphe de l’Eglise persécutée, l’Apocalypse est la grande
épopée de l’espérance chrétienne. Dieu est avec son peuple nouveau qu’il s’est
uni en la personne de son Fils Emmanuel (Dieu avec nous) : « Voici que je suis avec vous pour
toujours jusqu’à la fin du monde »
Mathieu 28 20’’ [Bible de
Jérusalem P 1619/ 20].
« C’est moi Jean, qui voyait et
entendait tout cela… » ’’Je suis
l’Alpha et l’Omega le Premier et le
Dernier, le Principe et la Fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils
pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité par les portes…
Le garant de ces révélations l’affirme : Oui mon retour est proche’’ [Apocalypse 22 8/ 20]. Félicie garante
du message d’Arnaud Guilhem, témoigne en quelque sorte d’une Apocalypse (grec
‘apocaluptein’ signifie "retirer le voile") au sens propre, « Car
c’est l’abandon filial de mon épouse et son ferme espoir qui ont percé en ce jour le mystérieux voile de mon
Eucharistie et sont venus blesser ma tendresse, pour m’obliger à faire
disparaître les apparences où je me cache et te montrer la réalité
» [NDAG 177 /179] et au figuré
voyant, lors d’extases, les bouleversements à venir et enfin l’allégresse des 7
Eglises, toute l’Eglise, Epouse, Humanité rachetée, nourrie de l’intime des
Sacrés Cœurs : «O ! Jésus, O ! Marie Triomphez !»
Illettrée à 8 ans,
Françoise Bernadet vit les peines temporelles du Pape, la fin des temps mais,
joyeuse elle ajoutait, battant des mains «Que tu es belle Eglise de mon Dieu!»
[Cf. f°3, livre Ch. Bisaro, p. 21-24]
Notons que nombre d’églises primitives de
la région sont dédiées à St Pierre (Collégiale de St Pierre St Gaudens). La
ville de St Gaudens s’appelait Le Mas St Pierre. St Jean était honoré par ses chevaliers des commanderies,
hôpitaux voisins de Montsaunès, St Gaudens, Boudrac : La prise de Saragosse
(1118), le désastre de Fraga (1134), les fortifications des sarrasins sur les
marches du Couserans avaient conduit les hospitaliers de St Jean de Jérusalem,
le Temple à épauler la résistance des Comminges des Aure : "Montsaunès était, par sa situation et
par ses biens, la plus importante du versant français des Pyrénées… la route
des pèlerins, des marchands et des armées passait par ses portes" (Ch. Higounet, Revue du Comminges, 1952).
[l’une des plus anciennes : vers 1142]